Un morceau de la navette spatiale Challenger retrouvé au fond de la mer

Cette photo fournie par la chaîne History Channel le 10 novembre 2022 montre l'explorateur sous-marin et biologiste marin Mike Barnette et le plongeur sur épave Jimmy Gadomski explorant un segment de 20 pieds de la navette spatiale Challenger de 1986 découvert dans les eaux au large de la Floride pendant le tournage de la nouvelle série "Le Triangle des Bermudes : Into Cursed Waters". (AFP).
Cette photo fournie par la chaîne History Channel le 10 novembre 2022 montre l'explorateur sous-marin et biologiste marin Mike Barnette et le plongeur sur épave Jimmy Gadomski explorant un segment de 20 pieds de la navette spatiale Challenger de 1986 découvert dans les eaux au large de la Floride pendant le tournage de la nouvelle série "Le Triangle des Bermudes : Into Cursed Waters". (AFP).
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Publié le Vendredi 11 novembre 2022

Un morceau de la navette spatiale Challenger retrouvé au fond de la mer

  • Sur des images filmant leur découverte, faite au printemps 2022, deux plongeurs entourés de poissons font apparaître, de sous le sable, les emblématiques tuiles de protection thermique de la navette
  • Ces petits carrés noirs recouvraient tout le dessous du vaisseau, afin de lui permettre de résister à une infernale chaleur lors de son retour dans l'atmosphère

WASHINGTON : Des plongeurs cherchant à retrouver les restes d'un avion disparu dans le triangle des Bermudes ont à la place découvert, au fond de la mer, un vaisseau d'un tout autre genre: une partie de la navette spatiale Challenger.

En 1986, cette navette avait explosé quelques dizaines de secondes après son décollage en Floride, causant la mort des sept membres d'équipage, dont l'institutrice Christa McAuliffe.

Le segment, remarquablement conservé au fond de l'Atlantique, est l'un des plus grands morceaux retrouvés après cette tragédie ayant marqué l'histoire spatiale, a confirmé la Nasa jeudi.

Sur des images filmant leur découverte, faite au printemps 2022, deux plongeurs entourés de poissons font apparaître, de sous le sable, les emblématiques tuiles de protection thermique de la navette. Ces petits carrés noirs recouvraient tout le dessous du vaisseau, afin de lui permettre de résister à une infernale chaleur lors de son retour dans l'atmosphère.

L'un des deux plongeurs, Mike Barnette, a raconté à l'AFP avoir vécu de véritables "montagnes russes émotionnelles" en réalisant ce qu'il était alors en train de toucher.

"Quand on l'a trouvée, c'était beaucoup d'émotions différentes", s'est remémoré ce biologiste marin, dont le loisir est d'explorer des épaves au fond des eaux. "Je suis habitué à plonger autour d'épaves vieilles de dizaines, voire de centaines d'années, mais pas d'un bout du programme spatial!"

"Rapidement, j'ai réalisé que c'était quelque chose que j'avais vécu. Quand (l'accident) s'est produit, je me rappelle exactement où j'étais, à le regarder en direct à la télévision", a-t-il expliqué.

Après sa plongée, il montre les images tournées à un ami astronaute, qui le conforte dans sa découverte. Puis, quelques mois plus tard, la Nasa confirme qu'il s'agit bien de la navette Challenger.

"Ils étaient stupéfaits de la taille du morceau", raconte-t-il.

En partie enterré

La partie apparente fait environ 4,5 mètres sur 4,5. Mais le morceau s'étend sous le sable, enterré, et on ne connaît donc pour le moment pas sa taille totale.

Une chose est sûre, "c'est l'un des plus grands jamais retrouvés", a déclaré à l'AFP Mike Ciannilli, employé de la Nasa depuis plus de 25 ans, pour l'essentiel sur le programme de la navette spatiale. Six navettes ont été construites en tout, dont une n'ayant jamais été dans l'espace.

Il s'agit sans aucun doute du dessous de Challenger, a expliqué M. Ciannilli, mais difficile de savoir quelle partie du vaisseau exactement.

Selon lui, l'analyse de ce morceau n'apportera a priori rien de nouveau à l'enquête sur l'accident lui-même, dont il "n'oubliera jamais" la vue, lorsqu'il était tout jeune. Les causes de la tragédie ont en effet déjà été bien établies (des joints avaient gelé durant la nuit précédente). Observer la façon dont les matériaux ont vieilli pourrait malgré tout être intéressant.

Mais surtout, souligne-t-il, le souvenir de Challenger doit aider à raviver les "leçons tirées de cette mission".

Après l'accident, le 28 janvier 1986, de vastes opérations avaient été menées pour retrouver des morceaux du vaisseau. Dix ans plus tard, deux nouveaux avaient resurgi sur une plage, après une tempête. Il s'agissait des derniers retrouvés jusqu'ici.

Seul un morceau est exposé dans un mémorial ouvert au public au centre spatial Kennedy, en Floride, et les autres sont conservés non loin de là.

«Honorer leur mémoire»

Au printemps dernier, les deux plongeurs étaient en réalité à la recherche d'un avion datant de la Seconde Guerre mondiale, pour un documentaire sur les disparitions dans le triangle des Bermudes.

Le premier épisode, qui sera diffusé sur la chaîne History Channel le 22 novembre, aura finalement un vaisseau spatial pour vedette.

"C'est ce que j'aime avec ces aventures, vous allez chercher quelque chose et vous tombez sur un mystère complètement différent", a dit Mike Barnette.

Il a expliqué choisir les sites explorés grâce aux informations des pêcheurs, qui devinent où se trouvent les épaves au fond de l'eau car celles-ci attirent les poissons. Le site en question se trouve légèrement à l'ouest du triangle des Bermudes, et non en son sein, mais il était sur le trajet de vol de l'avion recherché.

Le lieu exact de la découverte n'a pas été révélé pour ne pas attirer les curieux, mais se trouve juste au large de la côte.

Selon l'explorateur, il serait "très facile" pour la Nasa d'extraire le morceau de l'eau, mais un tel geste pourrait aussi "rouvrir des plaies".

Des discussions sont en cours, a précisé Mike Ciannilli, mais "quoique nous fassions, notre objectif premier est de nous assurer que nous honorons la mémoire et l'héritage de l'équipage, et leurs familles".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".