Le site de voyages Hihome vise à offrir aux touristes l’authentique expérience culturelle saoudienne

La philosophie sous-jacente à ce service repose sur le principe de l’investissement dans le peuple saoudien et ses foyers (Photo, Fournie).
La philosophie sous-jacente à ce service repose sur le principe de l’investissement dans le peuple saoudien et ses foyers (Photo, Fournie).
Créée en 2019, Hihome, une plate-forme électronique, comble le fossé entre les touristes et les locaux (Photo, Fournie).
Créée en 2019, Hihome, une plate-forme électronique, comble le fossé entre les touristes et les locaux (Photo, Fournie).
Créée en 2019, Hihome, une plate-forme électronique, comble le fossé entre les touristes et les locaux (Photo, Fournie).
Créée en 2019, Hihome, une plate-forme électronique, comble le fossé entre les touristes et les locaux (Photo, Fournie).
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Publié le Dimanche 20 novembre 2022

Le site de voyages Hihome vise à offrir aux touristes l’authentique expérience culturelle saoudienne

  • Hihome, une plate-forme en ligne créée en 2019, vise à rendre cette expérience possible pour les visiteurs de l’Arabie saoudite
  • En plus de fournir un hébergement, les hôtes peuvent également proposer à leurs invités des activités traditionnelles

LA MECQUE: Quoi de mieux pour les touristes que de passer du temps avec les habitants du pays qu’ils visitent, idéalement chez eux, pour découvrir la culture véritable du pays en participant à leurs activités quotidiennes traditionnelles.

Hihome, une plate-forme en ligne créée en 2019, vise à rendre cette expérience possible pour les visiteurs de l’Arabie saoudite, en comblant le fossé entre les touristes et les locaux. En plus de fournir un hébergement, les hôtes peuvent également proposer à leurs invités des activités traditionnelles pour qu’ils découvrent et s’immergent personnellement dans la culture locale et le patrimoine. 

Ces activités peuvent inclure la préparation du café saoudien traditionnel, la confection de l’une des recettes familiales spéciales de l’hôte, des cours d’artisanat, la cueillette de fruits dans une ferme, ou simplement le fait de passer du temps ensemble à écouter les histoires de l’hôte autour de la vie dans le Royaume.

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Créée en 2019, Hihome, une plate-forme électronique, comble le fossé entre les touristes et les locaux, en s’immergeant dans l’expérience saoudienne authentique et visitant les foyers des habitants des différentes régions du Royaume (Photo, Fournie).

Noura al-Saadoun, fondatrice et directrice générale de Hihome, a déclaré à Arab News que la philosophie sous-jacente à ce service repose sur le principe de l’investissement dans le peuple saoudien et ses foyers, parce qu’ils offrent un excellent point d’entrée aux visiteurs qui souhaitent découvrir la culture du pays et de la région, et nouer des liens avec les locaux.

Elle a indiqué que l’idée lui est venue après avoir visité plusieurs pays étrangers disposant de plates-formes similaires et constaté que les expériences qu’elles proposent laissent une bonne impression aux voyageurs. Donc quand le Royaume a annoncé en 2019 qu’il offrait des visas touristiques pour la première fois, Al-Saadoun a réalisé c’était l’occasion idéale de lancer un service qui pourrait introduire les visiteurs à la beauté et la diversité du Royaume, en leur offrant une expérience saoudienne authentique chez une famille locale.

Elle a précisé que plus de 500 invités et hôtes sont actuellement inscrits sur la plate-forme, et plus de 80 expériences enregistrées ont généré des «commentaires merveilleux» de la part des invités.

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Créée en 2019, Hihome, une plate-forme électronique, comble le fossé entre les touristes et les locaux, en s’immergeant dans l’expérience saoudienne authentique et visitant les foyers des habitants des différentes régions du Royaume (Photo, Fournie).

«Les messages qu’ils nous envoient confirment cela. Ils comportent leurs photos et opinions sur l’expérience, et nous sommes fiers de publier ces retours sur notre site pour montrer à quel point nous sommes heureux de les accueillir dans l’une de nos expériences Hihome», a ajouté Al-Saadoun.

Dans cet avis, Stefaniic, une touriste allemande, a écrit: «Je croyais avoir fait le tour du monde et avoir été partout, mais je n’avais pas visité l’Arabie saoudite. C’est la première maison familiale que je visite dans ce pays, et pour tout vous dire… j’adore. Les gens sont tellement amicaux,  tellement gentils. Ils sont si généreux. Vous devez venir ici.»

Une autre utilisatrice de Hihome, Mia, originaire de Chine, a décrit son expérience en disant: «Des jours mémorables qui resteront dans ma mémoire.» Elle a ajouté que visiter une maison de Riyad, découvrir toutes ses décorations, son design et ses espaces ouverts et parler aux personnes amicales qui s’y trouvent était une expérience très intéressante.

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Créée en 2019, Hihome, une plate-forme électronique, comble le fossé entre les touristes et les locaux, en s’immergeant dans l’expérience saoudienne authentique et visitant les foyers des habitants des différentes régions du Royaume (Photo, Fournie).

«Le plus beau, c’est que la communication entre les hôtes et les invités ne s’arrête pas à l’expérience… au contraire, des amitiés se nouent entre eux, grâce auxquelles des échanges de connaissances sur des cultures différentes ont lieu entre les deux parties», a-t-elle ajouté.

Le processus d’inscription est simple, a expliqué Al-Saadoun. Les hôtes créent simplement une annonce sur le site de Hihome, comprenant une description et des photos de l’expérience et de l’espace, ainsi que le prix. 

L’équipe du site passe en revue les annonces et suggère les modifications nécessaires, l’annonce est ensuite mise en ligne. Le site offre également un soutien aux hôtes et des conseils pour les aider à développer et commercialiser leurs expériences.

«Nous avons eu l’honneur d’accueillir des personnes de plusieurs pays, notamment l’Allemagne, le Japon, les États-Unis, l’Arabie saoudite, le Mexique, l’Inde, l’Égypte, l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada, l’Ukraine, l’Écosse, Singapour et le Brésil, entre autres», a révéle Al-Saadoun. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.