Grèce: 500 migrants sauvés en mer, Athènes appelle à la «solidarité» européenne

Des migrants s'apprêtent à monter à bord du navire Ocean Viking naviguant dans les eaux internationales au large de la Libye en mer Méditerranée, après avoir été secourus par l'organisation maritime-humanitaire européenne "SOS Méditerranée" le 25 octobre 2022. Photo d'illustration. (AFP).
Des migrants s'apprêtent à monter à bord du navire Ocean Viking naviguant dans les eaux internationales au large de la Libye en mer Méditerranée, après avoir été secourus par l'organisation maritime-humanitaire européenne "SOS Méditerranée" le 25 octobre 2022. Photo d'illustration. (AFP).
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Publié le Mardi 22 novembre 2022

Grèce: 500 migrants sauvés en mer, Athènes appelle à la «solidarité» européenne

  • Le ministre des Migrations et de l'Asile, Notis Mitarachi, évoquait «environ 500» personnes à bord de cette embarcation en très mauvais état et surchargée
  • Les Vingt-Sept, qui s'affrontent sur le dossier migratoire, doivent se réunir le 25 novembre sur cette épineuse question après la crise franco-italienne sur l'accueil d'un autre bateau de migrants, l'Ocean Viking

PALEOCHORA: Environ 500 migrants ont été secourus en mer au large de la Crète, poussant Athènes à lancer un appel à la "solidarité" européenne pour leur prise en charge.

Ces personnes "ont été débarquées, nous sommes toujours en train de les compter", a indiqué à l'AFP une porte-parole des garde-côtes grecs. Le ministre des Migrations et de l'Asile, Notis Mitarachi, évoquait "environ 500" personnes à bord de cette embarcation en très mauvais état et surchargée.

Athènes a immédiatement demandé à la Commission européenne "d'activer les relocalisations dans les autres Etats membres au nom de la solidarité européenne", selon un tweet de Notis Mitarakis.

Les Vingt-Sept, qui s'affrontent sur le dossier migratoire, doivent se réunir le 25 novembre sur cette épineuse question après la crise franco-italienne sur l'accueil d'un autre bateau de migrants, l'Ocean Viking.

Ce nouveau bateau, qui avait envoyé un signal de détresse dans la nuit de lundi à mardi, a pu être tracté par un bateau de pêche jusqu'au port de Paleochora (ou Palaiochora), dans le sud-ouest de la Crète.

Vétuste et rouillé 

Aucune information officielle n'était disponible jusqu'ici concernant la nationalité des personnes secourues.

Selon la chaîne publique grecque ERT, elles viennent de Syrie et d'Egypte et comptent une centaine d'enfants, qui ont été débarqués en premier.

Les photos prises au moment où l'embarcation accostait sur le quai de ce petit port de pêcheurs montraient essentiellement des hommes sur le pont d'un bateau d'une vingtaine de mètres de longueur, manifestement très vétuste et rouillé.

Les garde-côtes avaient été alertés peu après minuit alors que des vents violents soufflaient sur cette zone à l'extrême sud-ouest de la Crète, la plus grande île de Grèce.

Deux cargos, un pétrolier et deux bateaux de pêche italiens se trouvaient à proximité pour porter assistance, avaient-ils précisé.

La question migratoire est une pomme de discorde entre les Vingt-Sept. Ils sont divisés sur les mécanismes de solidarité à mettre en place pour soulager les pays en première ligne dans l'accueil de migrants, notamment en Méditerranée.

Les pays d'Europe centrale sont hostiles à toute relocalisation des migrants sur leur territoire, alors que le règlement Dublin confie l'examen d'une demande d'asile au pays par lequel le candidat est entré dans l'UE.

L'Italie avait récemment refusé d'accueillir le navire Ocean Viking avec 230 migrants à son bord, déclenchant une crise diplomatique avec la France qui a finalement accepté que les naufragés débarquent sur son territoire.

« Initiatives européennes » 

Paris a ensuite réclamé des "initiatives européennes" pour "un meilleur contrôle des frontières extérieures et des mécanismes de solidarité".

Les pays qui géographiquement constituent la "porte d'entrée" des migrants dans l'UE, comme la Grèce, réclament à cor et à cri plus de solidarité européenne.

Athènes a par le passé critiqué ses partenaires au sein de l'UE qui refusent de prendre en charge des migrants.

En raison du renforcement des patrouilles des garde-côtes grecs et de l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex dans l'Est de la mer Égée, les passeurs de migrants empruntent désormais une route plus longue et plus périlleuse au sud de la Crète pour entrer dans l'Union européenne.

"Quatre-vingts pour cent des flux depuis la Turquie vont directement en Italie", avait déclaré la semaine dernière à la chaîne privée Skai TV Notis Mitarachi.

Les drames humains se multiplient en raison des risques pris par les migrants qui montent à bord d'embarcations de fortune sur une mer houleuse voire déchaînée.

Le 11 octobre, au moins trente personnes étaient mortes dans deux naufrages au large des îles de Lesbos et de Cythère.

Début novembre, plus de 21 personnes sont mortes et des dizaines ont été portées disparues dans deux naufrages simultanés au large des îles de Samos et d'Eubée.

Depuis le début de l'année, 360 migrants tentant de rejoindre l'UE se sont noyés en Méditerranée orientale, selon l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM).


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.