Le Brésil se fige pour le Mondial et commence à rêver à son «  hexa  »

Des supporters brésiliens réagissent en regardant la retransmission du match de football du groupe G de la Coupe du monde 2022 entre le Brésil et la Serbie lors du Fan Festival de la FIFA, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 24 novembre 2022. (AFP).
Des supporters brésiliens réagissent en regardant la retransmission du match de football du groupe G de la Coupe du monde 2022 entre le Brésil et la Serbie lors du Fan Festival de la FIFA, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 24 novembre 2022. (AFP).
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Publié le Vendredi 25 novembre 2022

Le Brésil se fige pour le Mondial et commence à rêver à son «  hexa  »

  • Des milliers de supporters se sont massés dans la fan fest de la plage iconique de Copacabana, à Rio de Janeiro, pour exploser au moment des deux buts signés Richarlison aux 62e et 73e minutes
  • Et la blessure de Neymar, la cheville droite gonflée, n'a pas gâché la fête, passant inaperçue

RIO DE JANEIRO : Les Brésiliens ont tout laissé de côté jeudi pour soutenir leur Seleçao, dont la victoire 2-0 contre la Serbie, pour ses débuts dans la Coupe du monde au Qatar, a ravivé les espoirs d'"hexa", ou sixième titre mondial.

Des milliers de supporters se sont massés dans la fan fest de la plage iconique de Copacabana, à Rio de Janeiro, pour exploser au moment des deux buts signés Richarlison aux 62e et 73e minutes.

Et la blessure de Neymar, la cheville droite gonflée, n'a pas gâché la fête, passant inaperçue. Le sélectionneur Tite lui-même ne l'avait pas décelée: "Il a ressenti la douleur mais il a décidé de rester sur le terrain pour aider ses partenaires, et c'est remarquable. Je n'ai pas vu qu'il été blessé, son attitude m'a bluffé, je n'ai rien vu !", a-t-il commenté à l'issue du match à Doha.

A Rio, on avait sorti les bikinis, les maillots floqués Neymar Jr., les petits hauts à paillettes et même des talons vert et jaune... tout rappelait la "Canarinha" dans la foule et parmi les personnes qui, dans les environs, suivaient le match sur les écrans des bars.

Le match a mis du temps à se décanter, puisqu'il a fallu attendre une grosse heure de jeu pour voir l'équipe sud-américaine ouvrir le score. "Il faut être patient, parce que le Mondial, c'est le Mondial", relativise Milton de Souza, 58 ans, en vacances à Rio, en touillant nerveusement sa caïpirinha.

Ce retraité du Pernambouc (nord-est), en polo vert et jaune, pense que le Brésil a "des chances" de remporter le titre cette année, mais sans garantie non plus.

La première période frustrante a laissé place à une seconde mi-temps de liesse et de fête à Copacabana, avec des feux d'artifice et une joie que le travailleur Benildo Ferreira n'a pas pu dissimuler.

"J'étais inquiet, mais le Brésil va arriver en finale et va la gagner", lance cet homme de 51 ans, vêtu du deuxième maillot de la sélection, bleu.

Dans d'autres villes du pays aussi les Brésiliens de tous âges, familles et groupes d'amis, ont rempli les bars pour assister à l'entrée en lice de leur équipe nationale.

Après une longue séquence politique très tendue avec la tenue de l'élection présidentielle en octobre, la "fièvre" du Mondial a commencé à s'imposer, observe Giselle de Freitas, vendeuse ambulante de 41 ans qui propose des frusques à paillettes, des diadèmes et autres accessoires vert et jaune à Copacabana.

"Les gens ont attendu pour acheter au dernier moment, à cause des questions politiques", avance-t-elle à propos de son négoce.

Lula y croit

Le président élu Luiz Inacio Lula da Silva a encouragé les Brésiliens à revêtir "avec fierté" le maillot de la Seleçao, alors que ces dernières années, le chef d'Etat sortant, Jair Bolsonaro, a tout fait pour identifier les couleurs nationales à son courant politique d'extrême droite.

"Le Brésil sera champion parce que ça fait vingt ans que nous ne gagnons plus. La sélection est forte", a dit Lula dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, où il apparaît vêtu du maillot jaune en train de regarder le match avec son épouse, Rosangela da Silva.

Les équipes d'Angleterre, d'Espagne et de France "peuvent nous embêter", "mais je pense que Dieu va nous aider cette fois", a dit l'ex-président (2003-2010) qui s'apprête à retrouver le pouvoir, en janvier.

Pendant ce temps, le centre de Rio est devenu une cité fantôme, les rues désertes. Et les quelques personnes qui s'y trouvent ont le regard tourné vers le Qatar, comme Kaua Suarez, un vendeur de hot dogs et de bière, concentré avec trois clients sur l'écran d'un téléphone portable posé sur son chariot.

"Il fallait que je travaille, alors je me suis débrouillé pour voir le match d'une manière ou d'une autre", explique le jeune homme de 19 ans, qui a prévu de "voir tous les matches, quel que soit l'horaire".

Osvaldo Alves en revanche, portier d'hôtel de 74 ans, se montre détaché. "Je suis en train de travailler, je n'ai pas la patience pour voir le match", dit-il, en costume à la veste rouge vif.

Et de lâcher: "Le pays se fige toujours quand il y a un match. On regarde le foot et pour nous, rien ne change. C'est une maladie du Brésil, le Brésilien est un fanatique de foot".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.