Les Faucons verts quittent la Coupe du monde avec un goût d’inachevé

Les Faucons verts ont été éliminés de la compétition mercredi (Photo, AFP).
Les Faucons verts ont été éliminés de la compétition mercredi (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 01 décembre 2022

Les Faucons verts quittent la Coupe du monde avec un goût d’inachevé

  • Les joueurs et les supporters saoudiens ont montré pourquoi ils manqueront cruellement au tournoi
  • En regardant les fans saoudiens portant des chapeaux mexicains, je me suis rappelé que ce soir, il n'y avait vraiment aucun perdant

DOHA: L'Arabie saoudite quittera cette Coupe du monde en ayant développé une relation ambivalente avec le stade Lusail. C'est dans ce chef-d'œuvre architectural que leur Coupe du monde a pris vie de manière sensationnelle, avec une victoire éclatante sur l'Argentine lors du match d'ouverture, qui restera gravée dans les mémoires.

Après avoir perdu contre la Pologne lors du deuxième match, ils n'ont pas pu enchaîner avec une victoire contre le Mexique lors de la rencontre finale. C'est ainsi qu'au stade Lusail, mercredi, leur campagne a connu une fin quelque peu décevante.

Les supporters saoudiens ont cependant eu l’occasion de montrer pourquoi ils allaient tant nous manquer pendant le reste du tournoi. Malgré la défaite, ils ont fêté dans la bonne humeur l’un des meilleurs parcours en coupe du monde du football saoudien.

En marchant – ou plutôt en courant – vers le stade Lusail avant le match, dans une course effrénée après avoir vu l'Australie entrer dans l'histoire au stade Al-Janoub, laissant à penser qu'il y avait autant de fans à l'extérieur qu'à l'intérieur.

Le boulevard Lusail était plus resplendissant que jamais, avec les drapeaux des nations en compétition flottant au-dessus des têtes, tandis que des dizaines de milliers de supporters se mêlaient à la foule et que le match commençait.

À mon arrivée peu après le coup d'envoi, les cris et les acclamations se faisaient entendre à une certaine distance du stade. Si les supporters saoudiens étaient nombreux et bruyants, les supporters mexicains n'avaient rien à leur envier.

Il y avait tellement de vert à l'intérieur du stade Lusail qu'il était difficile de savoir quelle équipe était la plus soutenue car, une fois de plus, l'atmosphère générée par les deux groupes de supporters était incroyable.

Malgré leur victoire sur l'Argentine et leur impressionnante prestation contre la Pologne, les Faucons verts ont été sous pression pendant la majeure partie de la première mi-temps face à une équipe mexicaine inlassable. Les Mexicains savaient qu'ils devaient marquer plusieurs buts pour avoir une chance de se qualifier pour les huitièmes, et ont joué avec cette intention.

En l'absence d'un grand nombre de titulaires, la victoire n'était pas évidente pour l'équipe d'Hervé Renard. Les Faucons verts ne se sont créé que peu d’occasions. Leurs tacles et les arrêts désespérés du gardien saoudien ont toutefois récolté des salves d’applaudissements.

A la pause, les Saoudiens étaient toujours en vie. Avec un score à 0-0, ils avaient une chance, et avec Salem al-Dawsari, il y a toujours des raisons d'être optimiste.

Le stade Lusail est devenu instantanément un stade emblématique de la Coupe du monde. De sa superbe façade dorée scintillante aux rangées abruptes de sièges dans les tribunes, qui permettent aux quelque 90 000 supporters d'être au cœur de l'action, le stade offrira un cadre incroyable pour la finale qui aura lieu dans un peu plus de deux semaines.

Mais ce soir, le Mexique a fait à l'Arabie saoudite ce que les Saoudiens ont fait à l'Argentine lors de la première journée, en marquant deux buts en quatre minutes dans les dix premières minutes de la deuxième mi-temps, ce qui a mis fin à la rencontre et fait taire les supporters saoudiens, d'habitude très vocaux.

Les cris saoudiens ont laissé place à ceux des supporters mexicains. Tambours battants, chants hurlants, drapeaux agités, les supporters mexicains ont animé le stade Lusail et la fête ne s'est pas arrêtée au coup de sifflet final.

La grande honte pour la suite du tournoi est que ces deux équipes ont été éliminées, car la Coupe du monde a perdu les deux groupes de supporters les plus passionnés, soit ceux du Royaume et ceux du Mexique.

Mais la fête s'est poursuivie sur le boulevard Lusail bien après la fin du match, ce qui nous a rappelé que la Coupe du monde n'est pas seulement une affaire de succès sur le terrain, mais aussi d'expérience, d'atmosphère et d'union du monde.

En regardant les fans saoudiens portant des chapeaux mexicains et les fans du monde entier qui se mêlaient et partageaient l'expérience, je me suis rappelé que ce soir, il n'y avait vraiment aucun perdant.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".