Arabie saoudite: Le Festival international du film de la mer Rouge marque l'histoire du cinéma

Sharon Stone sur le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge (RSIFF) (Photo, Lynn Tehini).
Sharon Stone sur le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge (RSIFF) (Photo, Lynn Tehini).
Sharon Stone sur le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge (RSIFF) (Photo, Lynn Tehini).
Sharon Stone sur le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge (RSIFF) (Photo, Lynn Tehini).
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Publié le Lundi 05 décembre 2022

Arabie saoudite: Le Festival international du film de la mer Rouge marque l'histoire du cinéma

  • Cette année, le festival se déroule à l'hôtel Ritz-Carlton, qui surplombe le pittoresque front de mer de Djeddah
  • Sept longs métrages et 24 courts métrages saoudiens seront projetés

DJEDDAH: Les stars d'Hollywood, de Bollywood et du monde arabe ont foulé le tapis rouge lors de la cérémonie d'ouverture du Festival international du film de la mer Rouge jeudi, marquant le coup d'envoi de dix jours de splendeur et de charme.

L'actrice américaine Sharon Stone, le réalisateur britannique Guy Ritchie, l'icône américaine Oliver Stone, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki et la superstar de Bollywood Chah Roukh Khan ont tous participé à l'événement, tout comme l'icône égyptienne Youssra, le compositeur indien A.R. Rahman et la star bollywoodienne Kajol.

Ils ont été rejoints sur le tapis rouge par l'actrice Priyanka Chopra, l'actrice égyptienne monténégrine Tara Emad, l'actrice saoudienne Mila al-Zahrani et la star égyptienne Salma Abou-Deif, ainsi que par le célèbre créateur libanais Zuhair Murad et la chanteuse libanaise Maya Diab.

Chah Roukh Khan était présent pour recevoir un prix honorifique pour ses contributions à l'industrie cinématographique.

Cette année, le festival se déroule à l'hôtel Ritz-Carlton, qui surplombe le pittoresque front de mer de Djeddah. Cinéastes, acteurs, réalisateurs et la cohorte de professionnels qui font tourner les rouages de l'industrie cinématographique se sont réunis pour une nuit étincelante. 

Mohamed Diab, scénariste égyptien et réalisateur du film «Moon Knight» («Le Chevalier de la Lune») de l'univers cinématographique Marvel, a discuté avec Arab News sur le tapis rouge, de l'importance du festival.

«C'est une lumière au bout du tunnel pour beaucoup de gens. Je crois que pour les jeunes cinéastes, il est important d'avoir quelque chose en dehors de l'aspect commercial de la réalisation d'un film. Si vous êtes saoudien ou égyptien et que vous faites quelque chose de commercial, vous pouvez réussir, mais s'il y a quelque chose d'international ou un projet de passion auquel vous croyez et pour lequel vous ne pouvez pas obtenir de financement facilement, je pense qu'il y a une opportunité pour vous ici.»

Il a également parlé du film «Le Chevalier de la Lune» de 2022, la première histoire arabe de l'univers cinématographique Marvel.

«J'ai vu comment cela a inspiré la jeunesse arabe, alors je veux refaire cela. J'ouvre beaucoup de portes et j'en suis très heureux», a-t-il signalé.

Le réalisateur et acteur saoudien Ibrahim al-Hajjaj, s’est également confié : «Je suis vraiment heureux d'être ici, super excité d'avoir deux films dans cette édition. Je suis enthousiaste et j'espère que les gens vont les aimer», a-t-il indiqué à propos de ses deux œuvres «Sattar» et «Khallat Plus».

Pour sa part, l'actrice indienne Chabana Azmi a partagé son enthousiasme pour le film d'ouverture du festival, «What Has Love Got To Do With It?»

«C'est un grand honneur et je suis très excitée. Je n'avais jamais osé rêver d’un tel jour. C’est pourquoi c’est tellement excitant, et j’espère que les gens aimeront le film autant que nous étions enthousiastes en le tournant», a-t-elle signalé.

«Nous avons de très grands acteurs et réalisateurs et c'est pourquoi j'espère que le cinéma de demain sera universel, englobant, inclusif, nous ne pouvons plus vivre dans le clivage entre l'Ouest et l'Est. Nous devons devenir un village mondial et l'art est le moyen d'y parvenir», a-t-elle ajouté.

Le thème de cette année est «Le film, c'est tout», qui célèbre le cinéma non seulement comme un moyen de divertissement, mais aussi comme un outil qui rapproche les cultures, permet aux jeunes créatifs de s'exprimer et donne aux gens la possibilité de s'épanouir.

Le festival présentera 131 longs et courts métrages issus de 61 pays, en 41 langues, réalisés par des talents établis et émergents. Sept longs métrages et 24 courts métrages saoudiens seront également projetés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".