Dijon: un partenariat avec Le Louvre pour booster le musée des Beaux-Arts

La Ville de Dijon via la direction des musées, a accueilli présidente-directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, pour renouveler le partenariat entre les musées de la Ville de Dijon et le célèbre musée parisien pour les 4 années à venir. (Photo, Twitter, @museesdijon)
La Ville de Dijon via la direction des musées, a accueilli présidente-directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, pour renouveler le partenariat entre les musées de la Ville de Dijon et le célèbre musée parisien pour les 4 années à venir. (Photo, Twitter, @museesdijon)
Short Url
Publié le Jeudi 15 décembre 2022

Dijon: un partenariat avec Le Louvre pour booster le musée des Beaux-Arts

La Ville de Dijon via la direction des musées, a accueilli présidente-directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, pour renouveler le partenariat entre les musées de la Ville de Dijon et le célèbre musée parisien pour les 4 années à venir. (Photo, Twitter, @museesdijon)
  • 35 000 œuvres du Louvre sont déjà en régions, soit autant que les pièces exposées dans ses galeries parisiennes
  • Dijon est «très engagée dans l'art», a-t-elle souligné, qualifiant son Musée des Beaux-Arts (MBA) d'«un des premiers musées de France de par sa collection»

DIJON: Le Louvre a signé, jeudi, une convention de partenariat avec la ville de Dijon qui permettra d'importants prêts d'œuvres à son musée des Beaux-Arts et notamment la tenue d'une "expo-phare" l'an prochain sur l'Asie. 

"Nous avons deux jambes au Louvre: l'international mais aussi le national, avec une politique dans les territoires. C'est très bien illustré par l'existence du Louvre-Lens et du Louvre-Abou Dhabi", a expliqué, lors d'une conférence de presse à Dijon, Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre, premier au monde avec près de dix millions de visiteurs annuels. 

Ainsi, 35 000 œuvres du Louvre sont déjà en régions, soit autant que les pièces exposées dans ses galeries parisiennes. 

Pour renforcer ces prêts d'œuvres, essentiels pour l'organisation d'expositions majeures, Le Louvre "souhaite beaucoup conventionner avec des villes avec lesquelles on a un lien fort", a-t-elle expliqué, citant notamment Rennes ou Le Mans. 

Dijon est "très engagée dans l'art", a-t-elle souligné, qualifiant son Musée des Beaux-Arts (MBA) d'"un des premiers musées de France de par sa collection". 

Concrètement, le partenariat avec Le Louvre va permettre au MBA, fréquenté par plus de 300 000 visiteurs par an, de recevoir en prêt des œuvres magistrales du Louvre (18 au total) qui permettront la tenue de l'exposition "A portée d'Asie" (octobre 2023-janvier 2024). 

Forte de 290 objets, cette "expo-phare" sera consacrée à "la présence des objets asiatiques du XVIIIe siècle aux années 1930 en France et comment cela a transformé le regard des Européens" sur l'Asie, a expliqué la commissaire Catherine Tran-Bourdonneau. 

"Dijon possède déjà un fonds d'art asiatique de 1 200 pièces qui étaient très peu montrées", a-t-elle ajouté pour justifier le choix de la capitale bourguignonne pour cette exposition, qui ne sera présentée qu'à Dijon. 

"Cette expo est l'exemple de ce que la convention avec Le Louvre permet", a expliqué Frédérique Goerig-Hergott, directrice des cinq musées appartenant à la Ville de Dijon, dont les Beaux-Arts. 

Outre "A portée d'Asie", la collaboration favorisera l'organisation d'une exposition, en 2024, sur la peinture germanique au XVe siècle, dont les Beaux-Arts ont un grand nombre d'exemples, et, en 2026, d'une autre sur la sculpture bourguignonne. 

Le partenariat avec le musée parisien "va nous permettre de relancer les musées de Dijon après la chute de la fréquentation due au Covid", a souligné le maire PS de Dijon, François Rebsamen. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".