Nuit de la poésie à l'IMA pour célébrer le dialogue et le partage

Le bâtiment de l’Institut du Monde Arabe, à Paris (Photo, AFP).
Le bâtiment de l’Institut du Monde Arabe, à Paris (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 17 novembre 2020

Nuit de la poésie à l'IMA pour célébrer le dialogue et le partage

  • Placée sous le signe du dialogue et du partage, la Nuit de la poésie permettra le tissage de liens entre les cultures française et arabe
  • Nuits de la poésie et couvre-feux poétiques seront programmés les samedis 14, 21 et 28 novembre et 5 et 12 décembre prochain, de 22 heures à minuit

PARIS: L’Institut du monde arabe (IMA), en partenariat avec les Instituts français et les Alliances françaises dans diverses villes arabes, du Maghreb et du Moyen-Orient, coorganisent, du 14 novembre au 12 décembre, la Nuit de la poésie, une édition 100 % digitale, qui célèbre les poésies française et arabe sous le signe du dialogue et du partage.

Faire résonner la poésie contre la violence

Créée en 2016 par l’Institut du monde arabe, un an après les attentats terroristes commis à Paris, la Nuit de la poésie est un événement unique qui attire, de plus en plus, les amoureux de l’art poétique et de la prose. «On a eu envie de créer un événement de poésie comme réponse à cette barbarie», explique Marie Descourtieux, directrice des actions culturelles de l’IMA dans un entretien accordé au magazine français Télérama.

Mis en place en partenariat avec la Maison de la poésie dans le cadre du Festival Paris en toutes lettres, les artistes qui participent à cet événement feront résonner la poésie, et la musique et la danse apaiseront les âmes. Car, comme le mentionne le communiqué de l’Institut du monde arabe: «La parole est plus forte que la violence.»

Connexion et partage entre les cultures

Placée sous le signe du dialogue et du partage, la Nuit de la poésie permettra le tissage de liens entre les cultures française et arabe, grâce au partenariat mis en place entre l’Institut du monde arabe et les Instituts français d’Alger, Tunis, Abu Dhabi, Rabat, Beyrouth et Bagdad, et les Alliances française de Bahreïn, de Djeddah et de Riyad. La Nuit de la poésie est un événement unique qui fera vibrer les villes du monde arabe.

En effet, en raison du contexte exceptionnel, dû à la pandémie de Covid-19, l’édition 2020 a été adaptée. Elle se déroulera en version virtuelle. À l’agenda: nuits de la poésie et couvre-feux poétiques seront programmés les samedis 14, 21 et 28 novembre et 5 et 12 décembre prochain, de 22 heures à minuit. Selon les organisateurs, Abdellatif Laâbi, Breyten Breytenbach, Mahmoud Darwich, Charif Majdalani, Fadhil al Azzawi, Dima Kaakeh, Marc Alexandre Oho Bambe et Bakary Sow dit «B40» figurent parmi les poètes et écrivains qui seront programmés à cette occasion.

«Je suis ravie que cet événement soit maintenu malgré le contexte du confinement», nous confie Soraya, une Franco-Algérienne, fidèle des rencontres organisées par l’Institut du monde arabe à Paris. «Nous ne pourrons pas être là physiquement, mais nous pourrons suivre, chaque samedi, ces soirées qui seront consacrées à l’art et à la poésie depuis notre canapé», explique-t-elle.

L'affiche de l'évènement (Photo, fournie).

#LImaALaMaison

Les musiciens et danseurs – Mohanad Aljaramani, Kamilya Jubran, Sarah Baya, M'hamed El Menjra, Abdallah Abozekry et Baptiste Ferrandis, Omar Haydar, Marc Codsi, Lola Malique, Skander Mliki, Batiste Darsoulant, Sanguebom – se mobiliseront pour offrir aux internautes des nuits poétiques, des compositions musicales et des chorégraphies qui seront retransmises sur le site de l’IMA ainsi que sur les réseaux sociaux des institutions partenaires dont Facebook et YouTube. Ces performances seront aussi disponibles via des plates-formes digitales dans neuf villes du monde arabe: Abu Dhabi, Alger, Bagdad, Bahreïn, Beyrouth, Djeddah, Rabat, Riyad et Tunis. 

La directrice des actions culturelles de l’Institut du monde arabe, conceptrice de la version digitale de la Nuit de la poésie, a permis le maintien de cet événement grâce à la mise en place du programme #LImaALaMaison.

Le programme de ce samedi 14 novembre proposait, entre autres, une lecture musicale de Beyrouth 2020 (Actes Sud) de Chérif Majdalani (Prix spécial jury Femina 2020) par les comédiens Violaine Schwartz et Pierre Baux et le musicien Marc Codsi, une lecture musicale de poèmes de Dima Kaakech, accompagnée du guitariste M’hamed El Mendjra et le feuilleton des Mille et une Nuits par Ismaïl Kanouté, Clémence Azincourt, Batiste Darsoulant et Sanguebom.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".