Emmanuel Macron sort le carnet de chèques pour aider le sport

Le président français Emmanuel Macron prend la parole lors d'une visioconférence avec des représentants du monde du sport à l'Elysée à Paris. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron prend la parole lors d'une visioconférence avec des représentants du monde du sport à l'Elysée à Paris. (AFP)
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Publié le Mardi 17 novembre 2020

Emmanuel Macron sort le carnet de chèques pour aider le sport

  • Alors que le secteur du sport se sent délaissé, voire méprisé depuis le reconfinement, le président a rappelé combien il « comptait » et a mesuré « la gravité » de la situation, a fait valoir l'Elysée à l'issue de plus de deux heures de conférence
  • Au total, près de 400 millions d'aides iront à tout le secteur, amateur, professionnel, salles de sport. Cette somme a été annoncée à diverses personnalités du sport

PARIS : Emmanuel Macron a sorti mardi le carnet de chèques pour répondre aux inquiétudes du sport français, annonçant des aides pour amateurs et professionnels mais aussi en souhaitant une réouverture des clubs à partir de décembre pour les enfants et les adolescents.

Alors que le secteur du sport se sent délaissé, voire méprisé depuis le reconfinement, le président a rappelé combien il « comptait » et a mesuré « la gravité » de la situation, a fait valoir l'Elysée à l'issue de plus de deux heures d'une visio-conférence avec les acteurs du sport. 

Au total, près de 400 millions d'aides iront à tout le secteur, amateur, professionnel, salles de sport. Cette somme a été annoncée à diverses personnalités du sport lors de cette réunion en présence du président de la République, le Premier ministre Jean Castex, Jean-Michel Blanquer (Education), Roxana Maracineanu (Sports), Bruno Le Maire (Economie).

Pour aider tout de suite les clubs et associations, un « fonds d'urgence » de 15 millions d'euros, la même somme qu'avant l'été, a été débloquée pour aider les structures les plus touchées. Il a aussi donné son accord de principe à un « pass sport », une aide ciblée aux familles pour payer notamment les adhésions, qui serait mis en place en 2021. 

Cette aide est réclamée par de nombreux acteurs, tant le comité national olympique français (CNOSF) que des parlementaires.

Les derniers chiffres remontés au CNOSF, sur 44.000 clubs sondés et sur ses quelque 160.000 associés (sur 300.000 clubs en France), montrent une baisse des adhésions de l'ordre de 20% depuis septembre. Pour endiguer les difficultés liées au bénévolat, qui anime de nombreux clubs et associations, 5.000 services civiques pourront être orientés vers le sport.  

Autre annonce : la perspective de rouvrir le sport aux mineurs en décembre, si les conditions sanitaires le permettent, et avec des protocoles renforcés pour le sport pratiqué en intérieur. La demande émane aussi des médecins qui alertent sur les dangers de la sédentarité chez les ados et les enfants. 

Les professionnels peuvent bien pratiquer leur discipline, fouler les pelouses et les parquets mais sans spectateurs, et donc sans recettes: c'est pourquoi l'aide pour compenser la billetterie a été confirmée pour près d'une centaine de millions d'euros. Plafonnée à 5 millions par clubs, elle a reçu l'aval de l'UE.

Depuis une dizaine de jours, Tony Parker, quadruple champion NBA et président du club de l'Asvel, monte au créneau, prévenant que sans aide, le basket allait mourir. 

A la veille de cette rencontre, les ligues de basket, handball, volley et hockey sur glace, prenaient encore la plume pour crier au secours. En effet, tous les sports dont l'économie repose plus sur la billetterie que sur les droits télé, sont très inquiets. 

C'est aussi le cas du rugby. Le président de la Fédération française (FFR), Bernard Laporte, a chiffré mardi sur France Inter les pertes pour sa fédération à 34 millions d'euros.

Les clubs vont pouvoir aussi bénéficier d'exonérations de cotisations sur les salaires pour les mois d'octobre, novembre et décembre (sans critère de baisse de chiffre d'affaires) à hauteur de 105 millions d'euros, une demande poussée par le ministère des Sports. Les stades pourront aussi recevoir du public à compter de janvier, en fonction de jauges adaptés, alors que les clubs se désolent du huis-clos imposé par le reconfinement. 

Plan d'urgence ?

Jusqu'ici le sport avait 120 millions d'euros lors du plan de relance en septembre. Mais désormais, tout le secteur réclamait un plan d'urgence. 

Au total (chômage partiel, fonds de solidarité, etc), le sport a reçu depuis le début de la crise 4 milliards d'euros d'aides, avait calculé le ministère, qui se défend d'être resté les bras ballants.

« On a souvent tendance à minimiser les impacts sociaux », a aussi fait valoir sur France Info le président du comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris-2024, Tony Estanguet, évoquant « la santé, l'éducation et le lien social ». 

« On ne crie peut-être pas assez fort. On ne portera pas un gilet jaune et on ne descendra pas dans la rue avec des pancartes », avait lancé récemment M. Masseglia devant des sénateurs.  

Avant de prévenir toutefois : « par contre, dans tous les clubs, il y a beaucoup de citoyens qui ont envie que leur rôle soit reconnu. A partir du moment où il n'est pas reconnu, on fait d'eux des gens qui sont un petit peu en révolte contre le système ».

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".