Une nation ambitieuse: un forum annuel aborde les droits des personnes handicapées

Le forum contribue à réaliser des progrès notables dans tous les domaines liés au handicap, car il élève le statut des enfants, apprécie leurs réalisations et les intègre au sein de la communauté saoudienne. (Photo fournie)
Le forum contribue à réaliser des progrès notables dans tous les domaines liés au handicap, car il élève le statut des enfants, apprécie leurs réalisations et les intègre au sein de la communauté saoudienne. (Photo fournie)
L’association Li Ajlehum a donné le coup d’envoi du forum, qui se tient du 17 au 19 décembre, samedi à l’université Al-Faisal de Riyad. (Photo fournie)
L’association Li Ajlehum a donné le coup d’envoi du forum, qui se tient du 17 au 19 décembre, samedi à l’université Al-Faisal de Riyad. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 19 décembre 2022

Une nation ambitieuse: un forum annuel aborde les droits des personnes handicapées

  • L’association Li Ajlehum pour les personnes handicapées organise plusieurs tables rondes dans le cadre d’un forum annuel sur les personnes handicapées
  • Des sessions scientifiques et des tables rondes ont eu lieu avec la participation d’experts sur des sujets visant à renforcer l’autonomie des personnes handicapées

RIYAD: L’association Li Ajlehum pour les personnes handicapées poursuit ses tables rondes scientifiques pour la deuxième journée dans le cadre du quatrième forum annuel des familles de personnes handicapées, avec le slogan «Une nation ambitieuse», qui se tient sous les auspices du gouverneur de Riyad, le prince Faisal ben Bandar ben Abdelaziz.

L’association Li Ajlehum a donné le coup d’envoi du forum, qui se tient du 17 au 19 décembre, samedi à l’université Al-Faisal de Riyad.

Le quatrième forum réunit 41 intervenants issus des secteurs de l’éducation, de la santé, des services sociaux, du sport, du divertissement et du tourisme. Des sessions scientifiques et des tables rondes ont eu lieu de 9h à 15h, avec la participation d’experts sur des sujets visant à renforcer l’autonomie des personnes handicapées, à les éduquer sur leurs devoirs envers elles-mêmes et à améliorer leur rôle dans la société.

La princesse Nouf bent Abderrahmane ben Farhane al-Saoud, présidente de l’association Li Ajlehum pour les personnes handicapées, a expliqué à Arab News les objectifs du quatrième forum. «Le thème de ce quatrième forum est “Une nation ambitieuse”. Nous voulons donc obtenir des recommandations qui servent les personnes handicapées à tous les niveaux. Nous avons déjà travaillé sur des recommandations, dont certaines sont encore en cours de mise en œuvre.»

Au cours des tables rondes de la deuxième journée, quatre mémorandums d’entente ont été signés pour habiliter et servir ce segment crucial de la société. «L’objectif de l’association est d’autonomiser et d’améliorer la qualité de vie des personnes handicapées. Nous ne leur donnerons pas du poisson à manger; nous leur fournirons une canne à pêche et leur apprendrons à pêcher par eux-mêmes», explique la princesse Nouf à Arab News.

Les sessions scientifiques de la deuxième journée ont été résumées en mettant l’accent sur les droits des personnes handicapées dans les domaines du sport et du tourisme, les mécanismes de leur participation aux activités et programmes sociaux, et la garantie de leur participation active à la société.

Les dernières sessions scientifiques du forum ont insisté sur le rôle de la thérapie familiale pour soutenir et guider les familles de personnes handicapées face aux défis qu’elles rencontrent, en plus de proposer des solutions et de promouvoir les meilleures pratiques de santé.

Le Dr Sarah al-Faisal, membre de la Commission saoudienne des droits de l’homme, a évoqué le rôle de l’autorité dans la protection des droits des personnes handicapées contre les violences psychologiques et physiques, et de sa volonté de surveiller les agences gouvernementales et privées ainsi que leur mise en œuvre des droits des personnes handicapées, leur participation effective à la société et la préservation de leurs droits à l’éducation, au travail, et aux activités récréatives et sportives.

Lors de sa session, le Dr Khalifa Mehrzi a abordé les défis les plus importants auxquels sont confrontées les personnes handicapées, notamment le harcèlement, et a parlé des signes de harcèlement caché et de son traitement chez les enfants.

Dans son discours prononcé lors de la journée d’ouverture du forum, la princesse Nouf a affirmé que le roi Salmane ben Abdelaziz al-Saoud et le prince héritier et Premier ministre, Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz, accordaient une attention particulière au travail humanitaire. Elle a également souligné que la société qui appréciait les enfants handicapés et leur apportait tout le soutien et les soins possibles est celle qui est la plus proche de réaliser les plus grands taux de développement, de progrès et de renaissance globale dans tous les domaines.

La princesse a ajouté que le forum contribuait à réaliser des progrès notables dans tous les domaines liés au handicap, car il élevait le statut des enfants, appréciait leurs réalisations et les intégrait au sein de la communauté saoudienne.

L’association clôturera demain le quatrième forum annuel des familles de personnes handicapées par une cérémonie parrainée par le prince gouverneur de Riyad, en présence d’un certain nombre de partenaires de succès des entités participantes et de soutien.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.