Séoul affirme avoir tiré sur des drones nord-coréens après une incursion

La Corée du Nord a intensifié ses essais de missiles, y compris le tir de missiles balistiques intercontinentaux. (Photo, AFP)
La Corée du Nord a intensifié ses essais de missiles, y compris le tir de missiles balistiques intercontinentaux. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 26 décembre 2022

Séoul affirme avoir tiré sur des drones nord-coréens après une incursion

La Corée du Nord a intensifié ses essais de missiles, y compris le tir de missiles balistiques intercontinentaux. (Photo, AFP)
  • Cette incursion présumée dans l'espace aérien sud-coréen était la première en cinq ans et intervient après une série d'essais d'armement de Pyongyang
  • L'armée sud-coréenne a également déployé ses propres moyens de reconnaissance - avec et sans équipage - dans les zones situées à proximité et au nord de la ligne de démarcation militaire pour prendre des «mesures adéquates»

SÉOUL: La Corée du Sud a accusé lundi son voisin nord-coréen d'avoir fait voler plusieurs drones à la frontière inter-coréenne, la poussant à déployer des avions de combat pour les abattre. 

Cette incursion présumée dans l'espace aérien sud-coréen était la première en cinq ans et intervient après une série d'essais d'armement de Pyongyang. 

L'état-major interarmées sud-coréen (JCS) a indiqué que l'armée avait d'abord "détecté un engin aérien sans pilote nord-coréen autour de l'espace aérien de Gimpo à 10h25" (01H25 GMT) et avait "riposté immédiatement". 

"C'est un acte clair de provocation au cours duquel la Corée du Nord a envahi notre espace aérien", a déclaré un officier de l'état-major aux journalistes. 

Selon l'armée sud-coréenne, l'incursion a entraîné des tirs d'avertissement de Séoul, qui a aussi déployé des avions de chasse et des hélicoptères de combat sud-coréens pour abattre cinq drones, dont l'un avait atteint l'espace aérien près de Séoul. 

L'un des appareils sud-coréens, un avion de chasse KA-1, s'est ensuite écrasé dans le comté de Hoengseong, plus à l'est, selon l'agence de presse Yonhap. 

L'armée n'a pas indiqué si les drones avaient été abattus ou s'ils avaient repassé la frontière entre les deux Corée, qui compte parmi les zones les plus hautement sécurisées au monde. 

L'armée sud-coréenne a également déployé ses propres moyens de reconnaissance - avec et sans équipage - dans les zones situées à proximité et au nord de la ligne de démarcation militaire pour prendre des "mesures adéquates". 

"Nous avons mené des activités de reconnaissance et des activités opérationnelles, notamment en photographiant les principales installations militaires ennemies", a déclaré le responsable du JCS. 

"Notre armée continuera à répondre de manière approfondie et résolue à de telles provocations de la Corée du Nord", a-t-il ajouté. 

Les vols ont été temporairement suspendus aux deux aéroports internationaux du pays, de Gimpo et d'Incheon, près de la capitale, pendant une heure environ à la demande de l'armée, selon Yonhap, citant un responsable du ministère sud-coréen des Transports. 

Selon Yang Moo-jin, professeur à l'Université des études nord-coréennes de Séoul, c'est la première fois que des vols sud-coréens ont été suspendus en raison de "l'apparition de drones nord-coréens". 

"Compte tenu du faible niveau de développement des drones en Corée du Nord, il est peu probable qu'ils soient dotés de capacités d'attaque utilisées dans les guerres modernes", a indiqué le chercheur, estimant qu'ils avaient été déployés pour espionner. 

"On suppose qu'ils sont venus dans notre région pour un entraînement de reconnaissance", a-t-il ajouté. 

Inquiétude croissante 

C'est la première fois en cinq ans que des drones nord-coréens survolent l'espace aérien sud-coréen. 

Cette incursion intervient dans un contexte de tension accrue, alors que Pyongyang a réalisé une série d'essais d'armement sans précédent cette année, et a notamment testé son missile balistique intercontinental le plus puissant à ce jour. 

La semaine dernière, Pyongyang a également tiré deux missiles balistiques de courte portée et a affirmé avoir développé de nouvelles capacités pour prendre des images depuis l'espace à l'aide d'un satellite espion qu'elle prévoit d'achever en avril 2023. 

L'utilisation de drones par la Corée du Nord est sujet d'inquiétude croissante pour Séoul, mais Pyongyang nie toute implication et accuse son voisin du Sud de fabriquer des preuves. 

En 2017, l'armée de Séoul a tiré des coups de semonce en direction d'un objet volant qui a pénétré l'espace aérien du pays depuis la Corée du Nord. 

Un an plus tôt, les soldats sud-coréens ont tiré des coups de semonce en direction d'un drone nord-coréen présumé qui a traversé la zone ouest de la frontière, la plus sensible. 

En septembre 2015, la Corée du Sud a déclenché une alerte anti-aérienne. Elle a envoyé un hélicoptère d'attaque et un avion de chasse pour traquer un drone qui avait franchi la frontière, sans succès. 

En 2014, un pêcheur sud-coréen a trouvé les restes d'un drone nord-coréen dans son filet près d'une île à la frontière contestée en mer Jaune. 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.