Trump, qui nie toujours sa défaite, interviendra au sommet de l'Apec

Discours du président chinois, Xi Jinping, via une réunion virtuelle au forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en Malaisie, retransmis sur écran géant à Pékin le 19 novembre 2020 (Greg Baker / AFP)
Discours du président chinois, Xi Jinping, via une réunion virtuelle au forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en Malaisie, retransmis sur écran géant à Pékin le 19 novembre 2020 (Greg Baker / AFP)
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Publié le Vendredi 20 novembre 2020

Trump, qui nie toujours sa défaite, interviendra au sommet de l'Apec

  • Le sommet, organisé par la Malaisie, se déroule en ligne cette année en raison de la pandémie de Covid-19
  • Un haut responsable américain a confirmé jeudi que le président Trump s'y exprimerait vendredi soir

KUALA LUMPUR, Malaisie : Le président américain Donald Trump, qui continue de nier sa défaite aux élections, participe à la réunion du Forum économique Asie-Pacifique (Apec) vendredi, succédant à son homologue Xi Jinping qui a souligné la puissance commerciale chinoise.

Le sommet, organisé par la Malaisie, se déroule en ligne cette année en raison de la pandémie de Covid-19.

Il rassemble les 21 pays du pourtour du Pacifique, dont les deux premières économies mondiales, les États-Unis et la Chine, qui représentent quelque 60 % du PIB mondial.

En ouverture du sommet, le président Xi Jinping a présenté jeudi son pays comme le moteur du commerce mondial, et promis «d'ouvrir encore davantage les portes» de son marché national.

Pékin a vu son rôle dans l'Apec renforcé ces dernières années sous l'effet de la politique «l'Amérique d'abord» de Donald Trump et de son retrait des institutions multilatérales.

Le président américain n'a pas participé ces dernières semaines aux sommets avec les leaders asiatiques de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean).

Son administration était restée floue ces derniers jours sur la participation américaine à la réunion de l'Apec, mais un haut responsable américain a confirmé jeudi à l'AFP que le président Trump s'y exprimerait vendredi soir.

Il devrait s'adresser aux dirigeants du Forum au cours d'une allocution qui sera pour l'essentiel fermée aux médias, selon les organisateurs en Malaisie.

Donald Trump n'a pas participé aux réunions de l'Apec depuis 2017, ce qui a été perçu un Asie comme un signe de désintérêt.

Le président américain, qui refuse de reconnaître sa défaite face au démocrate Joe Biden, cherche avec cette intervention à «se donner une posture “présidentielle” sur la scène mondiale», a estimé Oh Ei Sun, analyste de l'Institut de Singapour pour les affaires internationales.

«Trump voudra, bien sûr, saisir cette opportunité pour se présenter comme un président en exercice et en tirer des bénéfices de politique intérieure», a-t-il indiqué à l'AFP.

Il devrait aussi «mettre l'accent à nouveau sur le protectionnisme et le processus qui vise à empêcher la Chine de revendiquer le premier rôle dans le jeu du libre-échange».

Ne pas répéter les erreurs

Depuis le scrutin du 3 novembre, Donald Trump n'a cessé d'affirmer, sans preuve, que l'élection présidentielle américaine et le décompte des voix sont entachés de fraude. Son équipe a lancé de multiples recours en justice tandis que ses soutiens tentent de faire pression sur les responsables locaux pour qu'ils ne certifient pas les comptages des voix.

Le président américain a adopté une ligne dure avec la Chine pendant son mandat, en imposant à la deuxième économie mondiale une série de surtaxes douanières et de barrières à son secteur technologique alors que l'administration de Joe Biden devrait avoir une position plus nuancée envers la Chine.

Ce sommet de l'Apec intervient moins d'une semaine après la signature du plus vaste accord de libre-échange au monde entre la Chine et 14 autres pays d'Asie-Pacifique.

Ce Partenariat régional économique global (RCEP), signé sans l'Inde ni les États-Unis, est perçu comme une victoire pour Pékin, à l'origine de l'initiative et une preuve de l'influence chinoise grandissante sur les règles du commerce mondial.

Les signataires espèrent que cet accord aidera les économies essorées par le virus à se relever, et plusieurs dirigeants de l'Apec ont mis en garde contre la tentation du protectionnisme.

«Les échanges sont le moteur de la croissance et de la prospérité de l'Apec depuis sa création il y a trente ans», a souligné la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern. «Face aux grands défis économiques, nous ne devons pas répéter les erreurs de l'histoire et nous réfugier dans le protectionnisme.»

Le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, a insisté de son côté sur le fait que «définir les règles pour une économie mondiale libre et équitable était d'une importance critique».

Les précédentes réunions de l'Apec avaient été assombries par l'escalade des tensions commerciales entre Pékin et Washington. En 2018, lors du dernier sommet, les dirigeants du pourtour Pacifique ont échoué à se mettre d'accord sur une déclaration commune.

 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.