Le grand retour des touristes à Petra, la merveille du désert jordanien

Des visiteurs visitent près du Trésor les ruines de l'ancienne cité nabatéenne de Petra, dans le sud de la Jordanie, le 12 décembre 2022. Après des années pendant lesquelles la pandémie de Covid a transformé la légendaire "ville rose" en une ville fantôme, les autorités touristiques jordaniennes confirment que Pétra, célèbre pour ses stupéfiants temples taillés dans les falaises roses, est de nouveau en activité et a attiré 900 000 visiteurs l'année dernière, ce qui est proche du précédent record d'un million établi en 2019. (AFP).
Des visiteurs visitent près du Trésor les ruines de l'ancienne cité nabatéenne de Petra, dans le sud de la Jordanie, le 12 décembre 2022. Après des années pendant lesquelles la pandémie de Covid a transformé la légendaire "ville rose" en une ville fantôme, les autorités touristiques jordaniennes confirment que Pétra, célèbre pour ses stupéfiants temples taillés dans les falaises roses, est de nouveau en activité et a attiré 900 000 visiteurs l'année dernière, ce qui est proche du précédent record d'un million établi en 2019. (AFP).
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Publié le Dimanche 15 janvier 2023

Le grand retour des touristes à Petra, la merveille du désert jordanien

  • «Le tourisme a repris et le nombre (de touristes) est encore plus important», lance Bdoul, 35 ans, vêtu d'un costume bédouin et d'un keffieh rouge recouvrant ses longs cheveux noirs
  • «Pendant la pandémie de coronavirus, nous n'avons vu personne à Petra», confie Bdoul. Un désastre pour la ville où «90 % des habitants travaillent dans le tourisme», dit-il

PETRA : Entouré de ses chameaux à Petra, la spectaculaire merveille archéologique en Jordanie nichée au fond d'un canyon dans le désert, Hussein Bdoul est tout sourire: les touristes sont bel et bien de retour.

Après des années au cours desquelles la pandémie de Covid a transformé la légendaire "ville rose" en une ville fantôme, ce père de sept enfants est de retour au travail, proposant aux visiteurs des promenades sur ses animaux décorés.

"Le tourisme a repris et le nombre (de touristes) est encore plus important", lance Bdoul, 35 ans, vêtu d'un costume bédouin et d'un keffieh rouge recouvrant ses longs cheveux noirs.

"Pendant la pandémie de coronavirus, nous n'avons vu personne à Petra", confie Bdoul. Un désastre pour la ville où "90 % des habitants travaillent dans le tourisme", dit-il.

Les autorités touristiques jordaniennes confirment la reprise d'activités dans cette célèbre cité antique, qui a attiré 900 000 visiteurs l'année dernière, un nombre proche du précédent record d'un million établi en 2019.

Au total, la Jordanie a enregistré 4,6 millions de visiteurs en 2022, soit près de quatre fois le niveau de 2020, rapportant au pays 5,3 milliards de dollars.

Située entre la mer Rouge et la mer Morte, Petra, où se mêlent les influences de traditions orientales anciennes et de l'architecture hellénistique, est célèbre pour ses superbes temples taillés dans des falaises roses.

Figurant sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, elle a été désignée comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde lors d'un sondage en ligne en 2007.

Remontant à environ 300 av. J.C., la cité a été la capitale du royaume nabatéen. Le site de Petra est riche en tombeaux et temples taillés dans les falaises de grès rose qui lui ont valu son surnom de "ville rose"

Cette cité ancienne est demeurée inconnue en Occident jusqu'à ce qu'un explorateur suisse ne la découvre en 1812.

«Soupir de soulagement»

"Cet endroit et les couleurs sont incroyables", s'émerveille une étudiante française, Alia, 16 ans, marquant une pause dans ses découvertes pour visiter avec sa mère un stand de souvenirs.

Environ 1.700 personnes vivent du tourisme à Petra comme guides touristiques, vendeurs de souvenirs ou bien en faisant visiter le site à des touristes sur des ânes, chevaux, chameaux ou encore des fauteuils roulants électriques.

"Nous avons poussé un soupir de soulagement lorsque nous avons vu les touristes revenir", déclare un jeune vendeur de boissons, Muhammad Samahin, assis sur des tapis tissés à l'intérieur de la grotte de la Lune, près du célèbre site du Trésor.

Pour Suleiman Farajat, chef de l'Autorité régionale de développement et de tourisme de Petra, le retour du tourisme après la pandémie a dépassé toutes les attentes.

Au plus fort de la pandémie, "il y avait des jours où il n'y avait aucun touriste" à Petra, située à 230 km au sud de la capitale jordanienne, Amman.

La relance du tourisme a été soutenue par des campagnes de promotion officielles pour attirer de nouveaux marchés étrangers mais aussi avec des offres de billets d'avion à bas prix et la mise à disposition de nouvelles chambres d'hôtel, explique M. Farajat.

Petra, selon lui, compte désormais 4 000 chambres d'hôtel et des permis ont été délivrés pour la construction de trois nouveaux hôtels cinq étoiles, de sorte que bientôt la capacité va presque doubler depuis 2019.

"Si cela continue comme cela, nous pourrions atteindre, d'ici trois à quatre ans, le seuil des deux millions de touristes à Petra" chaque année, lance ce responsable jordanien.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".