Aux Etats-Unis, la police de Memphis démantèle l'unité impliquée dans l'arrestation fatale de Tyre Nichols

Des manifestants se rassemblent contre l'agression policière mortelle de Tire Nichols, à Washington Square Park à New York, le 28 janvier 2023. (AFP)
Des manifestants se rassemblent contre l'agression policière mortelle de Tire Nichols, à Washington Square Park à New York, le 28 janvier 2023. (AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 29 janvier 2023

Aux Etats-Unis, la police de Memphis démantèle l'unité impliquée dans l'arrestation fatale de Tyre Nichols

  • A coups de poing, de pied, de matraque, les policiers s'acharnent sur le jeune homme, l'aspergent de gaz lacrymogène et le visent avec un pistolet Taser à décharges électriques
  • A aucun moment on ne voit Tyre Nichols riposter. Il tente de s'enfuir, est rattrapé. «Maman. Maman. Maman!», crie-t-il dans un des extraits

MEMPHIS: La police de Memphis a annoncé samedi le démantèlement de l'unité spéciale impliquée dans le passage à tabac fatal début janvier d'un jeune Afro-Américain, dont la vidéo a choqué les Etats-Unis.

Samedi, la police de Memphis, dans le Tennessee (sud des Etats-Unis), a déclaré dans un communiqué qu'"il est dans l'intérêt de tous de démanteler définitivement l'unité SCORPION".

"Les policiers actuellement affectés à l'unité ont donné leur accord", ajoute le communiqué.

La famille de Tyre Nichols a salué cette décision via un communiqué de ses avocats, la jugeant "à la fois appropriée et proportionnelle à la mort tragique de Tyre Nichols" mais aussi "décente et juste pour tous les citoyens de Memphis".

Les images choquantes de l'interpellation fatale de Tyre Nichols, 29 ans, par cinq policiers noirs ont suscité horreur et incompréhension aux Etats-Unis, sans provoquer pour le moment l'explosion sociale similaire à celle de l'été 2020 redoutée par les autorités.

Depuis sa mort début janvier, sa famille a sans cesse appelé au calme. Et avant la publication en début de soirée vendredi de la vidéo, reprise en direct et sans coupes par les plus grandes chaînes de télévision, le président Joe Biden a appelé sa mère et son beau-père et exhorté à des manifestations pacifiques.

A Memphis, colère et indignation après la diffusion de l'arrestation de Tyre Nichols

Des "réponses" et des "actes": une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés vendredi soir à Memphis, dans le sud des Etats-Unis, pour réclamer justice après la publication de la vidéo montrant l'arrestation violente de Tyre Nichols, un jeune Afro-Américain décédé quelques jours après.

"Qu'allez-vous faire", demande une manifestante armée d'un mégaphone au "parc des Martyrs" du centre de Memphis, s'adressant à la cheffe de la police de la ville.

Les images de l'arrestation de Tyre Nichols, 29 ans, montrent les violences infligées durant de longs instants par les cinq policiers noirs, dans le sillage d'un banal contrôle routier dans cette grande ville de l'Etat du Tennessee, le 7 janvier.

Dès 18H00 vendredi soir (00H00 GMT samedi), les quelques dizaines de manifestants se mettent en branle aux cris de "Pas de justice, pas de paix".

Ils parviennent rapidement à bloquer un axe majeur de la ville, provoquant d'importants bouchons.

"Si nous avons décidé de venir là ce soir, c'est d'abord parce que la famille (de Tyre Nichols) nous a (dit) que si nous manifestions, nous devions le faire pacifiquement", déclare LJ Abraham, une militante associative de Memphis.

"Ouvrir les yeux" 

Le cortège continue son chemin jusqu'à un pont enjambant le fleuve Mississippi et y bloque également la circulation sur ses quatre voies.

Pour David Stacks, un habitant de Memphis venu manifester, la mort de Tyre Nichols "devrait rassembler tout le monde, et faire ouvrir les yeux" à la population afro-américaine.

"C'est plus important que ce qui se passe dans les quartiers et à travers la ville", dit ce patron d'entreprise noir de 38 ans.

Les manifestants présents ne proviennent pas tous de Memphis, certains sont venus d'Etats voisins, en amont de la publication de la vidéo.

Pour Monica Johnson, une militante de 24 ans venue d'Atlanta, il est important à présent que la police "rende des comptes" et que l'ensemble des policiers impliqués soient condamnés.

"Nous demandons le démantèlement de l'unité Scorpion", en cause dans le passage à tabac de Tyre Nichols, dit-elle.

Malgré les troubles attendus par les autorités au moment de la publication de la vidéo, le centre-ville de Memphis reste calme, et les commerces ouverts.

"Peur" 

Dans la matinée, quelques policiers patrouillaient à cheval mais ce sont surtout les touristes qui arpentaient principalement les rues de la capitale mondiale du blues.

Robert Walters, un musicien afro-américain, est venu à Memphis pour être juge d'une compétition de blues.

Mais face à la perspective d'une certaine agitation, cet ancien militaire à la retraite de 67 ans avait décidé de partir avant la publication de la vidéo.

"De nos jours, vous seriez en droit de penser que des choses comme ça ne se peuvent pas se produire", dit-il à propos de l'arrestation brutale de Tyre Nichols.

"Je suis un homme noir en Amérique. Et cette peur est toujours quelque chose avec laquelle mon fils et moi avons grandi", ajoute-t-il.

Le fait que les policiers impliqués soient afro-américains l'a "blessé", et représente pour lui une "forte déception".

"Cela montre bien que tout le monde peut tomber dans ce piège de la soif du pouvoir", affirme Robert Walters, avant de conclure: "cela ne devrait pas se produire. Point."

«Opportunité»

Des rassemblements allant de quelques dizaines à quelques centaines de personnes se sont tenus vendredi soir dans plusieurs villes, dont Memphis, New York et Washington.

Samedi après-midi, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés sous la pluie et dans le froid devant la mairie de Memphis, un imposant bâtiment de blocs de béton.

"Memphis a l’opportunité d’établir le modèle de réponse à de tels actes", a lancé l'élu au conseil municipal de la ville JB Smiley à la foule, réclamant une réforme de la police.

Aux sons de "pas de justice, pas de paix" et avec des pancartes demandant "justice pour Tyre Nichols", les manifestants ont ensuite défilé dans les rues autrement calmes de Memphis.

Passage à tabac 

Plus tôt, des habitants rencontrés dans la rue avaient exprimé leur indignation après la publication des images de l'arrestation.

Robert Jones, 26 ans, vendeur dans un magasin du centre-ville, a vu des extraits de la vidéo.

"Il paraît que c'est une nouvelle année, mais les choses ne changent pas", a-t-il lâché en référence aux violences policières.

La vidéo publiée par la police montre un insoutenable passage à tabac après un banal contrôle routier le 7 janvier à Memphis. A coups de poing, de pied, de matraque, les policiers s'acharnent sur le jeune homme, l'aspergent de gaz lacrymogène et le visent avec un pistolet Taser à décharges électriques.

A aucun moment on ne voit Tyre Nichols riposter. Il tente de s'enfuir, est rattrapé. "Maman. Maman. Maman!", crie-t-il dans un des extraits.

Tyre Nichols est mort trois jours plus tard dans un hôpital de Memphis.

«Culture» policière 

Les cinq policiers ont été licenciés, inculpés pour meurtre et écroués. Quatre d'entre eux ont ensuite été libérés sous caution.

Vendredi, tout en se disant horrifiée, la famille s'était déclarée "satisfaite" des chefs d'inculpation retenus contre les cinq policiers et avait salué la "rapidité" des mesures prises à leur encontre.

"Ça aurait pu être moi" à la place de Tyre Nichols, a réagi après avoir vu la vidéo Demarcus Carter, Afro-Américain de 36 ans vivant à Memphis, qui s'attendait à ce que les manifestations soient plus importantes.

Mais une fois qu'un procès aura eu lieu, "si le verdict n'est pas le bon alors les manifestations seront plus grosses", a-t-il prédit.

Certaines questions restent en suspens après la diffusion des images de l'arrestation.

La vidéo ne montre par exemple pas le début de l'interaction entre Tyre Nichols et le groupe.

Cette nouvelle mort après une arrestation a relancé le débat sur les violences policières dans le pays, où le souvenir de George Floyd, tué en 2020 par un policier blanc, reste vivace, avec le sentiment que les grandes manifestations qui avaient suivi n'ont rien réglé au problème.

Ben Crump, l'un des avocats de la famille de Tyre Nichols et qui avait défendu la famille de George Floyd, a blâmé une "culture policière institutionnalisée".

"Peu importe que le policier soit noir, hispanique ou blanc (...). Il y a des règles non écrites selon lesquelles si une personne est issue d'un certain groupe ethnique, alors on peut la traiter avec un usage excessif de la force", a-t-il dit samedi sur la chaîne MSNBC.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Short Url
  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Short Url
  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.