L'Inde se félicite de l'initiative «significative» energétique menée avec les Émirats arabes unis et la France

Cette photo prise à Abu Dhabi lors d'une visite du ministre français de l'Économie le 31 janvier dernier montre le projet de production indépendante d'énergie solaire photovoltaïque d'Al-Dhafra. (AFP)
Cette photo prise à Abu Dhabi lors d'une visite du ministre français de l'Économie le 31 janvier dernier montre le projet de production indépendante d'énergie solaire photovoltaïque d'Al-Dhafra. (AFP)
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Publié le Lundi 06 février 2023

L'Inde se félicite de l'initiative «significative» energétique menée avec les Émirats arabes unis et la France

  • L'Inde a déclaré dimanche dernier que cette initiative pourrait renforcer la synergie entre ces pays qui sont convenus de collaborer
  • Ces pays prévoient d'organiser des événements trilatéraux dans le cadre de la présidence de l'Inde du G20 et des négociations sur le climat de la COP28

NEW DELHI: Le partenariat entre les Émirats arabes unis (EAU), la France et l'Inde constitue une avancée significative. L'Inde a déclaré dimanche dernier que cette initiative pourrait renforcer la synergie entre ces pays qui sont convenus de collaborer et d'entreprendre des projets liés à l'énergie, à la lutte contre le changement climatique et à la protection de la biodiversité. 

Lors d'un appel téléphonique samedi dernier, l'Inde, les EAU et la France ont décidé de mettre en place une initiative trilatérale destinée à stimuler la coopération, notamment dans le domaine de l'énergie nucléaire et solaire. Le dispositif vise également à aligner leurs politiques sur les objectifs de l'accord de Paris, peut-on lire dans un communiqué commun. 

Ces pays prévoient d'organiser des événements trilatéraux dans le cadre de la présidence de l'Inde du Groupe des vingt (G20) et des négociations sur le climat de la COP28, qui se tiendront cette année aux EAU. 

L'initiative trilatérale revêt une «grande importance», précise à Arab News l'ambassadeur de l'Inde aux EAU, Sunjay Sudhir. 

«L'Inde entretient des relations solides avec les EAU et la France», précise-t-il encore. 

«Ces pays s'entendent sur de nombreux points. La synergie qui les unit peut être encore mieux valorisée grâce à un cadre trilatéral. C'est ce qui sous-tend cette coopération.» 

L'initiative s'appuiera en outre sur des programmes déjà en vigueur. Parmi ces derniers, citons la Mangrove Alliance for Climate, dirigée par les EAU, et le Partenariat pour les parcs de l'Indo-Pacifique, piloté par l'Inde et la France. 

Cette nouvelle initiative fait suite à une tendance croissante des pays à former des groupements multilatéraux. La participation de la France est importante, comme le confie à Arab News Navdeep Suri, ancien ambassadeur de l'Inde aux EAU. 

«Les nouvelles stratégies diplomatiques se caractérisent par les groupements multilatéraux, comme le partenariat indopacifique. La coopération trilatérale avec la France et les EAU vient compléter cette tendance», explique M. Suri, qui est également chercheur émérite au sein du groupe de réflexion Observer Research Foundation, dont le siège se trouve à Delhi. 

«Cette initiative trilatérale me semble particulièrement importante. La France y apportera une contribution considérable, ce qui ouvrira la voie à de nouvelles collaborations, notamment dans le domaine de la défense.» 

L'Inde, les EAU et la France sont également convenus de renforcer la coopération en matière de défense et prévoient de déployer des efforts pour «renforcer la compatibilité, le développement conjoint et la coproduction», selon la déclaration commune. 

«Ces trois pays entretiennent des relations particulières», indique M. Suri. 

«L'initiative trilatérale permet à des pays qui ont les mêmes idées de se rassembler et de promouvoir des intérêts communs dans des domaines d'intérêt commun.» 

Selon Mme Sujata Ashwarya, professeure à l'université Jamia Millia Islamia de New Delhi, ce cadre multilatéral profite à chaque pays dans la mesure où il intervient lors de la présidence du G20 par l'Inde et de la COP28 par les Émirats arabes unis. La France, quant à elle, cherche à renforcer son rôle dans la région. 

«La France cherche à étendre son influence et sa présence dans la région alors que les préoccupations politiques se tournent vers l'Asie en raison de la montée en puissance de la Chine», confie Mme Ashwarya à Arab News. 

«En coopérant avec l'Inde et les Émirats arabes unis, la France souhaite imposer sa présence de façon souple», ajoute-t-elle. 

Cette initiative permet également de maintenir la dynamique dans la lutte contre le changement climatique, qui, selon Mme Ashwarya, constitue «la problématique la plus urgente de notre époque». 

«De telles structures permettront aux dirigeants indiens de souligner l'engagement de leur pays en faveur de la lutte contre le changement climatique au moment où l'Inde assurera la présidence du G20. Elles contribueront à présenter le pays sous un jour favorable.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.