Le festival de lumière Noor Riyadh prolonge son exposition jusqu'en mars

La pièce Numinous Najd de l'artiste saoudienne Huda al-Aithan évoque l'une des régions centrales du Royaume et capture le souffle et les récits de son patrimoine. (Photo fournie)
La pièce Numinous Najd de l'artiste saoudienne Huda al-Aithan évoque l'une des régions centrales du Royaume et capture le souffle et les récits de son patrimoine. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 07 février 2023

Le festival de lumière Noor Riyadh prolonge son exposition jusqu'en mars

  • Le plus grand festival de lumière du monde, Noor Riyadh, a prolongé jusqu'au 10 mars son exposition intitulée «From Spark to Spirit» («De l'étincelle à l'esprit»)
  • C'est Neville Wakefield qui dirige cette exposition, et Gaida al-Mogren en est la commissaire associée

RIYAD: Le plus grand festival de lumière du monde, Noor Riyadh, a prolongé jusqu'au 10 mars son exposition intitulée «From Spark to Spirit» («De l'étincelle à l'esprit»). Cette décision est motivée par l'immense succès que connaît l'exposition qui se tient dans le quartier Jax de Diriyah, selon les responsables de Riyadh Art.

L'exposition, qui devait se terminer le 4 février, présente des œuvres innovantes d'artistes venus des quatre coins du monde. Elle aborde les thèmes suivants: la technologie, l’architecture et la perception de la lumière.

Le directeur exécutif de Riyadh Art, Khaled al-Hazani, déclare: «“De l'étincelle à l'esprit” est une magnifique exposition qui nous invite à la réflexion. Elle fait suite au succès du festival Noor Riyadh. En effet, elle prend une dimension trois fois plus importante par rapport à l'édition inaugurale.»

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Vous pouvez admirer l'œuvre de Diana Thater A Cast of Falcons jusqu'au 10 mars. (Photo fournie).

«La lumière est un élément universel, à la fois émouvant et captivant. En admirant la diversité des thèmes abordés dans le cadre de l'exposition «De l'étincelle à l'esprit», nous comprenons mieux notre relation avec la lumière, qui remonte à la nuit des temps et s'étend jusqu'à l'ère numérique.»

Il s'agit en effet de la 2e édition du festival annuel Noor Riyadh, organisé par Riyadh Art, la première initiative publique en matière d'art en Arabie saoudite. Le festival a placé des œuvres de lumière un peu partout dans la capitale du Royaume. L'objectif de cette initiative est d'embellir la ville autour du thème «Nous rêvons de nouveaux horizons». Aujourd'hui, le festival propose des activités saisonnières de manière à mettre l'art à la portée de tous.

L'exposition «De l'étincelle à l'esprit» s'adresse aussi bien aux amateurs d'art qu'aux enfants ou à ceux qui visitent pour la première fois une galerie d'art. Elle complète à merveille la scène artistique et culturelle florissante de la ville de Riyad et du Royaume dans son ensemble. Nous conseillons à tous de la visiter», ajoute M. Al-Hazani.

 

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Eroding Wave, de l'artiste américain Jim Campbell, reproduit le mouvement de la nage en utilisant des ampoules LED en grappes, mettant ainsi en évidence la dynamique des marées. (Photo fournie)

Dans le quartier de Jax, le Riyadh Art Hub propose trente œuvres de lumière complexes qui mettent l'accent sur la façon dont la lumière façonne notre perception du monde. La lumière est utilisée pour amorcer un changement et un dialogue interculturel.

L'exposition propose des œuvres pour tous les âges. Les visiteurs ont la possibilité de s'aventurer dans des mondes inexplorés avec la chambre interactive de l'artiste turc Refik Anado intitulée «Machine Dreams: Space», ou avec Thnan, la pièce flamboyante de l'artiste saoudien Moath Alofi inspirée par les volcans dormants du Royaume.

C'est Neville Wakefield qui dirige cette exposition, et Gaida al-Mogren en est la commissaire associée.

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L'exposition propose des œuvres pour tous les âges. Les visiteurs ont la possibilité de s'aventurer dans des mondes inexplorés avec la chambre interactive de l'artiste turc Refik Anado intitulée «Machine Dreams: Space», ou avec Thnan, la pièce flamboyante de l'artiste saoudien Moath Alofi inspirée par les volcans dormants du Royaume. (Photo fournie)

Pour Mme Al-Mogren, «le voyage à travers les espaces de l'exposition baptisée “De l'étincelle à l'esprit” représente un véritable dialogue entre les générations. Il met en lumière les inspirations venues d'Arabie saoudite et du monde entier ainsi que celles qui émanent d’artistes chevronnés ou d'autres, prometteurs. En outre, l'exposition met en lumière les transformations culturelles accélérées qui marquent le Moyen-Orient, en particulier le Royaume.

«La lumière sous-tend toute forme de vie sur notre planète. Elle est essentielle à notre santé physique et mentale. L'exposition “De l'étincelle à l'esprit” nous éclaire sur la façon dont nous percevons les différents détails, les couleurs individuelles, le mouvement, la vivacité et bien d'autres éléments encore. Les visiteurs se sont déclarés jusque-là enchantés par cet événement.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".