Maroc : des femmes encore plus unies pour La Sahraouiya

Les participantes vont parcourir plus de 120 kilomètres lors d’épreuves sportives: course d’orientation, trails de jour et de nuit, canoë-kayak, camp d’entraînement, descente en rappel, parcours de golf et tir à l’arc. (Photo fournie)
Les participantes vont parcourir plus de 120 kilomètres lors d’épreuves sportives: course d’orientation, trails de jour et de nuit, canoë-kayak, camp d’entraînement, descente en rappel, parcours de golf et tir à l’arc. (Photo fournie)
Les participantes vont parcourir plus de 120 kilomètres lors d’épreuves sportives: course d’orientation, trails de jour et de nuit, canoë-kayak, camp d’entraînement, descente en rappel, parcours de golf et tir à l’arc. (Photo fournie)
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Les participantes vont parcourir plus de 120 kilomètres lors d’épreuves sportives: course d’orientation, trails de jour et de nuit, canoë-kayak, camp d’entraînement, descente en rappel, parcours de golf et tir à l’arc. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 09 février 2023

Maroc : des femmes encore plus unies pour La Sahraouiya

  • Comme chaque année, le raid met à l’honneur des femmes de toutes catégories sociales et d’origines diverses réunies dans un même but: se surpasser pour leurs associations
  • Avant de souffler sa dixième bougie, l’année prochaine, la Sahraouiya espère avoir le temps de lancer sa propre plate-forme solidaire

CASABLANCA: Depuis quelques jours, le calme et la quiétude de Dakhla, dans le Sahara, ont laissé place à la compétition. Les quarante binômes féminins de la Sahraouiya ont posé leurs valises dans la splendide baie pour une semaine d’épreuves intenses. Les quatre-vingts concurrentes venues du Maroc, du reste de l’Afrique et d’Europe participent à ce raid sportif et solidaire au profit de différentes associations. 

«D’année en année, la course devient plus difficile. La nouveauté, c’est que les femmes se préparent la Sahraouiya: elles cherchent leurs sponsors, communiquent sur leurs associations, et se préparent physiquement», nous explique Laila Ouachi, organisatrice du raid et présidente de l’association Lagon Dakhla. 

Laila Ouachi
Laila Ouachi, organisatrice du raid et présidente de l’association Lagon Dakhla. (Photo fournie)

Les participantes vont parcourir plus de 120 kilomètres lors d’épreuves sportives: course d’orientation, trails de jour et de nuit, canoë-kayak, camp d’entraînement, descente en rappel, parcours de golf et tir à l’arc. Afin de relever le défi, il y a quelques semaines, les concurrentes ont reçu un guide de préparation à la Sahraouiya. 

Les femmes à l’honneur

Le raid met à l’honneur des femmes de toutes catégories sociales et d’origines diverses réunies dans un même but: se surpasser pour leurs associations. Les deux marraines de l’événement sont Émilie Gomis, basketteuse professionnelle, ambassadrice des JO de Paris, et Rokhaya Diallo, journaliste, auteure et militante féministe. D’autres invitées d’honneur qui partagent les valeurs d’entraide et de solidarité de la Sahraouiya ont rejoint l’aventure: la championne olympique Nawal el-Moutawakel, la chanteuse Louisy Joseph, la comédienne Penda Diouf ou la youtubeuse Ihssane Benalluch.

«À chaque édition, on essaie d’avoir des coups de cœur pour des femmes qui ont un parcours assez exceptionnel, à travers leur vie professionnelle ou leur parcours associatif. Ce qui est intéressant, c’est que la notoriété de la Sahraouiya est bien établie et nous avons des demandes de participation qui viennent de différents pays. Notre slogan est: “Restons unies”.» 

En marge de la course, les «sahraouiyates» participent également à des actions solidaires, à Dakhla et dans sa région. À l’occasion de cette 9e édition, la Sahraouiya a mis l’accent sur la protection des enfants.

Malgré la compétition, la solidarité reste le maître mot de l’aventure. À la fin de l’événement, les participantes repartent avec des chèques qui bénéficieront aux associations qu’elles soutiennent. En marge de la course, les «sahraouiyates» participent également à des actions solidaires, à Dakhla et dans sa région. À l’occasion de cette 9e édition, la Sahraouiya a mis l’accent sur la protection des enfants.

 «Cette année, notre partenaire social est SOS Villages. On va essayer de trouver des fonds pour la construction d’une des maisons, dont les frais s’élèvent à 25 000 euros. Et aussi pour aider la Ligue de la protection de l’enfance et pour l’association Al Amal, qui s’occupe d’enfants atteints d’autisme.»

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Hommage posthume

Le raid ne pouvait pas avoir lieu sans que soit rendu un vibrant hommage à la «marraine de cœur» de la Sahraouiya, Aïcha Ech-Chenna. Décédée en septembre dernier, la figure de la lutte pour le droit des femmes au Maroc a marqué l’événement de son empreinte. Véritable exemple par son engagement envers les mères célibataires et leurs enfants, cette militante a réussi à transmettre le flambeau de son noble combat. 

«Nous continuerons à soutenir son association, Solidarité féminine, parce qu’Aïcha Ech-Chenna restera notre marraine à titre posthume; son nom sera toujours inscrit tant que la Sahraouiya existera», déclare avec émotion Laila Ouachi à Arab News en français. 

Avant de souffler sa dixième bougie, l’année prochaine, la Sahraouiya espère avoir le temps de lancer sa propre plate-forme solidaire, afin de créer un pont entre les partenaires de l’événement et les associations soutenues par le raid depuis sa création. Ainsi, de l’argent pourra être récolté tout au long de l’année afin de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".