Le cinéma français retient son souffle avant la cérémonie des César

Les invités assistent à la 46e édition de la cérémonie des César du cinéma à la salle de concert L'Olympia à Paris le 12 mars 2021 (Photo, AFP).
Les invités assistent à la 46e édition de la cérémonie des César du cinéma à la salle de concert L'Olympia à Paris le 12 mars 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 24 février 2023

Le cinéma français retient son souffle avant la cérémonie des César

  • Les prix les plus prestigieux du cinéma français doivent être remis sur la scène de l'Olympia
  • Un César d'honneur sera remis au réalisateur américain David Fincher («Seven», «Fight Club», «The Social Network», pour l'ensemble de sa carrière

PARIS: Un doublé pour Magimel, le sacre de Virginie Efira ? Le triomphe de Louis Garrel derrière la caméra ou le come-back du réalisateur Dominik Moll ? Les paris sont ouverts jusqu'à la cérémonie des César, vendredi soir.

Les prix les plus prestigieux du cinéma français doivent être remis sur la scène de l'Olympia, au cours d'une 48e cérémonie retransmise à partir de 20H45 sur Canal +.

Qui succédera à Illusions perdues, vainqueur l'an dernier avec sept statuettes, dont celle du meilleur film ? L'Innocent, comédie policière réjouissante signée Louis Garrel, avec Noémie Merlant, fait la course en tête avec 11 nominations.

Juste derrière: La Nuit du 12, un polar de Dominik Moll qui raconte l'enquête impossible sur un féminicide (10 nominations), et "En corps", le dernier Cédric Klapisch, sur la reconstruction d'une danseuse de l'Opéra de Paris, qui lui aussi a su trouver son public en salles au terme d'une nouvelle année délicate pour le cinéma français.

Côté meilleures actrices, Virginie Efira, nommée pour "Revoir Paris" en témoin d'un attentat dans une brasserie parisienne, a toutes ses chances, face notamment à Adèle Exarchopoulos ("Rien à foutre") ou Laure Calamy ("A plein temps").

Chez les interprètes masculins, Louis Garrel et Benoît Magimel sont sur les rangs, le dernier pouvant réaliser un doublé consécutif jamais vu, après avoir déjà remporté l'an dernier la statuette du meilleur acteur pour "De son vivant", avec Catherine Deneuve.

Dans la catégorie des meilleurs réalisateurs, Louis Garrel, Cédric Klapisch et Dominik Moll, déjà césarisé il y a 22 ans pour "Harry un ami qui vous veut du bien", Cédric Jimenez ("Novembre") et Albert Serra ("Pacifiction-Tourment sur les îles") sont en lice.

Une fois de plus, le César de la meilleur réalisation ira donc à un réalisateur, aucune femme cinéaste n'ayant été nommée cette année. Et Tonie Marshall restera la seule réalisatrice de l'histoire du cinéma français à avoir été sacrée pour "Venus Beauté institut"... en 2000.

Prix Alice Guy et Cléopâtre

Une situation d'autant plus délicate pour l'Académie que, dans la catégorie "meilleur film", une seule réalisatrice a vu son oeuvre nommée, "Les Amandiers" de Valeria Bruni Tedeschi, et que la diversité est quasi absente des nominations.

Face à ce déséquilibre encore plus marqué cette année, quelques prix alternatifs décernés ces derniers jours tentent de se faire connaître.

Le 6e prix Alice Guy (du nom de la première cinéaste de l'histoire), décerné à la meilleure réalisatrice, a choisi d'honorer Alice Winocour pour "Revoir Paris" et son concurrent, le prix Cléopâtre, lancé cette année par le magazine français Causette, a été décerné à Alice Diop ("Saint Omer") et Rebecca Zlotowski ("Les enfants des autres").

Au-delà des prix, la cérémonie des César, retransmise sur Canal+, une chaîne qui vient de réaffirmer qu'elle entendait garder sa place de financier majeur du cinéma français, doit une nouvelle fois faire la preuve de sa pertinence.

En plein mouvement social, la soirée sera probablement l'occasion d'une prise de parole sur la réforme des retraites. Mais la cérémonie 2021, où humour déplacé, entre-soi et récriminations des artistes ont créé le malaise, fait encore figure d'épouvantail.

Quant à l'audience, après avoir touché le fond l'an dernier avec 1,3 million de téléspectateurs, peut-elle creuser plus profond ?

Pour tenter de remonter la pente, la présidence de la soirée à l'Olympia a été confiée à Tahar Rahim et la présentation à une équipe collégiale de maîtres et maîtresses de cérémonie, d'Emmanuelle Devos à Eye Haïdara, en passant par Alex Lutz et Ahmed Sylla.

Un César d'honneur sera remis au réalisateur américain David Fincher ("Seven", "Fight Club", "The Social Network", pour l'ensemble de sa carrière.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".