En mai prochain, l’Institut du monde arabe fêtera le 75e anniversaire de la Nakba

«Ce que la Palestine apporte au monde» est le titre de l’exposition programmée du 16 mai au 1er octobre 2023 à l’Institut du monde arabe (IMA). (Photo fournie)
«Ce que la Palestine apporte au monde» est le titre de l’exposition programmée du 16 mai au 1er octobre 2023 à l’Institut du monde arabe (IMA). (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 01 mars 2023

En mai prochain, l’Institut du monde arabe fêtera le 75e anniversaire de la Nakba

  • «Ce que la Palestine apporte au monde» est le titre de l’exposition programmée du 16 mai au 1er octobre 2023 à l’Institut du monde arabe
  • L’exposition proposera aussi le Musée des nuages, un projet virtuel porté par un collectif d’artistes composé de plasticiens et d’habitants de Gaza

PARIS: «Ce que la Palestine apporte au monde» est le titre de l’exposition programmée du 16 mai au 1er octobre 2023 à l’Institut du monde arabe (IMA). À l’initiative d’Elias Sanbar – écrivain, ancien ambassadeur de la Palestine à l’Unesco et président du conseil d’administration du Musée national d’art moderne et contemporain de la Palestine –, avec la collaboration de l’artiste Ernest Pignon-Ernest, quelque quatre cents œuvres seront exposées à l’IMA à l’occasion du 75e anniversaire de la Nakba. Cette collection est composée de dons d’artistes. 

Selon les organisateurs, cet événement donnera «un aperçu de l’effervescence culturelle et artistique que la Palestine ne cesse de provoquer et d’entretenir». Le président de l’IMA, Jack Lang, évoque la vitalité du peuple et des artistes palestiniens. «Vivant en Palestine ou hors de la Palestine, les artistes palestiniens sont exceptionnels et nous souhaitons les mettre en valeur. Le peuple palestinien a en lui des talents, de l’énergie, de la créativité et de l’espérance», affirme-t-il. 

 

Constitué de deux collections modernes et contemporaines, l’une du Musée national de la Palestine et l’autre du musée de l’IMA, l’événement proposera aussi le Musée des nuages, un projet virtuel porté par un collectif d’artistes composé de plasticiens et d’habitants de Gaza. «Ces expositions sont liées par un fil que je pense essentiel, celui de la vitalité de la culture et du peuple palestinien qu’on pense sorti de scène», nous explique Elias Sanbar, commissaire général de l’exposition. Selon lui, il s’agit de véhiculer «l’idée d’un pari sur l’avenir», car, précise-t-il, ces expositions sont axées sur la Palestine actuelle et sur celle qui va venir. «Celle qui vient est annoncée précisément par toutes ces créativités d’artistes et les manifestations que nous allons montrer. […] Cet événement important en termes de manifestation et d’exposition n’est pas consacré à l’histoire palestinienne proprement dite. Ce n’est pas la première fois que la Palestine est présente dans cette institution [l’IMA, NDLR], mais elle a pris une impulsion nouvelle depuis la présidence de Jack Lang», ajoute-t-il.

 

Palestine fantasmée et Palestine réelle

Les organisateurs expliquent qu’un autre chapitre sera consacré à l’exposition de photographies anciennes et contemporaines. «Nous allons mettre en vis-à-vis de magnifiques images colorisées du XIXe siècle, jamais exposées en France, qui sont la quintessence du regard orientaliste d’un pays fabriqué, inventé de toutes pièces – une vision bien sûr dominante tout au long de ce siècle – face à un ensemble d’images d’artistes palestiniens contemporains dont les œuvres créées évoquent la terre réelle avec beaucoup d’autodérision et d’humour», précise Elias Sanbar. 

Marion Slitine est anthropologue de l’art, spécialiste de la sociologie urbaine, chercheuse à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et commissaire associée de l’exposition. Elle nous révèle que l’intérêt de ces photographies réside dans «la mise en regard entre des photographies représentant une terre complètement fantasmée, mythifiée et orientaliste qui reproduit des clichés de la Palestine avec des photographies d’artistes femmes et hommes de Gaza, de Cisjordanie, de Jérusalem et de la diaspora». Elle poursuit: «Ces derniers ont voulu créer à partir de la relation aux territoires et à la terre – une terre réelle où ils habitent et qui, grâce à leur créativité, offre une image assez nouvelle, alternative et très différente de ce que l’on peut voir de la Palestine.»

 

De juin à septembre 2023, l’exposition proposera un programme culturel très varié avec l’organisation de concerts, de colloques, d’ateliers, de projections cinématographiques et de rencontres littéraires. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".