Art Dubaï lance sa 16e édition avec environ 130 galeries de plus de 40 pays

La principale plate-forme mondiale pour l’art et les artistes du Moyen-Orient et des pays du Sud, Art Dubaï, a lancé sa 16e édition le 1ermars 2023 avec environ 130 galeries de plus de 40 pays. (WAM)
La principale plate-forme mondiale pour l’art et les artistes du Moyen-Orient et des pays du Sud, Art Dubaï, a lancé sa 16e édition le 1ermars 2023 avec environ 130 galeries de plus de 40 pays. (WAM)
La 16e édition d’Art Dubaï présente des galeries réparties dans quatre sections principales: contemporain, moderne, bawwaba, et Art Dubai Digital. (WAM)
La 16e édition d’Art Dubaï présente des galeries réparties dans quatre sections principales: contemporain, moderne, bawwaba, et Art Dubai Digital. (WAM)
Short Url
Publié le Mercredi 01 mars 2023

Art Dubaï lance sa 16e édition avec environ 130 galeries de plus de 40 pays

  • La foire 2023 comprend plus de 30 nouveaux participants, et le programme des galeries est composé à plus de 60% d’œuvres réalisées par des artistes issus des pays du Sud
  • «Nous sommes fiers d’être plus qu’une foire artistique: nous sommes un incubateur de talents», a souligné Benedetta Ghione, la directrice exécutive d’Art Dubaï

DUBAÏ: La principale plate-forme mondiale pour l’art et les artistes du Moyen-Orient et des pays du Sud, Art Dubaï, a lancé sa 16e édition mercredi avec environ 130 galeries de plus de 40 pays.

Ouvert pour les avant-premières VIP les 1er et 2 mars, et pour le public entre le 3 et le 5 mars, Art Dubai présente des galeries réparties dans quatre sections principales: contemporain, moderne, bawwaba, et Art Dubaï Digital, a rapporté l’Agence de presse émiratie (WAM).

La directrice exécutive d’Art Dubaï, Benedetta Ghione, a rappelé que l’organisation a toujours essayé de redéfinir ce qu’une foire artistique peut être. Elle a précisé que le programme élargi de cette année reflétait pleinement le rôle de point de rencontre d’Art Dubaï pour les industries créatives de la région, dans les secteurs commercial et à but non lucratif.

«En tant qu’organisation indépendante, nous sommes fiers d’être plus qu’une foire artistique: nous sommes un incubateur de talents, un catalyseur de l’économie créative de Dubaï, un rassembleur de grands esprits et un point d’entrée dans cet écosystème dynamique pour le secteur culturel au sens large», a souligné Mme Ghione.

Organisé sous le patronage du vice-président des Émirats arabes unis (EAU), cheikh Mohammed ben Rachid al-Maktoum, Art Dubaï se tient à Madinat Joumeirah, à Dubaï.

Le programme de partenariat à but non lucratif de la plate-forme, qui inclut des œuvres nouvellement commandées à des artistes de renom, est tout aussi ambitieux. En outre, un programme d’éducation et de leadership élargi fait de cette édition la plus importante et la plus complète de la foire à ce jour.

De son côté, le directeur artistique, Pablo del Val, a noté qu’Art Dubaï était un lieu de découverte et de célébration des nouvelles tendances, de création et de facilitation des conversations, et de célébration de la force de la production créative dans les pays du Sud.

«Art Dubaï est une foire artistique véritablement internationale, ce qui se reflète dans la qualité et la répartition géographique des galeries participantes cette année», a ajouté M. Del Val. La foire 2023 comprend plus de 30 nouveaux participants, et le programme des galeries est composé à plus de 60% d’œuvres réalisées par des artistes issus des pays du Sud, réaffirmant ainsi la position d’Art Dubai comme principale place de marché pour l’art de cette région en plein développement.

Art Dubai Contemporary présente le meilleur de l’art contemporain avant-gardiste, provenant de 76 galeries de 34 pays, en mettant l’accent sur l’art et les artistes originaires des pays du Sud.

La 16e édition accueille 14 nouveaux exposants et 12 galeries qui reviennent à Art Dubai après une interruption. De même, la foire accueillera 24 galeries basées à Dubaï, le plus grand nombre à ce jour, ce qui reflète l’écosystème artistique florissant de Dubaï et son importance croissante en tant que centre mondial de la créativité et de la culture.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Art Dubai: un hub pour l’art africain
Par Rebecca Anne Proctor -
Spécial
Que va proposer Art Dubai cette année?
Par Roya Almously/Hams Saleh -

Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".