Islem Hemaida, la nouvelle vague de créateurs de contenus algériens

Islem Hemaida. (Photo fournie)
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Islem Hemaida, la nouvelle vague de créateurs de contenus algériens

  • Islem Hemaida guide les jeunes Algériens qui veulent étudier ou travailler à l’étranger dans le parcours difficile qui les attend une fois qu’ils sont arrivés dans un nouveau pays
  • Le jeune homme explique que son but est de devenir, à sa façon, le chef de file de cette nouvelle mouvance, plus altruiste, de créateurs de contenus maghrébins

ALGER: Dans une ère dominée par la culture des influenceurs numériques, des milliers d’individus ont réussi à se faire connaître, à être appréciés par les internautes et à créer une communauté, notamment dans les domaines de la mode, du gaming, de la beauté, du sport et de la comédie. 

Cependant, il est beaucoup plus rare de trouver parmi eux des personnes qui usent de cette influence à des fins pédagogiques et réellement utiles. Arab News en français a rencontré l’un de ces créateurs de contenus hors du commun. 

Islem Hemaida est un jeune Algéro-Canadien de 27 ans qui vit à Montréal depuis six ans.

Sa spécialité? Il guide les jeunes Algériens qui veulent étudier ou travailler à l’étranger dans le parcours difficile qui les attend, avec son lot de documents administratifs, une fois qu’ils sont arrivés dans un nouveau pays – en l’occurrence, le Canada.

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Habitué à documenter sa vie sur les réseaux sociaux, comme beaucoup de jeunes de sa génération, Islem prend plaisir à partager les bons et les mauvais moments qui rythment sa vie et ses procédures. (Photo fournie)

Arrivé au Québec en 2017, Islem est parvenu à devenir citoyen canadien au fil du temps. Lorsqu’il débarque sur le continent américain, il n’a qu’un visa d’étude; il est ensuite détenteur d’un visa de travail et entreprend enfin les démarches nécessaires pour obtenir la nationalité du pays à la feuille d'érable.

«Durant ce processus, j’ai cherché des personnes qui avaient le même parcours que moi pour m’aider, des jeunes étudiants qui veulent bien partager leur expérience et aborder le sujet de la paperasserie et de l’aspect administratif, mais c’est difficile à trouver», se souvient Islem. 

C’est ainsi que celui qui avait pour ambition de faire des études de journalisme a l’idée de produire lui-même des vidéos dans lesquelles il partage des conseils pratiques susceptibles d’aider réellement les étudiants qui cherchent à s’installer à l’étranger.

«Durant cette période, mon objectif était de régulariser ma situation au Québec. Pour cela, je devais obtenir mon diplôme d'études professionnelles [DEP]. J’en ai profité pour améliorer mon anglais afin de m’adapter au mieux à ce pays bilingue», raconte le jeune homme. 

Habitué à documenter sa vie sur les réseaux sociaux, comme beaucoup de jeunes de sa génération, Islem prend plaisir à partager les bons et les mauvais moments qui rythment sa vie et ses procédures. 

«J’ai toujours été suivi par une communauté importante. Comme ma plate-forme prenait de l’ampleur, j’ai décidé de créer du contenu utile à la communauté algérienne et maghrébine.»

«Le public auquel je m’adresse dans mes vidéos, c'est une communauté de jeunes Algériens, Marocains et Tunisiens de l’autre côté de l’Atlantique qui aspirent à étudier ou à vivre à l’étranger», explique-t-il.

Dans ses vidéos, il évoque son expérience de l’immigration, ses études, sa recherche d’emploi et propose des bons plans. 

«La vidéo qui m’a valu trois millions de vues donnait des informations sur la manière de trouver rapidement du travail au Canada et postuler ensuite pour une résidence, ce qui prouve qu’il y a un réel engouement autour de ce sujet», confie-t-il, enthousiaste.

Il ajoute, plein d’humilité: «Je ne suis ni un consultant ni un professionnel, mais je tenais à aider les gens de mon âge, à ma façon, en partageant des informations qui peuvent s’avérer précieuses – de celles qui m’auraient été utiles lors de mon arrivée dans la province québécoise.»

Le jeune homme, qui vient du quartier de Belcourt, à Alger, confie avec un brin de patriotisme dans la voix avoir pour ambition de rentrer en Algérie afin de partager les connaissances qu’il a acquises. Il espère ouvrir un bureau de consultation ou de traitement de dossiers destiné aux jeunes Algériens qui ont été dans sa situation. Il aimerait se déplacer à l’étranger dans le cadre de ses études pour trouver un travail ou s’y installer. 

Suivi par presque un demi-million de personnes sur son compte Instagram (@islem.funny) et TikTok (@islem_funny), Islem reconnaît qu’il n’aime pas beaucoup le terme d’«influenceur», parfois mal perçu en Algérie. 

Pourtant, il explique que son but est de devenir, à sa façon, le chef de file de cette nouvelle mouvance, plus altruiste, de créateurs de contenus maghrébins. 

Ces derniers véhiculent un message positif; ils apportent une aide et des conseils utiles, voire indispensables à une jeune communauté algérienne à l’étranger qui est peu familiarisée aux rouages parfois compliqués des formalités administratives. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".