L’Organisation mondiale du tourisme décerne à la Vieille Ville d’AlUla le prix du meilleur village touristique

Des délégués et des représentants internationaux se réunissent à Maraya, dans la région d’AlUla, pour la cérémonie des meilleurs villages touristiques organisée par l’OMT. (Photo AN/Abdelrahmane ben Shalhoub)
Des délégués et des représentants internationaux se réunissent à Maraya, dans la région d’AlUla, pour la cérémonie des meilleurs villages touristiques organisée par l’OMT. (Photo AN/Abdelrahmane ben Shalhoub)
La princesse Haifa bent Mohammed al-Saoud, Ahmed al-Khatib et Zurab Pololikashvili lors de la cérémonie des meilleurs villages touristiques organisée par l’OMT à AlUla. (Photo AN/Abdelrahmane ben Shalhoub)
La princesse Haifa bent Mohammed al-Saoud, Ahmed al-Khatib et Zurab Pololikashvili lors de la cérémonie des meilleurs villages touristiques organisée par l’OMT à AlUla. (Photo AN/Abdelrahmane ben Shalhoub)
L’événement de l’OMT s’est tenu au Maraya Concert Hall à AlUla. (Photo AN/Abdelrahmane ben Shalhoub)
L’événement de l’OMT s’est tenu au Maraya Concert Hall à AlUla. (Photo AN/Abdelrahmane ben Shalhoub)
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Publié le Mardi 14 mars 2023

L’Organisation mondiale du tourisme décerne à la Vieille Ville d’AlUla le prix du meilleur village touristique

  • L’événement visait à mettre en lumière les réalisations dans le domaine du tourisme et quelque trente-deux sites ont reçu des prix
  • «Nous allons rendre la région d’AlUla plus innovante et plus inclusive. Le tourisme est le meilleur secteur pour y parvenir», explique Amr al-Madani, PDG de la Commission royale pour AlUla

ALULA: La Vieille Ville d’AlUla s’est vu décerner le titre de meilleur village touristique par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) des nations unies. 

L’événement de l’OMT s’est tenu au Maraya Concert Hall. Son thème était le suivant: «Tourisme – changer des vies». 

La Vieille Ville d’AlUla compte neuf cents maisons, cinq cents boutiques et cinq places publiques. 

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Le village de Lamas, au Pérou, a remporté un prix à AlUla lors de la cérémonie de l’OMT des meilleurs villages de 2022. (Photo AN/Abdelrahmane ben Shalhoub) 

L’événement visait à mettre en lumière les réalisations dans le domaine du tourisme et quelque trente-deux sites ont reçu des prix. 

Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed al-Khatib, a précisé que les villages avaient été récompensés pour leur ferme engagement en faveur de la durabilité économique, sociale et environnementale, conformément aux objectifs de développement durable des Nations unies et parce qu’ils avaient adopté le développement du tourisme comme un moteur clé de transformation positive. 

«L’objectif principal de l’initiative est d’aider les communautés locales, en particulier les villages, à créer des revenus pour les communautés grâce à de nouveaux emplois, à l’éducation, à l’innovation et à l’investissement.» 

Zurab Pololikashvili, secrétaire général de l’OMT

Le secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré à Arab News que l’objectif principal de l’initiative est d’aider les communautés locales, en particulier les villages, à créer des revenus pour les communautés grâce à de nouveaux emplois, à l’éducation, à l’innovation et à l’investissement. 

Il a ajouté: «Nous sommes très heureux de rassembler plus de quarante pays. Des ambassadeurs, des ministres, des représentants des villages, des maires et des responsables du secteur privé sont présents.» 

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L’écovillage de Choke Mountains, en Éthiopie, a reçu un prix à AlUla lors de la cérémonie de l’OMT des meilleurs villages de 2022. (Photo AN/Abdelrahmane ben Shalhoub) 

«Cela signifie que le tourisme a le pouvoir de rassembler les gens et de rapprocher les pays. Je suis sûr que, après cet événement, nous obtiendrons d’excellents résultats et que nous aurons de plus en plus de meilleurs villages dans les deux ou trois prochaines années.» 

Le tourisme international a retrouvé 63% de ses niveaux d’avant la pandémie en 2022, selon l’OMT. 

M. Pololikashvili a affirmé que l’accessibilité et le fait de rendre le tourisme plus abordable figurent parmi les principaux objectifs à l’avenir. 

«Nous coopérons avec les gouverneurs et les gouvernements locaux pour aider à mettre en place de nouvelles et anciennes destinations et à créer de nouveaux emplois», a-t-il indiqué. 

Au sujet de l’avenir, Amr al-Madani, PDG de la Commission royale pour AlUla, s’est exprimé en ces termes: «Nous allons rendre la région d’AlUla plus innovante et plus inclusive. Le tourisme est le meilleur secteur pour y parvenir.» 

«Les gens sont intelligents; ils ont vécu ici. Comment créer de la richesse, comment mettre en place les conditions propices à l’agriculture? En réalité, nous autres décideurs pourrions parfois tirer davantage d’enseignements de la part de la communauté locale.» 

«Ils feront des erreurs et nous en ferons aussi. Ensemble, nous renforcerons nos compétences collectives. Cependant, nous sommes prêts à créer de nouveaux types de magasins, de nouvelles technologies et de nouvelles expertises.» 

Carmen Roberts, présentatrice de The Travel Show, sur la BBC, a fait savoir à Arab News que la manière dont le public perçoit le tourisme avait radicalement changé depuis la pandémie. 

«Je crois que tout a été réinitialisé. Je pense que les gens recherchent plus d’authenticité. Ils veulent sortir des sentiers battus. Je pense que le tourisme de masse a fait son temps», a-t-elle souligné. 

«Les gens recherchent ce petit plus, mais ils manquent de temps. Pour eux, le temps, c’est de l’argent, et ils ne veulent pas le perdre en se rendant dans un endroit qui n’est pas durable.» 

Carmen Roberts a évoqué sa visite à Zell am See, une ville des Alpes autrichiennes qui a également reçu un prix lors de la cérémonie. Elle a expliqué à Arab News qu’elle soutiendrait le tournage d’une série sur ces lieux. 

«C’est remarquable que de si petites localités rurales soient ainsi reconnues», a-t-elle déclaré. 

«Je pense que ce serait une série fantastique et fascinante. Se rendre dans ces villages, voir de quelle manière ils s’ouvrent au monde, c’est très important.» 

«Alors, comment faire de la promotion? Est-ce que le tourisme rural est difficile à vendre? Avant, j’aurais répondu oui, mais je pense désormais qu’il existe un véritable changement au niveau de ce que les gens attendent de leurs vacances.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.