Un jeune garçon saoudien surprend les touristes avec ses capacités de communication

Omar al-Ansari avec des touristes à Al-Balad, Djeddah. (Photo fournie)
Omar al-Ansari avec des touristes à Al-Balad, Djeddah. (Photo fournie)
Omar avec son joueur préféré, Carrillo, d'Al-Hilal. (Photo fournie)
Omar avec son joueur préféré, Carrillo, d'Al-Hilal. (Photo fournie)
Omar avec le ministre du Tourisme, Ahmed al-Khateeb, à AlUla. (Photo fournie)
Omar avec le ministre du Tourisme, Ahmed al-Khateeb, à AlUla. (Photo fournie)
Omar avec sa sœur et son père. (Photo fournie)
Omar avec sa sœur et son père. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Mercredi 22 mars 2023

Un jeune garçon saoudien surprend les touristes avec ses capacités de communication

  • L'histoire d'Al-Ansari a commencé lorsque son père et lui ont été filmés dans une vidéo publiée par un journaliste péruvien, laquelle est ensuite devenue virale au Qatar pendant la Coupe du monde
  • Ses vidéos d’AlUla et la renommée qui en découle ont attiré l'attention du ministre saoudien du Tourisme, qui a fait l’éloge de son rôle dans la promotion du pays

DJEDDAH: Omar Al-Ansari, un jeune garçon de 13 ans, est devenu une célébrité sur Internet en Arabie saoudite après être apparu dans plusieurs vidéos virales, dans lesquelles il s’exprime dans un anglais parfait et montre à des groupes de touristes étrangers les sites culturels d'AlUla et les quartiers historiques de Djeddah.

L'histoire d'Al-Ansari a commencé lorsque son père et lui ont été filmés dans une vidéo publiée par un journaliste péruvien, laquelle est ensuite devenue virale au Qatar pendant la Coupe du monde

Al-Ansari a affirmé à Arab News: «Nous sommes allés au Qatar pour soutenir notre équipe nationale, mais nous n'avons pas pu obtenir de billets, alors nous nous sommes rendus dans un restaurant pour regarder le match et nous avons rencontré un journaliste péruvien qui s'est assis avec nous pour regarder ce match entre l’Arabie saoudite et l’Argentine.

«Le journaliste a commencé à nous poser des questions sur notre équipe nationale de football et notre culture, et je lui ai expliqué la richesse de notre culture et la chaleureuse hospitalité que nous avons envers les visiteurs étrangers.»

Un ami du journaliste a enregistré la conversation et l'a publiée sur une plate-forme de réseaux sociaux, mais Al-Ansari ne s'attendait pas à ce que cette vidéo se propage de cette façon. Elle a été traduite en arabe et vue plus de 800 000 fois.

Al-Ansari et son père sont rentrés chez eux après quelques jours au Qatar et ont réalisé que la vidéo était devenue virale.

Elle avait également attiré l'attention des responsables de la Fédération saoudienne de football qui ont ramené Al-Ansari et son père au Qatar pour qu’ils puissent continuer à soutenir l'équipe nationale.

Sa capacité à bien parler l’anglais a poussé Al-Ansari à promouvoir le tourisme en Arabie saoudite alors qu'il poursuit ses études.

Il a indiqué à Arab News: «J'appartiens à l'Arabie saoudite et mon objectif est d’offrir le meilleur service à toutes les personnes souhaitant visiter mon pays, et leur fournir des informations touristiques.»

Le fait de rencontrer des touristes ne fera qu’améliorer les compétences linguistiques d'Al-Ansari lorsqu’il transmettra sa connaissance des sites culturels et historiques du Royaume.

Il met à profit sa passion pour l'Histoire – et son style particulier – pour servir son pays de manière positive. Il est devenu un guide qui initie les touristes étrangers à la culture et à l'histoire de la région d'AlUla.

Il raconte: «L'idée m'est venue lors d'une visite dans la région d'AlUla avec mon père. Je lui ai proposé de recueillir les avis des touristes étrangers dans la région à la suite de l'augmentation importante de la fréquentation du site, grâce aux efforts du gouvernement pour développer la région.»

Ses vidéos d’AlUla et la renommée qui en découle ont attiré l'attention du ministre saoudien du Tourisme, qui a fait l’éloge de son rôle dans la promotion du pays.

Al-Ansari a ajouté: «J'ai été très heureux de rencontrer le ministre du Tourisme [Ahmed al-Khateeb] qui m'a encouragé à faire davantage de vidéos avec les touristes.»

Al-Ansari admet qu'il était étonné par le soutien du public et la réaction positive à ses vidéos.

Les personnes qui ont visionné la vidéo ont été impressionnées par sa capacité à bien parler l’anglais et par la façon dont il mène ses interviews. Ils l'encouragent à poster un plus grand nombre de vidéos.

Après avoir conquis le monde de l'internet et des médias, son ambition est désormais de devenir un ambassadeur du Royaume pour le tourisme.

Al-Ansari, qui étudie actuellement en troisième année intermédiaire à Djeddah, a révélé le secret de sa maîtrise de la langue anglaise.

Il a confié: «J'ai appris l’anglais alors que je voyageais avec mon père lorsqu'il étudiait aux États-Unis, grâce à une bourse, en 2014. J'avais 5 ans.»

Jolan, la sœur d'Al-Ansari, âgée de 8 ans, a affirmé: «J'ai été heureuse de voir mon frère attirer toute l'attention des personnes qui ont visionné la vidéo ainsi que celle des médias, et j'espère qu'un jour je deviendrai comme lui.»

Al-Ansari a indiqué: «Ce que je fais, c'est délivrer un message au monde sur les sites importants que comprend le Royaume, que ce soit dans les domaines du tourisme, de la culture ou du sport.»

Son père, Essam al-Ansari, a confié à Arab News qu’il était fier de son fils et qu’il espérait qu'un jour Omar occuperait un poste prestigieux tout en servant son pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".