Ukraine: «attaque massive» de missiles russes dans l'est, Zelensky salue la résistance ukrainienne

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à gauche), entouré du premier ministre slovène Robert Golob et de la présidente de la Moldavie Maia Sandu (à gauche), ainsi que le Premier ministre croate Andrej Plenkovic (3ème à droite) et le Premier ministre slovaque Eduard Heger (à droite), s'entretiennent avec des habitants avant une cérémonie marquant le premier anniversaire du retrait des troupes russes de la ville ukrainienne de Boutcha, à Boutcha, près de Kiev, le 31 mars 2023. (PHOTO AFP / HANDOUT / SERVICE DE PRESSE DE LA PRESIDENCE UKRAINIENNE)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à gauche), entouré du premier ministre slovène Robert Golob et de la présidente de la Moldavie Maia Sandu (à gauche), ainsi que le Premier ministre croate Andrej Plenkovic (3ème à droite) et le Premier ministre slovaque Eduard Heger (à droite), s'entretiennent avec des habitants avant une cérémonie marquant le premier anniversaire du retrait des troupes russes de la ville ukrainienne de Boutcha, à Boutcha, près de Kiev, le 31 mars 2023. (PHOTO AFP / HANDOUT / SERVICE DE PRESSE DE LA PRESIDENCE UKRAINIENNE)
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Publié le Lundi 03 avril 2023

Ukraine: «attaque massive» de missiles russes dans l'est, Zelensky salue la résistance ukrainienne

  • Cet anniversaire macabre est intervenu au lendemain de la prise par la Russie de la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU
  • Sur le terrain, des affrontements acharnés se poursuivent autour de Bakhmout

KOSTIANTYNIVKA: Une "attaque massive" de missiles russes a fait dimanche six morts dans des quartiers d'habitation de Kostiantynivka, près de Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine, dont le président Volodymyr Zelensky a salué la résistance face à "la plus grande force contre l'humanité de notre temps".

Le chef de l'État s'exprimait à l'occasion de la découverte il y a un an de corps de civils tués à Boutcha, une ville près de Kiev devenue un symbole des atrocités commises par les Russes. Ces derniers ont quant à eux démenti à plusieurs reprises toute implication, évoquant une "mise en scène" des Ukrainiens et de leurs alliés.

Cet anniversaire macabre est intervenu au lendemain de la prise par la Russie de la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU, où elle fait face aux Occidentaux qui l'ont mise au ban des nations après le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine.

Sur le terrain, des affrontements acharnés se poursuivent autour de Bakhmout qui est depuis des mois à l'épicentre des combats.

La situation dans la région "est toujours très tendue", a souligné dimanche la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Maliar. "L'ennemi essaie d'engager non seulement les combattants de (l'organisation paramilitaire) Wagner, mais aussi des unités de parachutistes professionnels. Des pertes en hommes excessivement élevées n'arrêtent pas l'ennemi", a-t-elle ajouté.

La Russie "continue de concentrer le gros de ses efforts sur la conduite d'actions offensives dans les secteurs de Lyman, Bakhmout, Avdiïvka et Mariïnka", a relevé dans la soirée l'état-major de l'armée ukrainienne, assurant que "de nombreuses attaques ennemies" contre Bakhmout ont été repoussées dimanche.

«Des civils ordinaires»

Le même jour, à environ 27 km de cette cité en ruines, à Kostiantynivka, un bombardement russe a fait six morts, trois hommes et trois femmes, et onze blessés, ont annoncé les autorités ukrainiennes.

Ce sont "juste des quartiers d'habitation", "des civils ordinaires d'une ville ordinaire du Donbass" qui ont été visés, a réagi le président Zelensky.

Des journalistes de l'AFP y ont vu un vaste cratère dans une cour et des fenêtres brisées du rez-de-chaussée aux étages supérieurs dans deux bâtiments de 14 étages, tandis que les toits de maisons voisines étaient fracassés.

La police a affirmé que la Russie avait procédé dans la matinée à une "attaque massive", soit six frappes de missiles S-300 et Ouragan

"Seize immeubles d'habitation, huit résidences privées, un jardin d'enfants, un bâtiment administratif, trois voitures et un gazoduc", ont au total été touchés, a-t-elle souligné.

Lilia, une étudiante en psychologie de 19 ans rencontrée devant son immeuble fortement endommagé, des éclats de verre tombant encore des fenêtres pendant qu'elle parlait, s'est dite "choquée".

"J'ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir été à la maison à ce moment-là", a-t-elle confié.

Nina, une retraitée, constatait les dégâts causés à son appartement au rez-de-chaussée d'un bâtiment datant de l'ère soviétique. Elle n'était pas non plus chez elle lorsque les explosions se sont produites.

"Les portes intérieures et la porte d'entrée ont été soufflées. Un mur de séparation interne s'est brisé. Il ne reste plus une seule fenêtre", a-t-elle expliqué.

Des tirs de mortier ont par ailleurs fait deux morts dans la région de Soumy (nord-est), a déploré Volodymyr Zelensky.

«Arrêter le terrorisme russe»

"Ce ne sont là que quelques exemples des dizaines de bombardements chaque jour. Il n'y a qu'un seul moyen d'arrêter le terrorisme russe et de rétablir la sécurité dans toutes nos villes et communautés (...). Et cette voie est une victoire militaire de l'Ukraine", a-t-il poursuivi.

"Un jour viendra où nous dirons : le dernier occupant a fui ou a été tué" dans l'est ou le sud, la péninsule unilatéralement annexée en 2014 par Moscou de "Crimée sera à nouveau libre et sécurisée. L'Ukraine reprendra tout ce qui lui appartient", a conclu le chef de l'État.

"Peuple Ukrainien ! Vous avez arrêté la plus grande force contre l'humanité de notre temps. Vous avez arrêté une force qui méprise et veut détruire tout ce qui a de l'importance pour les gens", s'était quelques heures plus tôt exclamé M. Zelensky sur Telegram, un an après la découverte de nombreux cadavres à Boutcha à l'issue du retrait des militaires russes.

Le 2 avril 2022, des journalistes de l'AFP avaient vu dans cette localité les cadavres de vingt hommes, dont l'un avait les mains liées dans le dos, en plus de carcasses calcinées de véhicules et de maisons détruites.

Des scènes qui avaient provoqué une onde de choc dans le monde entier.

Ce même dimanche, en Russie, un blogueur militaire russe connu -Vladlen Tatarskiï-, fervent défenseur de l'offensive militaire en Ukraine, a été tué par "un engin explosif" dans un café de Saint-Pétersbourg. Vingt-cinq personnes ont été blessées.

"Les journalistes russes ressentent constamment la menace de représailles du régime de Kiev", a peu après lancé le ministère russe des Affaires étrangères, assurant que Vladlen Tatarskiï était "dangereux" pour l'Ukraine.

"Les araignées se dévorent les unes les autres dans un bocal. La question de savoir quand le terrorisme intérieur deviendrait un instrument de lutte politique intérieure n'était qu'une question de temps", a quant à lui commenté Mikhaïlo Podoliak, un conseiller du président ukrainien, prédisant que des "troubles" se produiront inévitablement sur le sol russe.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.