À la table de Dima El-Aref pour le ramadan

Les plateaux martelés en argent, cuivre, ou bronze sont de mise et pour les fleurs en cette période de l’année (Photo fournie).
Les plateaux martelés en argent, cuivre, ou bronze sont de mise et pour les fleurs en cette période de l’année (Photo fournie).
Les plateaux martelés en argent, cuivre, ou bronze sont de mise et pour les fleurs en cette période de l’année (Photo fournie).
Les plateaux martelés en argent, cuivre, ou bronze sont de mise et pour les fleurs en cette période de l’année (Photo fournie).
Les plateaux martelés en argent, cuivre, ou bronze sont de mise en cette période de l’année (Photo fournie).
Les plateaux martelés en argent, cuivre, ou bronze sont de mise en cette période de l’année (Photo fournie).
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Publié le Mardi 04 avril 2023

À la table de Dima El-Aref pour le ramadan

  • En cette période particulière de l’année où l’on se retrouve pour jeûner et prier, mais aussi pour partager autour d’une table un moment de plaisir et de convivialité, la présentation des mets revêt une grande importance
  • «La touche dorée est également de mise, ainsi que les accessoires qu’on associe au ramadan tels que la lune, le croissant, et les lanternes qui rappellent le caractère sacré de cette fête»

BEYROUTH : Sa « table » rencontre un vif succès à Beyrouth et à Dubaï. Dynamique, talentueuse et passionnée de design, Dima El-Aref se lance dans l’aventure de l’art de la table il y a une dizaine d’années. Face au succès de ses décorations, le passe-temps occasionnel se transforme en travail à plein temps et Dima el-Aref passe maître dans l’art de sublimer une table.

À l’occasion du ramadan, Arab News en français a recueilli les conseils, les astuces et les recommandations de cette professionnelle de l’organisation de réceptions – notamment celles à caractère singulier et intimiste – dont le compte Instagram, « La Table de Dima », déploie des tables de rêve qui réinventent les notions de partage et de convivialité. De la palette de couleurs aux sets de table, de la disposition des plats aux choix des fleurs, des bougies et autres accessoires, Dima el-Aref ne laisse rien au hasard. Elle va d’ailleurs inaugurer dans un futur proche un espace au charme particulier puisqu’il s’agit d’ «une maison patrimoniale nichée au cœur d’Achrafieh à Beyrouth», où les clients pourront bénéficier de conseils personnalisés, découvrir des collaborations avec des designers ou encore privatiser le lieu pour des réceptions «clés en main».

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Qu’il s’agisse d’un iftar familial ou professionnel, il est important que l’hôte y appose sa touche personnelle et que les invités se sentent à l’aise (Photo fournie).

En cette période particulière de l’année où l’on se retrouve pour jeûner et prier, mais aussi pour partager autour d’une table un moment de plaisir et de convivialité, la présentation des mets revêt une grande importance. «Qu’il s’agisse d’un iftar familial ou professionnel, il est important que l’hôte y appose sa touche personnelle et que les invités se sentent à l’aise», confie Dima.

« Pour dresser une table, je m’inspire en premier des objets du quotidien et des objets que le/la client-e possède déjà. Une assiette décorée, un vase coloré, des fleurs, tout est sujet pour créer une scénographie de table », précise l’experte.

« Il est aussi essentiel d’être à l’écoute de la personne qui reçoit, de voir ce qu’elle possède déjà comme vaisselle et objets de décoration, de découvrir le domicile ou l’espace où va avoir lieu l’iftar et de choisir parmi tout cela des éléments de décoration dont les couleurs sont en harmonie avec celles de l’espace en question », indique Dima el-Aref. « Je travaille sur l’ensemble du lieu, l’entrée, le jardin et même les WC !», précise l’experte.

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Quant à la décoration florale du domicile ou de la table, la palette est choisie en fonction de la conception et des couleurs de la vaisselle (Photo fournie).

« La touche dorée est également de mise, accompagnée d’accessoires qu’on associe au ramadan depuis des centaines d’années : la lune, le croissant, les lanternes et les bougies qui rappellent le caractère sacré de cette fête », précise-elle. « Les plateaux martelés en argent, cuivre, ou bronze sont de mise et pour les fleurs en cette période de l’année j’utilise le Jasmin et la fleur d’oranger » explique l’experte qui avoue aussi utiliser des fruits en guise de décorations tels que les dattes, incontournables et symboliques en cette période.  « Même si le traditionnel est de mise il y a aujourd’hui de plus en plus de personnes -notamment les jeunes- qui recherchent des tables de Ramadan modernes en faisant du mix and match ou en utilisant la couleur noire », poursuit Dima El Aref. « Il n’y a plus de règle déterminée mais une chose est sûre c’est que lorsqu’on parle d’une table d’Iftar elle est synonyme de riche, et surtout elle est belle à voir ». « Le petit plus de ses tables ? la personnalisation. « Cela peut être un message posé sur l’assiette, ou un menu ou un nom joliment écrit. Une petite touche en plus suffit pour faire la différence et honorer ses invités ».

 

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Une petite touche personnalisée en plus suffit pour faire la différence et honorer ses invités (Photo fournie)

« Quant à la décoration florale du domicile ou de la table, je choisis la palette en fonction de la conception et des couleurs de la vaisselle. D’ailleurs, il n’est pas indispensable de la changer pour l’Aïd si vous n’avez pas le budget : il vous suffit de modifier les arrangements floraux et le tour est joué », souligne-t-elle.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".