Pays-Bas : un train percute une grue faisant un mort et une trentaine de blessés

Le train orange vif décoré des couleurs nationales néerlandaises rouge-blanc-bleu et d'un logo avec le texte "From B to A" (de Beatrix à Alexander) arrive à la gare de Hollands Spoor, à La Haye, aux Pays-Bas. (Photo, AFP)
Le train orange vif décoré des couleurs nationales néerlandaises rouge-blanc-bleu et d'un logo avec le texte "From B to A" (de Beatrix à Alexander) arrive à la gare de Hollands Spoor, à La Haye, aux Pays-Bas. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 04 avril 2023

Pays-Bas : un train percute une grue faisant un mort et une trentaine de blessés

  • «Une personne est décédée et au moins trente autres ont été blessées. Onze personnes ont été recueillies chez des riverains, tandis que les blessés graves ont été transportés à l'hôpital »
  • Ce train à deux étages qui transportait une soixantaine de voyageurs a déraillé vers 03H30 (01H30 GMT) après avoir heurté des équipements de construction sur la voie dans la petite ville de Voorschoten

VOORSCHOTEN: Un train de voyageurs a percuté tôt mardi une grue avant de dérailler près de La Haye aux Pays-Bas, tuant un ouvrier et faisant une trentaine de blessés dans le pire accident ferroviaire du pays depuis plusieurs années.

Le train à deux étages reliant Leiden à La Haye, avec environ 50 passagers à bord, a déraillé près du village de Voorschoten vers 03H30 (01H30 GMT), finissant en partie dans un champ.

C'est un "miracle" qu'il n'y ait pas eu plus de morts dans l'accident impliquant une grue qui se trouvait sur les rails pour des travaux de maintenance sur deux des quatre voies, a déclaré la secrétaire d'État à l'Infrastructure, Vivianne Heijnen.

La grue a d'abord été percutée par un train de marchandises qui venait en sens inverse. Le train de voyageurs a ensuite heurté la grue accidentée et déraillé. Un de ses wagons a été projeté dans un champ et d'autres sont sortis des rails, a expliqué Mme Heijnen dans une lettre au Parlement.

Des personnes habitant près du lieu de l'accident, à environ huit kilomètres au nord de La Haye, ont accueilli des blessés et participé aux secours.

"Nous avons d'abord entendu une explosion, puis une autre beaucoup plus intense", a déclaré à l'AFP Chris van Engelenburg, un riverain de 36 ans. "Puis nous avons entendu des gens crier", a-t-il ajouté.

Un autre habitant, Jaron Ooms, 45 ans, a déclaré avoir "entendu une détonation très forte" et précisé que sa "maison avait commencé à trembler fortement".

Le conducteur de la grue, un employé de l'entreprise de construction BAM, a été tué, a indiqué cette société, et 30 personnes ont été blessées. Trois d'entre elles se trouvaient en soins intensifs dans un état "très grave mais stable", selon des médias locaux.

"Jour noir"

Une enquête pénale a été ouverte, ont annoncé la police et le parquet néerlandais. Les autorités ferroviaires et le conseil de sécurité du pays enquêtent également sur la cause de l'accident.

C'est un "jour noir pour les chemins de fer néerlandais" a déclaré John Voppen, patron de la société de réseau ferroviaire ProRail, selon laquelle des travaux de maintenance étaient en cours sur la voie ferrée.

"Nous ne savons vraiment pas ce qui s'est passé", a déclaré M. Voppen lors d'une conférence de presse.

"Les dégâts sont énormes", a affirmé le directeur des chemins de fer néerlandais NS, Wouter Koolmees. Le conducteur du train de voyageurs a été hospitalisé avec plusieurs fractures, a-t-il ajouté.

Les services d'urgence ont décrit pour leur part une "situation chaotique".

Une vidéo prise par un passager montre des personnes utilisant la fonction éclairage de téléphones portables pour se diriger vers des issues de secours.

"Sans voix"

Le roi Willem-Alexander s'est rendu sur place.

"Je suis juste sans voix", a-t-il déclaré, arborant un gilet orange sur les lieux de l'accident qui a été qualifié de "terrible" par le Premier ministre Mark Rutte.

Aucun train ne circulera de Leiden à La Haye pendant au moins une semaine, a indiqué l'opérateur ferroviaire NS. Les liaisons internationales d'Eurostar et du Thalys d'Amsterdam vers Paris, Bruxelles et Londres ne sont pas affectées.

Il s'agit de l'accident le plus grave aux Pays-Bas depuis plusieurs années, selon la télévision publique néerlandaise NOS.

La pire catastrophe ferroviaire remonte au 8 janvier 1962 lorsque deux trains de passagers s'étaient heurtés dans un épais brouillard à Harmelen, près de la ville d'Utrecht dans le centre du pays, faisant 93 morts et 52 blessés.

En 2016, un train avait déjà heurté une grue de chantier dans le centre du pays, faisant un mort et six blessés. En 2012, un accident de train près d'Amsterdam avait fait un mort et 117 blessés.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.