Tempête de glace au Canada: 3 morts, des centaines de milliers de foyers toujours sans courant

Une personne traverse la rue alors que des branches d'arbres sont recouvertes de glace après que des pluies verglaçantes ont frappé certaines parties du Québec et de l'Ontario à Montréal, au Canada, le 5 avril 2023. (Photo par Andrej Ivanov / AFP)
Une personne traverse la rue alors que des branches d'arbres sont recouvertes de glace après que des pluies verglaçantes ont frappé certaines parties du Québec et de l'Ontario à Montréal, au Canada, le 5 avril 2023. (Photo par Andrej Ivanov / AFP)
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Publié le Samedi 08 avril 2023

Tempête de glace au Canada: 3 morts, des centaines de milliers de foyers toujours sans courant

  • La tempête a provoqué au Québec la pire panne du réseau électrique en 25 ans, et environ 400 000 foyers restaient dans le noir vendredi
  • Les autorités sanitaires de Montréal ont par ailleurs enregistré une soixantaine de signalements d'intoxications au monoxyde de carbone

MONTRÉAL: Des centaines de milliers de foyers au Québec sont toujours sans électricité vendredi, deux jours après le passage d'une tempête de glace dans l'est du Canada, qui a fait trois morts et provoqué de nombreux dégâts matériels, notamment à Montréal.

La tempête a provoqué au Québec la pire panne du réseau électrique en 25 ans, et environ 400 000 foyers restaient dans le noir vendredi à 17H30 (21H30 GMT), contre 1,1 million au plus fort des intempéries.

Le fournisseur public d'électricité "Hydro-Québec a réglé à peu près 50% des situations. On a comme objectif que ce soir, à peu près 80% des résidences soient rebranchées et d'ici demain soir, 95%", a déclaré le Premier ministre du Québec François Legault, lors d'un point presse.

"Patience et soyez prudents", a-t-il ajouté, appelant la population à s'entraider.

François Legault a également annoncé le décès d'un homme à son domicile situé à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Montréal. Cet homme est mort après avoir été intoxiqué au monoxyde de carbone en utilisant un générateur électrique dans son garage, a ensuite précisé la police.

Ce décès, le troisième depuis le début de la tempête, s'ajoute à celui d'un résident de l'est de l'Ontario tué par la chute d'un arbre mercredi et à celui d'un sexagénaire au Québec mortellement blessé par une branche en tentant de déblayer son jardin jeudi.

Les autorités sanitaires de Montréal ont par ailleurs enregistré une soixantaine de signalements d'intoxications au monoxyde de carbone, des familles utilisant par exemple des barbecues à l'intérieur de leur domicile pour se réchauffer.

Au fur et à mesure de la journée, le courant était peu à peu rétabli. "On sait que pour certains clients ça va durer jusqu'à dimanche, potentiellement lundi", selon Régis Tellier, porte-parole d'Hydro-Québec.

Hébergements d'urgence temporaires

La ville de Montréal, où environ la moitié des pannes ont eu lieu, a ouvert six centres d'hébergement d'urgence. Des habitants privés d'électricité ont pu y passer la nuit.

Dans l'un d'eux, situé dans le quartier de Verdun (sud-ouest de Montréal), une trentaine de personnes sont venues se réchauffer, boire du café, manger ou charger leurs appareils électroniques au premier jour du long week-end de Pâques.

"Ça a été surtout ennuyant, j'avais prévu de travailler et ça me retarde un peu, mais ce n'est pas la fin du monde", raconte Isabelle, enseignante de 28 ans qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

Accompagnée de sa mère et de ses deux garçons de 8 et 3 ans, Rosalie Gouba se désole quant à elle d'avoir dû jeter les réserves alimentaires des prochains mois à cause de l'arrêt de son réfrigérateur, et de voir la panne perdurer.

"La première nuit a été très difficile, car j'ai peur de dormir dans le noir complet. Vu que je suis stressée, les enfants le sont aussi", confie cette mère de famille de 30 ans, venue avec des livres pour les occuper.

Des centaines d'employés de la métropole québécoise étaient toujours déployés sur le terrain vendredi, notamment dans des parcs où de nombreuses branches jonchaient le sol après s'être effondrées sous le poids de la glace.

Sous une température avoisinant 1°C, la glace avait fondu, mais des rafales de vent secouaient les arbres, avec le risque de nouvelles chutes de branches. Les autorités déconseillaient toujours à la population de s'approcher des fils électriques.

Les parcs municipaux, notamment celui du Mont-Royal, colline qui domine la ville, demeuraient fermés.

Les intempéries ont touché le Québec et l'Ontario, les deux provinces les plus peuplées du Canada.

La province francophone avait été plongée, en 1998, dans le chaos pendant plusieurs semaines par une vaste tempête de glace.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.