Une Saoudienne et une Américaine catholique célèbrent ensemble le Ramadan dans le Tennessee

Les familles de Manal Alshaks, de nationalité saoudienne, et de Susan Mascari, catholique américaine, font partie d'une communauté multiconfessionnelle très unie dans le Tennessee (Photo, Fournie).
Les familles de Manal Alshaks, de nationalité saoudienne, et de Susan Mascari, catholique américaine, font partie d'une communauté multiconfessionnelle très unie dans le Tennessee (Photo, Fournie).
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Publié le Dimanche 16 avril 2023

Une Saoudienne et une Américaine catholique célèbrent ensemble le Ramadan dans le Tennessee

  • Un TikTok viral révèle l'amour et le respect mutuels entre une Saoudienne et ses voisins catholiques dans une communauté du Tennessee
  • «Manal est en visite dans notre pays et finira par retourner en Arabie saoudite. Je veux qu'elle rentre chez elle avec des souvenirs heureux de son séjour ici», a estimé Mascari

RIYAD: Le premier jour du ramadan, Manal Alshakhs, une Saoudienne qui étudie à Collierville, dans le Tennessee, a ouvert sa porte pour trouver ses voisins qui lui chantaient «Joyeux Ramadan», lui offrant des fleurs, des fruits et des cadeaux.

«J'étais en larmes, vous savez, nous avons l'habitude de passer le premier jour du Ramadan chez mes parents. Je me suis sentie si heureuse, si aimée et si proche de ma famille. Ils ont marqué mon année», a déclaré Alshakhs à Arab News.

Surprise et touchée par cette visite, la fille d'Alshakhs, Hadeel, a enregistré l'événement à travers une vidéo qui est rapidement devenue virale, avec plus de 4,9 millions de vues en seulement deux semaines.

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Dans la vidéo TikTok virale, on voit Susan Mascari et sa famille porter des cadeaux et chanter «Joyeux Ramadan» pour Manal Alshaks (Photo, TikTok/susanka-sperbauerm).

«Il n'y a pas de mots qui expriment ma gratitude envers Susan Mascari, sa mère Marge, sa sœur Jean, sa nièce Merit et notre voisine Penny pour leur charmante surprise», a indiqué Alshakhs.

Originaire du village d'Al-Qara à Al-Ahsa, Alshakhs a grandi à Alkhobar. Elle s'est installée dans le Tennessee avec ses enfants en août 2017 pour terminer ses études de doctorat après avoir reçu une bourse de l'université Imam Abderrahmane ben Faisal de Dammam, où elle travaillait en tant que chargée de cours.

Elle vit dans une petite communauté composée de voisins qui célèbrent et accueillent les croyances des uns et des autres.

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«Notre religion nous a appris que nos voisins passent toujours en premier. Je n'ai jamais su à quel point c'était important avant de devoir vivre ici, loin de ma famille et de mes amis.»

Manal Alshaks, étudiante saoudienne aux États-Unis

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Mascari, qui a participé à l'organisation de la célébration du Ramadan, a révélé qu'en tant que catholique, elle partageait de nombreuses croyances et valeurs morales avec les musulmans.

«Il est important pour nous deux de faire preuve de gentillesse envers nos voisins et d'avoir foi en quelque chose de bon», a-t-elle précisé.

L'histoire de cette vidéo a commencé lorsque la fille d'Alshakhs s'est présentée chez Mascari avec de la nourriture. Cette visite a rappelé à Mascari que c'était le Ramadan et qu'elle n'avait pas vu Alshakhs depuis le début de la semaine et qu'elle voulait la féliciter pour sa thèse.

«J'ai envoyé un message à quelques voisines — ma sœur et ma mère vivent toutes deux dans notre quartier — leur demandant si elles voulaient aller voir Manal dans 30 minutes», a expliqué Mascari. «Je leur ai dit d'apporter ce qu'elles voulaient. Ma mère était au magasin et m'a dit qu'ils avaient de jolies roses, ma sœur Jean avait un bouquet de fruits, l'infirmière Penny avait fait une carte et avait des noix.» 

«Quand nous sommes arrivées, j'ai dit que ce sera drôle si nous commençons à chanter quand ils ouvrent la porte.»

Lorsque Mascari a partagé la vidéo sur son compte TikTok, celle-ci a rapidement reçu un large soutien, en particulier de la part de la communauté musulmane.

Alshakhs a posté la vidéo sur Snapchat et Facebook pour la partager avec ses amis et sa famille, qui lui ont également transmis la vidéo virale qu'ils avaient vue sur TikTok.

«Moins d'une journée après l'avoir postée sur Snapchat, mes amis et ma famille en Arabie saoudite ont commencé à m'envoyer le lien TikTok et à m'expliquer comment elle était devenue célèbre», a signalé Alshakhs.

«Tous les commentaires que j'ai reçus étaient positifs. Les gens disaient que mes voisins étaient adorables et que je vivais parmi des gens agréables. Ils ont également souligné que mes voisins me respectent et m'acceptent comme que je suis.»

Elle a souligné l'importance de créer un sentiment de communauté et de familiarité avec les personnes vivant à proximité.

«Notre religion nous a appris que nos voisins passent toujours en premier. Je n'ai jamais su à quel point c'était important avant de devoir vivre ici, loin de ma famille et de mes amis», a-t-elle affirmé.

«Avoir une communauté, c'est comme avoir un système de soutien. Un refuge. En fin de compte, ces personnes deviennent une famille. Notre santé mentale et émotionnelle s'épanouit grâce à la présence d'une communauté.»

«Je suis convaincue que nous sommes les ambassadeurs de notre pays et de notre religion. Le fait d'avoir une communauté interconfessionnelle/interculturelle nous permet de connaître le ‘vrai nous’. D'après mon expérience, nous sommes à peu près tous pareils.»

Alshakhs et Mascari sont voisines depuis près de six ans et leurs jeunes enfants jouent fréquemment ensemble.

«Manal et moi étions amies et nous nous saluions à chaque rencontre», a déclaré Mascari. «Lorsque la quarantaine a eu lieu en mars 2020, on devait rester chez nous, dans notre région. Les voisins ont commencé à se réunir et à faire le tour du pâté de maisons tous les soirs. Nous avons commencé à passer plus de temps ensemble.»

Alshakhs a mentionné: «Lorsque la pandémie de la Covid-19 a commencé, Susan a suggéré une marche dans le quartier qu'elle a appelée ‘petits tours et balade à six, à six pieds de distance’. C'est à ce moment-là que nous avons commencé à mieux nous connaître. Puis nous sommes devenues amies et la vie est devenue beaucoup plus facile ici.»

Mascari a déclaré qu'il était important pour elle de célébrer avec sa voisine et de faire en sorte qu'elle se sente aussi bien accueillie que possible dans sa communauté et sa famille.

«Manal est en visite dans notre pays et finira par retourner en Arabie saoudite. Je veux qu'elle rentre chez elle avec des souvenirs heureux de son séjour ici», a-t-elle estimé.

«Je pense qu'elle a été très courageuse de laisser sa famille et ses amis pour poursuivre ses études. Je crois que pour avoir un ami, il faut être un ami.»

Alshakhs a déclaré à Arab News qu'elle se sentait privilégiée de faire partie d'un quartier tolérant.

Elle a décrit la famille Mascari comme les «maires de quartier» du fait de leurs efforts pour unir tout le monde. «Ils aiment rassembler les gens de manière créative, simple et amusante.»

Ce sera la dernière année d'Alshakhs dans le Tennessee avec la famille et la communauté nouvellement créées, et elle est bouleversée. «J'obtiendrai mon diplôme en mai et l’idée de mon départ me brise le cœur.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.