L'observation des oiseaux à Central Park, rare loisir en temps de Covid

Un hibou de Central Park photographié par les ornithologues (Photo, Kena BETANCUR/AFP).
Un hibou de Central Park photographié par les ornithologues (Photo, Kena BETANCUR/AFP).
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Publié le Mercredi 02 décembre 2020

L'observation des oiseaux à Central Park, rare loisir en temps de Covid

  • Les New-Yorkais se rabattent sur les quelques loisirs encore permis en temps de coronavirus, parmi lesquels l'observation des oiseaux
  • Pourtant au cœur d'une ville à la densité notoire, Central Park est considéré comme l'un des meilleurs lieux d'observation ornithologique au monde

NEW-YORK: Ils sont une trentaine en cette journée d'automne à s'aventurer, masque sur le visage, dans le Ramble, un sous-bois de Central Park, à la recherche d'un hibou, une rareté à New York.

Ils suivent tous « Birding Bob », Robert DeCandido de son vrai nom, guide ornithologique depuis plus de 30 ans dans la célèbre oasis de verdure de Manhattan, qui n'a jamais eu autant de clients.

Les activités culturelles et sportives étant entre parenthèses, les New-Yorkais se rabattent sur les quelques loisirs encore permis en temps de coronavirus, parmi lesquels l'observation des oiseaux.

D'un seul coup, la petite troupe s'arrête sur un signal de « Birding Bob », saisit jumelles et téléobjectifs pour repérer, dissimulé dans les aiguilles d'un pin, le fameux hibou barré arrivé il y a un mois environ à Central Park.

Pourtant au cœur d'une ville à la densité notoire, Central Park est considéré comme l'un des meilleurs lieux d'observation ornithologique au monde, avec quelque 220 espèces différentes de volatiles.

« Toutes les activités en intérieur ont été annulées », explique Robert DeCandido, son éternelle casquette rouge sur la tête. « Donc les gens font des choses à l'extérieur. Et ces promenades (de trois heures) ne coûtent que 10 dollars. »

Outre le hibou barré, dont certains affirment qu'il y aurait en réalité deux spécimens dans le parc, le plus célèbre rectangle de verdure au monde accueille également un hibou grand-duc, observable avec l'aide de « Bob ».

« Connectée à la nature »

Récemment installée à New York, Tarini Goyal explique que ce nouveau passe-temps l'aide à composer avec une pandémie qui dure et connaît une résurgence aux Etats-Unis.

Le samedi précédent, elle a participé à une promenade nocturne. Ce dimanche, elle est de retour pour une nouvelle visite guidée, de jour, cette fois.

« Ça m'aide à me sentir plus connectée aux New-Yorkais et à la nature », décrit cette médecin de 28 ans, tout en offrant des cacahuètes à des mésanges huppées.

« C'est une activité que vous pouvez faire seul, dans les parcs, en gardant vos distances avec les autres », relève David Barrett, créateur du compte Twitter « Manhattan Bird Alert », pour justifier le regain de popularité de l'observation ornithologique.

« C'est quelque chose qui peut vous fasciner durant des heures », poursuit celui dont le compte a gagné plusieurs milliers d'abonnés ces dernières semaines, et frôle désormais les 30 000. « Ça change constamment. »

Hobby assez confidentiel jusque récemment, l'observation ornithologique a fait la Une, en mai, lors d'un incident qui a eu lieu dans le Ramble.

Une femme blanche, Amy Cooper, a appelé la police, accusant sans fondement un amateur d'oiseaux afro-américain, Christian Cooper (pas de lien avec elle), de l'avoir menacée.

Révélé le même jour que la mort de George Floyd, l'événement a fait le tour du monde et valu à Amy Cooper une inculpation pour dénonciation calomnieuse. 

Des puristes ont reproché à « Birding Bob » d'avoir trop agrandi la population des amateurs d'oiseaux dans le parc, de faire commerce d'un bien public mais aussi d'utiliser des enregistrements pour attirer les animaux ailés.

Ce dimanche, ce biologiste de profession a ainsi capté l'attention d'un pivert de Caroline à l'aide d'un son pré-enregistré.

Mais Robert DeCandido a aussi ses défenseurs au sein de la communauté des passionnés, dont David Barrett, qui souligne que « Bob » respecte l'environnement et la faune.

David Barrett estime également que l'augmentation du nombre des observateurs pourrait permettre de repérer davantage de spécimens.

En 2018, ce mathématicien aujourd'hui âgé de 56 ans s'était fait un nom en identifiant un canard mandarin, une rareté, dans Central Park. Son plumage chatoyant avait fait le délice des amateurs, et au-delà.

Pour David Barrett, Robert DeCandido ou la photographe Deborah Allen, qui collabore avec « Birding Bob », l'observation des oiseaux est aujourd'hui bien plus qu'un simple hobby.

A son arrivée à New York, la photographe aujourd'hui sexagénaire a rapidement pris l'habitude de trouver refuge, le temps de son déjeuner, dans Central Park, à l'abri du fracas de la ville. Un jour, elle a aperçu un oiseau. « C'était parti. J'étais accro. »


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".