En tournée au Maroc, l’humoriste Amine Radi s’accorde une pause ramadanesque

À l’occasion du mois sacré, l’humoriste franco-marocain a joué dans son pays d’origine, lors de quatre dates exceptionnelles à Rabat, Fès et Casablanca. (Photo, fournie)
À l’occasion du mois sacré, l’humoriste franco-marocain a joué dans son pays d’origine, lors de quatre dates exceptionnelles à Rabat, Fès et Casablanca. (Photo, fournie)
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Publié le Mercredi 19 avril 2023

En tournée au Maroc, l’humoriste Amine Radi s’accorde une pause ramadanesque

  • «Cette tournée était géniale; la seule chose compliquée pendant le ramadan, c’est que lorsque les gens prennent l’iftar, ils ont envie de dormir, même mon équipe et moi»
  • Amine Radi a fait salle comble avec son spectacle L’expert humoriste; dans son one-man-show, le natif de Casablanca raconte des anecdotes sur son quotidien, sa famille, ses voyages…

CASABLANCA: Le temps d’une parenthèse ramadanesque, comme chaque année, Amine Radi a quitté la grisaille parisienne pour le soleil casablancais. À l’occasion du mois sacré, l’humoriste franco-marocain a joué dans son pays d’origine, lors de quatre dates exceptionnelles à Rabat, Fès et Casablanca.

«Cette tournée était géniale. La seule chose compliquée pendant le ramadan, c’est que lorsque les gens prennent l’iftar, ils ont envie de dormir, même mon équipe et moi. Il faut donc aller chercher l’énergie du public. Et comme on commence à 22 h, il faut donner encore plus d'énergie pour que les spectateurs restent concentrés», raconte l’humoriste à Arab News en français.

D’ailleurs, c’est la première fois qu’Amine Radi se produisait à Fès. Dans cette ville du nord-est du Maroc, les spectacles francophones sont assez rares. De nombreux férus d’humour ont, ainsi, saisi cette occasion pour assister au one-man-show de leur compatriote, entre amis et en famille.

«C'était super! Il y avait des groupes de parents avec leurs enfants venus ensemble. D’un côté, les parents étaient assis tous ensemble, et de l’autre, il y avait plusieurs rangées d’enfants; on aurait dit une crèche! Et moi, j'ai fait l'animateur et la nounou (rires). Mais finalement, tout le monde a ri! La règle, c'est juste qu'il faut écouter, sinon on ne peut pas rire. Moi, je ne suis pas SoolKing ou Gims (rires), je n'ai pas de refrain, on ne peut pas chanter avec moi, si on rate la chute, on rate le sketch», souligne-t-il avec humour.

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C’est la première fois qu’Amine Radi se produisait à Fès. (Photo, fournie)

Parenthèses spirituelles

Le ramadan est un mois qu’Amine Radi aime passer en famille. Installé depuis plusieurs années en France, il profite de l’occasion «pour faire le vide et se recentrer sur le plus important», en compagnie de ses proches au Maroc. Cette période lui rappelle par ailleurs l’une des «plus belles expériences de sa vie».

En effet, il y a quelques semaines, l’humoriste s’est rendu en Arabie saoudite pour effectuer l’Omra. Un voyage spirituel «riche en émotions» qui a transformé le jeune homme de 27 ans. Amine Radi a tenu à partager ce moment «hors du temps» avec ses abonnés sur Instagram.

«C’est mon plus beau voyage. Là-bas, le sentiment d'apaisement est extraordinaire, on oublie tous ses problèmes, on est déconnecté de tout. Il n'y a que du positif. C'est un véritable lavage du cœur et de l’âme qui m’a fait énormément de bien», confie-t-il avec émotion.

Il y a quelques semaines, l’humoriste s’est rendu en Arabie saoudite pour effectuer l’Omra; un voyage spirituel «riche en émotions» qui a transformé le jeune homme de 27 ans.

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IAmine Radi a fait salle comble avec son spectacle L’expert humoriste (Photo, fournie)

Des réseaux sociaux à la scène

Amine Radi a fait salle comble avec son spectacle L’expert humoriste. Dans son one-man-show, le natif de Casablanca raconte des anecdotes sur son quotidien, sa famille, ses voyages…

Né sur les réseaux sociaux, avec ses célèbres vidéos Va dormir, va, l’artiste n’a jamais quitté ses premières amours, en dépit de son succès sur scène. «Je viens des réseaux sociaux, c'est grâce à eux que je me suis fait connaître. J’essaie de publier souvent. J’aime ça, mais cela représente énormément de travail. Nombre de personnes qui me suivent m'ont connu à travers mes vidéos et je me dois de continuer pour eux.»

Au fil des années, sur la Toile, l’humoriste a rassemblé une belle communauté multiculturelle, qui le suit aussi sur scène. Il a également réussi le pari de fédérer à travers l’humour. Selon lui, il est important «d’oublier les différences, de partager les points communs et de rire tous ensemble».

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Au fil des années, sur la Toile, l’humoriste a rassemblé une belle communauté multiculturelle, qui le suit aussi sur scène. (Photo, fournie)

Amine Radi poursuit sa tournée dans l’Hexagone et le reste du monde, notamment à Dubaï, à l’île Maurice ou encore à La Réunion. Un rêve pour l’ancien expert-comptable qui n’avait pas misé sur cette carrière. «Au départ, je ne savais même pas que je pouvais être humoriste. Je n’aurais jamais pensé voir un jour tous les pays que j’ai visités en tournée. Pour moi, c’est une chance. Et me retrouver aujourd’hui, en tant qu’humoriste, à jouer partout dans le monde, me touche énormément et ça n’a pas de prix.»


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".