Olivia Gay, violoncelliste écolo qui fait le tour de France des forêts

La violoncelliste française Olivia Gay pose lors d'une séance photo dans la forêt de Fontainebleau, en banlieue parisienne, le 21 avril 2023. (AFP).
La violoncelliste française Olivia Gay pose lors d'une séance photo dans la forêt de Fontainebleau, en banlieue parisienne, le 21 avril 2023. (AFP).
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Publié le Dimanche 23 avril 2023

Olivia Gay, violoncelliste écolo qui fait le tour de France des forêts

  • «Le 12 juillet, je jouerai dans cette forêt, un an jour pour jour après l'incendie, pour ramener les gens sur les lieux», affirme la violoncelliste Olivia Gay
  • «En amenant le public en forêt, j'espère qu'il puisse nouer un lien direct avec cet écrin qui l'entoure», ajoute-t-elle

PARIS : C'est une écoguerrière d'un autre genre: la violoncelliste Olivia Gay débute un cycle de récitals dans plusieurs forêts de France pour sensibiliser le public aux menaces du dérèglement climatique sur les arbres, notamment les épicéas, essentiels à son instrument.

A partir du 6 mai, elle se produira dans un parc dans l'Oise (nord), dans les forêts de Saint-Apolline en région parisienne, d'Aigoual (sud), et surtout dans la forêt de la Teste-de-Buch en Gironde (sud-ouest), ravagée par les feux l'été dernier.

"Le 12 juillet, je jouerai dans cette forêt, un an jour pour jour après l'incendie, pour ramener les gens sur les lieux", affirme la musicienne formée au Conservatoire de Paris et en Allemagne.

"En amenant le public en forêt, j'espère qu'il puisse nouer un lien direct avec cet écrin qui l'entoure", ajoute-t-elle.

Devenue ambassadrice d'"Agir pour la forêt", le fonds de dotation de l'Office national des forêts (ONF), elle avait signé en 2022 un partenariat en vertu duquel une partie des bénéfices de ses concerts et de la vente de ses disques est reversée pour entretenir des forêts touchées.

Un premier cycle lancé l'année dernière avait contribué au financement du reboisement de la forêt d'Echarcon en région parisienne, décimée à plus de 50% par la maladie de l'encre du châtaignier.

"J'ai grandi avec la nature, je suis née près des Vosges et ce qui m'a vraiment motivée à m'engager pour la forêt, ce sont la sécheresse et ces méga feux, une conséquence spectaculaire et du réchauffement climatique", dit Olivia Gay à l'AFP.

'Mort silencieuse'

"Mais il y aussi cette mort silencieuse, en raison des maladies qui touchent les arbres" fragilisés par la sécheresse, regrette la violoncelliste, qui habite à la lisière de la forêt de Fontainebleau près de Paris.

Comme le scolyte, un insecte minuscule qui prolifère avec le dérèglement climatique et qui ravage les épicéas en s'infiltrant sous leur écorce. Depuis 2018, la crise des scolytes s'est accélérée, notamment dans le nord-est, et avec elle, le dépérissement des forêts.

Le bois de résonance d'épicéa est fondamental pour la fabrication de la table d'harmonie des instruments à cordes; il lui permet de se mettre facilement en vibration et de résister à la pression du chevalet supportant les cordes.

Au-delà de l'aspect luthier, Olivia Gay, joue un violoncelle de 1733 --prêté par la Beare’s International Violin Society à Londres-- et espère que cette expérience immersive puisse éveiller les consciences.

"En tant que musicienne classique passionnée de forêts, je me suis toujours demandée comment puis-je être utile à la préservation du terrain en utilisant mon instrument comme vecteur émotionnel", dit-elle.

Sa passion pour la forêt avait déjà inspirée ses premiers albums, notamment le troisième, "Whisper me a tree" (Murmure-moi un arbre), sorti en septembre.

Le répertoire qu'elle va jouer sous les arbres, accompagnée des pianistes Celia Onéto-Bensaid et Aurélien Ponti, est puisé lui-même de morceaux en lien avec la nature, tel que "le silence de la forêt" de Dvorak ou encore la suite "Dans la forêt" de David Popper.

Pour, espère-t-elle, "envoyer un message à travers la France grâce à ce mélange entre la musique de la nature et la musique jouée".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".