Disney dévoile son prochain «Indiana Jones» et «La Petite Sirène»

Le CinemaCon se déroule jusqu'à jeudi à Las Vegas (Photo, AFP).
Le CinemaCon se déroule jusqu'à jeudi à Las Vegas (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 27 avril 2023

Disney dévoile son prochain «Indiana Jones» et «La Petite Sirène»

  • Du côté de ses super-héros Marvel, le groupe doit sortir le troisième volet des «Gardiens de la Galaxie» en mai et «The Marvels» en novembre
  • Le groupe a également présenté «Elémentaire», un nouveau dessin animé Pixar

LAS VEGAS: Disney s'en est tenu strictement au script mercredi au CinemaCon de Las Vegas: le géant du divertissement a dévoilé les images de ses futurs blockbusters, "Indiana Jones et "La Petite Sirène", sans commenter les batailles juridiques et les licenciements massifs qui émaillent son actualité.

Le groupe vient de porter plainte contre le gouverneur Ron DeSantis, qu'il accuse de mener une "vengeance politique" en supprimant le statut spécial de Disney World en Floride et en nommant un nouveau comité chargé de contrôler l'avenir du parc d'attractions.

L'entreprise a également entamé cette semaine une nouvelle vague de licenciements, dans le cadre d'un plan annoncé en février qui doit lui permettre de supprimer 7 000 postes.

Mais face au gratin des propriétaires de salles de cinéma réunis à Las Vegas, le groupe s'est concentré sur son catalogue de sorties cinématographiques. Avec en vedette, un nouvel épisode d'"Indiana Jones", dont Disney a révélé un extrait d'une haletante course-poursuite dans les ruelles de Tanger, au Maroc.

Incarner l'aventurier depuis plus de quarante ans "a signifié beaucoup pour moi", a expliqué dans un message vidéo Harrison Ford, qui retrouve son chapeau et son fouet dans ce cinquième volet intitulé "Le Cadran de la Destinée".

"Ces films sont pleins d'aventures, de cœur", a poursuivi l'acteur, qui présentera la nouvelle mouture d'"Indy" au festival de Cannes en mai avant une sortie estivale sur grand écran.

Dans ce nouvel opus, l'actrice Phoebe Waller-Bridge joue la filleule d'Indiana Jones, qui n'hésite pas à bousculer l'archéologue en le qualifiant de "voleur de tombes vieillissant".

Intelligence artificielle

Disney a également dévoilé de nouveaux extraits de son remake de "La Petite Sirène", pour lequel il a choisi la prise de vues réelles plutôt que le dessin animé.

On y voit la sorcière des mers Ursula, incarnée par Melissa McCarthy, manipuler l'héroïne Ariel – l'actrice afro-américaine Halle Bailey – pour qu'elle accepte de prendre forme humaine pendant trois jours, dans le cadre d'un marché diabolique.

"Elle est séduisante, c'est une nana malhonnête. C'est peut-être pour ça que je m'identifie à elle", a expliqué Mme McCarthy, seule actrice présente sur scène pour toute la présentation Disney.

Outre ces deux blockbusters, le groupe a évoqué un nouveau film de science-fiction dans lequel les humains se battent contre une intelligence artificielle dans un futur post-apocalyptique.

Rebaptisé "The Creator", ce long-métrage qui doit sortir en septembre bénéficie d'un "timing très opportun" selon Disney, au moment où les capacités de logiciels comme ChatGPT et Midjourney génèrent un large débat public autour des intelligences artificielles.

Le groupe a également présenté "Elémentaire", un nouveau dessin animé Pixar, une nouvelle aventure du détective Hercule Poirot intitulée "A Haunting in Venice", et "Le Manoir Hanté", un film fantastique avec Owen Wilson en tête d'affiche.

Du côté de ses super-héros Marvel, le groupe doit sortir le troisième volet des "Gardiens de la Galaxie" en mai et "The Marvels" en novembre.

Enfin, le même mois, "Wish" marquera le 100e anniversaire de Disney avec "une aventure musicale animée originale qui s'inspire des classiques".

Le film met en scène Ariana DeBose dans le rôle d'une jeune femme qui vit dans un royaume magique "juste à côté de la péninsule ibérique", où "les souhaits se réalisent vraiment".

Le CinemaCon se déroule jusqu'à jeudi à Las Vegas.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".