Ukraine: un bombardement russe fait un mort et 34 blessés dans l'Est

Un pompier éteint un incendie sur un bâtiment résidentiel endommagé à Uman, au sud de Kiev, le 28 avril 2023, après que des frappes de missiles russes aient visé plusieurs villes ukrainiennes pendant la nuit. (AFP).
Un pompier éteint un incendie sur un bâtiment résidentiel endommagé à Uman, au sud de Kiev, le 28 avril 2023, après que des frappes de missiles russes aient visé plusieurs villes ukrainiennes pendant la nuit. (AFP).
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Publié le Lundi 01 mai 2023

Ukraine: un bombardement russe fait un mort et 34 blessés dans l'Est

  • «L'armée russe a visé les quartiers résidentiels de zones peuplées de la région, et un bâtiment officiel dans le centre de Kherson», a indiqué le chef de l'administration militaire locale
  • Dans la région de Dnipropetrovsk (est), une attaque de missiles russe a fait au moins 25 blessés, dont trois enfants, a indiqué lundi sur Telegram Serhiy Lysak, un responsable de l'administration régionale

KIEV : Des frappes russes sur l'Ukraine dans la nuit de dimanche à lundi ont fait un mort et trois blessées dans la région méridionale de Kherson et 34 blessés dans celle orientale de Dnipropetrovsk, ont annoncé les autorités locales.

Moscou a tiré dans les premières heures de la journée de nouvelles salves de missiles contre les villes ukrainiennes, que les forces de Kiev disent avoir neutralisés pour la plupart.

"L'armée russe a visé les quartiers résidentiels de zones peuplées de la région, et un bâtiment officiel dans le centre de Kherson", a indiqué le chef de l'administration militaire locale, Oleksandre Prokoudine, sur Telegram.

"A la suite de cette agression russe, une personne est morte et trois autres, dont un enfant, ont été blessées", a-t-il ajouté, précisant que la ville a été bombardée à huit reprises en quelque 24 heures.

Dans la région de Dnipropetrovsk (est), une attaque de missiles russe a fait au moins 25 blessés, dont trois enfants, a indiqué lundi sur Telegram Serhiy Lysak, un responsable de l'administration régionale.

Dans la ville de Pavlohrad, "19 bâtiments à plusieurs étages, 25 maisons privées, six établissements scolaires et préscolaires, ainsi que 5 magasins ont été endommagés", a-t-il notamment précisé.

Dans la nuit de dimanche à lundi, "vers 2H30" locales (23H30 GMT), les forces russes ont conduit une attaque massive sur le pays, a rapporté le commandant en chef de l'armée ukrainienne Valéry Zaloujny.

"Les envahisseurs russes ont attaqué l'Ukraine avec leur aviation stratégique" qui a tiré "18 missiles de croisière". Mais 15 ont pu être détruits par l'armée ukrainienne, a affirmé le haut responsable militaire sur Telegram.

Russie : un train de fret déraille à cause d'un «  engin explosif » près de l'Ukraine, pas de victimes

Un "engin explosif" a provoqué lundi le déraillement d'un train de marchandises dans une région russe proche de l'Ukraine, sans faire de victimes, selon un responsable local, en pleine crainte d'attaques et de sabotages ukrainiens en Russie.

"Un engin explosif non-identifié s'est déclenché, ce qui a entraîné le déraillement d'un train de marchandises. Pas de victimes", a déclaré sur Telegram Alexandre Bogomaz, le gouverneur de la région de Briansk, frontalière de l'Ukraine.

Selon cette source, l'incident a eu lieu sur une voie ferrée entre la ville de Briansk et la localité d'Ounetcha. "Les services de secours sont sur place. La circulation sur ce tronçon est suspendue", a ajouté M. Bogomaz.

Dans un communiqué distinct, la compagnie publique des chemins de fers russes a expliqué que la locomotive du train avait pris feu après avoir déraillé. "Des unités de pompiers sont sur place", a-t-elle précisé.

La compagnie affirme que, outre la locomotive, sept wagons ont déraillé. Elle ne mentionne pas pour l'heure la présence d'explosifs et dit simplement que l'incident a été causé par "l'intervention de personnes extérieures".

La Russie a déjà été confrontée à des actes de sabotage sur des bases militaires, dans des centres de recrutement de l'armée ou encore sur des voies ferrées depuis le début de l'offensive contre l'Ukraine le 24 février 2022.

Mais c'est la première fois qu'un déraillement aussi spectaculaire est signalé publiquement depuis cette date.

Lundi, une ligne à haute tension a également été endommagée par un engin explosif dans la région de Léningrad (nord-ouest), a annoncé le gouverneur local, soulignant qu'une enquête pour "sabotage" avait été ouverte.

Début avril, le patron des services de sécurité russes (FSB) Alexandre Bortnikov, a accusé l'Ukraine et les Occidentaux d'essayer d'inciter les Russes au sabotage et à la rébellion armée.

Ces dernières semaines, les autorités russes martèlent que le risque terroriste est démultiplié. De nombreux événements publics organisés début mai pour de grandes fêtes nationales ont ainsi été annulés en raison de menaces jugées trop élevées.

Kherson

Au cours de l'hiver, l'Ukraine a renforcé ses défenses antiaériennes, y compris avec les systèmes américains Patriot, après avoir fait appel à ses alliés occidentaux pour l'aider à repousser les bombardements sur son réseau énergétique.

La Russie contrôle toujours une partie de la région de Kherson après s'être retirée de la ville éponyme en novembre dernier.

La plupart des combats en Ukraine ces dernières semaines se sont concentrés sur la région orientale du Donbass, en particulier sur la ville de Bakhmout.

Les Russes ont très progressivement avancé dans cette cité industrielle largement détruite, qu'ils affirment contrôler à environ 80%.

Le commandant des forces terrestres ukrainiennes, Oleksandre Syrsky, a de son côté déclaré lundi que ses hommes y avaient mené de petites contre-attaques.

La Russie "ne parvient pas à prendre le contrôle (total) de la ville", a-t-il déclaré, soulignant que la situation y était encore "assez compliquée".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.