L'astronaute émirati Sultan al-Neyadi est le premier à pratiquer le jujitsu dans l'espace

Sultan al-Neyadi a passé deux mois complets à bord de la station spatiale. (Capture d'écran/@Astro_Alneyadi)
Sultan al-Neyadi a passé deux mois complets à bord de la station spatiale. (Capture d'écran/@Astro_Alneyadi)
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Publié le Vendredi 05 mai 2023

L'astronaute émirati Sultan al-Neyadi est le premier à pratiquer le jujitsu dans l'espace

  • Une semaine après être devenu le premier Arabe à marcher dans l'espace, il a téléchargé une vidéo sur les médias sociaux dans laquelle il montre ses prouesses
  • Il y explique comment le jujitsu lui a enseigné la discipline, la concentration et la capacité d'adaptation, des compétences qui se sont révélées précieuses

LONDRES: L'astronaute émirati Sultan al-Neyadi, qui est devenu il y a une semaine le premier Arabe à effectuer une sortie dans l'espace, a poursuivi sur sa lancée jeudi: il est devenu la première personne à pratiquer le jujitsu dans l'espace.
Al-Neyadi, qui se trouve à bord de la Station spatiale internationale (SSI), a téléchargé sur ses réseaux sociaux une vidéo dans laquelle on le voit pratiquer cet art martial. Il arbore la tenue traditionnelle de la Fédération de jujitsu des Émirats arabes unis (EAU), de style kimono, que portent les adeptes de ce sport.
Le clip a rapidement accumulé des milliers de vues, aux EAU et au-delà. Al-Neyadi y explique comment cet art martial, qui est un pilier essentiel du programme d'éducation physique dans les écoles des EAU, a contribué à développer chez les jeunes des compétences en matière de discipline, de concentration et d'adaptabilité. Ces dernières l'ont aidé à se préparer pour cette mission spatiale de six mois et elles lui ont également été utiles depuis son arrivée à la station spatiale.
«J'adore le jujitsu. J’en fais depuis de nombreuses années», confie Al-Neyadi. «Le jujitsu m'a beaucoup aidé à me préparer à cette mission et à m'adapter à l'environnement de la Station spatiale internationale.»
Se souvenant de ses séances d'entraînement passées dans une centrifugeuse, qui aide les astronautes à se préparer aux contraintes subies par leur corps lors d'un voyage dans l'espace, Al-Neyadi indique: «Lorsque j’étais face à deux, trois ou même jusqu'à huit fois mon poids, la première sensation était semblable à celle d’un adversaire collé à ma poitrine. L'une des premières choses que j'ai apprises en jujitsu était de réguler ma respiration, et c'est exactement ce que j'ai fait pendant l’épreuve de la centrifugeuse. Je pense que le jujitsu m'a vraiment aidé à surmonter cette expérience.»
Après deux mois à bord de la station spatiale, Al-Neyadi affirme que sa passion de toujours pour le jujitsu a porté ses fruits dans le laboratoire orbital, situé à 420 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre.
«Lorsque je suis arrivé ici, j'ai été surpris de constater que nous utilisions principalement nos pieds pour nous stabiliser», explique-t-il. «L'un des principes fondamentaux est que nous utilisons nos orteils pour établir une base, de sorte que la pression s'exerce sur le sol; le contact doit se faire sur les orteils, et non sur les talons.»
«Ainsi, en adoptant une posture de jujitsu dans l'espace, avec mes orteils positionnés sous une main courante, je me sens très stable. J'utilise mes orteils pour reproduire [mes mouvements] partout et faire toutes sortes d'acrobaties. Je peux sauter d'un endroit à l'autre en utilisant mes orteils pour me stabiliser. J'ai fait beaucoup de roulades avant et de sauts périlleux arrière.»
Abdel Moneim al-Hachemi, président de la Fédération de jujitsu des EAU, président de l'Union asiatique de jujitsu et premier vice-président de la Fédération internationale de ce sport, a déclaré qu'il était fier des réalisations d'Al-Neyadi.
«Sa bravoure, son intelligence et son humilité font honneur aux Émirats arabes unis et constituent une source d'inspiration pour tous nos citoyens et nos résidents», affirme-t-il. «Il représente un exemple pour le monde arabe et musulman, ainsi que pour la nation mondiale des athlètes de jujitsu. Il a placé cette discipline sur une toute nouvelle carte, nous faisant passer du tapis aux étoiles», conclut-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".