Japon: un fort séisme fait au moins un mort

Des personnes participent à une prière silencieuse à côté du "pin miraculeux" pour se souvenir des victimes à l'occasion du 12e anniversaire du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire de 2011, à Rikuzentakata, dans la préfecture d'Iwate, le 11 mars 2023. (Photo par JIJI PRESS / AFP)
Des personnes participent à une prière silencieuse à côté du "pin miraculeux" pour se souvenir des victimes à l'occasion du 12e anniversaire du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire de 2011, à Rikuzentakata, dans la préfecture d'Iwate, le 11 mars 2023. (Photo par JIJI PRESS / AFP)
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Publié le Vendredi 05 mai 2023

Japon: un fort séisme fait au moins un mort

  • Le porte-parole du gouvernement nippon, Hirokazu Matsuno, a fait état devant les médias d'un bilan d'un mort, ajoutant que l'effondrement de plusieurs bâtiments avait été signalé
  • La ville de Suzu se trouve sur la péninsule de Noto, frappée en 2007 par un séisme de magnitude 6,9 qui avait fait des centaines de blessés et endommagé plus de 200 bâtiments

TOKYO : Un fort séisme a frappé le centre du Japon vendredi, faisant au moins un mort et 21 blessés, provoquant des glissements de terrain et interrompant temporairement la circulation de trains à grande vitesse.

Le tremblement de terre de magnitude 6,5 s'est produit à 14H42 (05H42 GMT) dans le département d'Ishikawa, selon l'Agence météorologique japonaise (JMA). Elle avait dans un premier temps estimé la magnitude à 6,3.

Des responsables de la JMA ont mis en garde les habitants contre de possibles répliques et glissements de terrain dans les jours à venir mais précisé qu'il n'y avait pas de risque de tsunami.

«Il y a eu une forte et longue secousse qui a duré environ deux minutes. J'ai eu peur parce que ça n'en finissait pas», a déclaré une responsable locale à la chaîne de télévision publique NHK.

Le porte-parole du gouvernement nippon, Hirokazu Matsuno, a fait état devant les médias d'un bilan d'un mort, ajoutant que l'effondrement de plusieurs bâtiments avait été signalé.

La victime est décédée après être tombée d'une échelle à Suzu, sur la côte de la mer du Japon, a déclaré un responsable de la gestion des crises de cette ville à l'AFP. Il a ajouté que 21 personnes avaient été blessées.

L'agence locale de gestion des incendies et des catastrophes a déclaré qu'au moins trois structures avaient été détruites et deux personnes coincées à l'intérieur.

L'une a pu être extraite des décombres et transportée à l'hôpital, tandis que les secouristes étaient toujours à la recherche de la deuxième personne.

Des images de la NHK montraient des maisons en bois détruites ou endommagées, avec des fenêtres brisées et des toits abîmés. On pouvait également voir un pan de montagne affaissé.

- Glissements de terrain -

Ce vendredi est férié au Japon, qui célèbre comme chaque début mai la semaine de congés «Golden week». La population en profite habituellement pour voyager ou se retrouver en famille.

La circulation des trains à grande vitesse (shinkansen) a été temporairement interrompue selon la compagnie ferroviaire JR West entre Nagano et Kanazawa, une ville très touristique, mais a repris dans le courant de l'après-midi.

Le séisme a atteint par endroits le niveau 6+ sur l'échelle japonaise Shindo qui en compte 7.

Plusieurs glissements de terrains ont été signalés et des habitants ont trouvé refuge dans des centres d'évacuation, a déclaré le ministre chargé de la Prévention des catastrophes, Koichi Tani.

Selon le porte-parole du gouvernement, aucune anomalie n'avait été détectée dans les centrales nucléaires de Shiga et de Kashiwazaki-Kariwa, situées dans la zone touchée.

L'institut d'études géologiques américain USGS a pour sa part estimé la magnitude du séisme à 6,2 et l'a situé légèrement au large de la côte, tandis que l'agence japonaise a placé l'épicentre sur la terre ferme.

- «Ceinture de feu» -

Les tremblements de terre sont fréquents au Japon, qui se trouve sur la «ceinture de feu» du Pacifique, une zone de forte activité sismique qui s'étend à travers l'Asie du Sud-Est et le bassin Pacifique.

L'archipel a de strictes normes de construction pour que ses bâtiments soient capables de résister à de fortes secousses. Des exercices d'urgence pour se préparer à une secousse majeure sont régulièrement organisés.

La ville de Suzu se trouve sur la péninsule de Noto, frappée en 2007 par un séisme de magnitude 6,9 qui avait fait des centaines de blessés et endommagé plus de 200 bâtiments.

Le Japon reste hanté par le souvenir du séisme de magnitude 9,0 du 11 mars 2011, au large des côtes nord-est du Japon.

La terrible secousse avait entraîné un tsunami qui a été la principale cause du lourd bilan humain de près de 18.500 morts ou disparus.

L'accident nucléaire qui a suivi à la centrale de Fukushima Daiichi, envahie par les flots, où les cœurs de trois des six réacteurs sont entrés en fusion, a obligé des dizaines de milliers de personnes à évacuer et a rendu des localités entières inhabitables pendant plusieurs années.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.