La sonde japonaise Hayabusa 2 rapporte des échantillons d'astéroïde

Le centre d’opérations de Woomera, en Australie du Sud, avant la chute prévue de l'échantillon de la sonde Hayabusa 2 de la Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) le 6 décembre 2020 (AFP)
Le centre d’opérations de Woomera, en Australie du Sud, avant la chute prévue de l'échantillon de la sonde Hayabusa 2 de la Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) le 6 décembre 2020 (AFP)
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Publié le Vendredi 04 décembre 2020

La sonde japonaise Hayabusa 2 rapporte des échantillons d'astéroïde

  • De la taille d'un réfrigérateur, la sonde Hayabusa 2 lancée en décembre 2014, a déjà ravi les scientifiques en se posant sur un astéroïde à quelque 300 millions de kilomètres de la Terre et en y recueillant des matériaux
  • Hayabusa-2 doit déposer une centaine de milligrammes de particules de l'astéroïde Ryugu qui, espèrent les scientifiques, fourniront des indices sur le système solaire à sa naissance

TOKYO : Appelez ça une livraison spatiale : après six ans dans l'espace, la sonde japonaise Hayabusa-2 repasse à la maison, mais juste le temps d'y déposer de précieux échantillons d'astéroïde avant d'entamer une nouvelle mission.

Cette sonde de la taille d'un réfrigérateur, lancée en décembre 2014, a déjà ravi les scientifiques en se posant sur un astéroïde à quelque 300 millions de kilomètres de la Terre et en y recueillant des matériaux.

Mais son travail n'est pas encore terminé: les scientifiques de l'agence spatiale japonaise (Jaxa) prévoient de prolonger sa mission de plus de dix ans en ciblant deux nouveaux astéroïdes.

Avant cela, Hayabusa-2 doit déposer une centaine de milligrammes de particules de l'astéroïde Ryugu -"palais du dragon" en japonais- qui, espèrent les scientifiques, fourniront des indices sur le système solaire à sa naissance il y a 4,6 milliards d'années.

Ces matériaux pourraient expliquer "comment la matière est dispersée dans le système solaire, pourquoi elle existe sur l'astéroïde et comment elle est liée à la Terre", a déclaré le chef de projet Yuichi Tsuda aux journalistes.

Les échantillons, collectés au cours de deux phases cruciales de la mission l'année dernière, se trouvent dans une capsule qui se séparera de Hayabusa-2 à quelque 220.000 kilomètres au-dessus de la Terre puis plongera vers le désert du sud de l'Australie tôt dimanche.

"Nous pouvons peut-être obtenir des substances qui nous donneront des indices sur la naissance d'une planète et l'origine de la vie", a déclaré le chef de la mission Makoto Yoshikawa aux journalistes.

Protégés de la lumière du soleil et des radiations à l'intérieur de la capsule, les échantillons seront récupérés, traités puis envoyés par avion au Japon.

La moitié de la matière sera partagée entre la Jaxa, la Nasa et des organisations internationales, et le reste sera conservé pour des études futures au fur et à mesure des progrès de la technologie analytique.

 

Deux nouvelles cibles d'astéroïdes

Après avoir déposé ses échantillons, Hayabusa-2 effectuera une série d'orbites autour du soleil pendant environ six ans pour enregistrer des données sur la poussière dans l'espace interplanétaire et observer des exoplanètes.

La sonde s'approchera ensuite de sa première cible en juillet 2026. Tout en restant à une certaine distance de l'astéroïde 2001 CC21, les scientifiques espèrent néanmoins qu'elle pourra le photographier "en passant à grande vitesse".

Hayabusa-2 se dirigera ensuite vers sa cible principale, 1998 KY26, un astéroïde sphérique d'un diamètre de seulement 30 mètres. Lorsque la sonde l'atteindra en juillet 2031, elle sera à environ 300 millions de kilomètres de la Terre.

Cette cible pose d'importants défis, notamment parce qu'elle pivote rapidement, tournant sur son axe toutes les dix minutes environ.

Hayabusa-2 observera et photographiera l'astéroïde, mais il est peu probable qu'elle se pose et recueille d'autres échantillons, car elle n'aura probablement pas assez de carburant pour les ramener sur Terre.

Néanmoins, le simple fait de se rendre vers l'astéroïde sera un exploit, a déclaré Seiichiro Watanabe, un scientifique du projet de la sonde Hayabusa-2 et professeur de planétologie à l'université de Nagoya.

"C'est comme un sportif qui aurait marqué deux essais à la Coupe du monde de rugby et qui tenterait de participer aux Jeux olympiques dix ans après être passé au patinage artistique", a-t-il déclaré aux journalistes. "Nous n'avions jamais pensé que Hayabusa-2 accomplirait une autre mission".

La prolongation de la mission comporte des risques, notamment celui de voir l'équipement de la sonde se dégrader dans l'espace profond, mais elle offre également un moyen rare et relativement rentable de poursuivre les recherches.

La sonde est le successeur du premier explorateur d'astéroïdes de la Jaxa, Hayabusa, qui signifie "faucon pèlerin" en japonais. En 2010, cette sonde a ramené des échantillons de poussière d'un plus petit astéroïde, en forme de pomme de terre, à l'issue d’une odyssée de sept ans, saluée comme un exploit scientifique.

 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.