Des œuvres d'artistes du Golfe pour représenter et célébrer la Vision 2030

La peinture Green Riyadh (Riyad verte) de Lina al-Ali (Photo AN/Bachir Saleh).
La peinture Green Riyadh (Riyad verte) de Lina al-Ali (Photo AN/Bachir Saleh).
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Publié le Jeudi 11 mai 2023

Des œuvres d'artistes du Golfe pour représenter et célébrer la Vision 2030

  • Cet évènement présentait les collections de trois artistes talentueuses : Rania Abou Alhassan, Najla al-Salim et Lina al-Ali
  • Les expositions visent à inspirer les artistes locaux émergents et à faire connaître l'art en Arabie saoudite

RIYAD: Des artistes du Golfe ont célébré les réalisations de la vision saoudienne 2030 lors d'un événement organisé mardi par la Fondation BMG (Bill & Melinda Gates) et The Diplomacy of Art.

Cet évènement présentait les collections de trois artistes talentueuses: Rania Abou Alhassan, Najla al-Salim et Lina al-Ali.

BMG est une ONG qui vise à promouvoir des valeurs communes afin de créer des liens entre l'Orient et l'Occident. Depuis sa création en 1997, elle s'est engagée à aider les communautés moins fortunées et défavorisées du monde entier en organisant des événements culturels de haut niveau, ainsi qu'en soutenant diverses œuvres caritatives et les projets artistiques, musicaux et sportifs des générations futures.

The Diplomacy of Art est une pierre angulaire du calendrier des activités culturelles de la Fondation BMG.

Une peinture de Najla al-Salim montrant certains des monuments d'AlUla (Photo AN/Bachir Saleh).

Depuis sa création, les expositions de Diplomacy of Art ont amélioré la scène artistique saoudienne moderne en offrant à des artistes renommés du monde entier une plate-forme pour exposer leurs œuvres dans tout l’Arabie saoudite.

Les expositions visent à inspirer les artistes locaux émergents et à faire connaître l'art en Arabie saoudite.

Al-Salim, fille de l'artiste saoudien Mohammed al-Salim, s'est concentrée sur des mégaprojets tels que Diriyah, Qiddiya, The Line, Mer Rouge et AlUla pour les travaux qu'elle a réalisés dans le cadre de l'événement.

Elle a également mis l'accent sur l'Initiative verte saoudienne, un autre projet de la Vision 2030 qui vise à accroître l'utilisation d'énergies propres par l'Arabie saoudite tout en réduisant les émissions de carbone et en préservant l'environnement.

L'influence de son père en tant qu'artiste l'a incitée à suivre ses traces dès son plus jeune âge.

Elle a participé à plusieurs expositions au niveau international, notamment pour l'Unesco, et dans des pays tels que la Chine, l'Inde et les États-Unis.

«J'ai mis en évidence les projets de la Vision 2030 dans chaque tableau. En tant qu'artistes, nous devons documenter les changements et les transformations culturelles qui témoignent du développement environnemental. Grâce à ces efforts, nous reflétons l'environnement local dans le monde extérieur», a déclaré Al-Salim, qui a étudié à l'Eastern Michigan University aux États-Unis.

L'artiste qatarie Lina al-Ali a choisi comme thème les femmes. «Je me concentre sur leur présence dans mon travail et je la relie à la vision de l'avenir», a-t-elle indiqué.

Étant donné que la vision saoudienne 2030 soutient les femmes saoudiennes et leur rôle dans la société, Al-Ali a mis l'accent sur l'autonomisation de la femme Khaliji, en particulier la femme saoudienne, dans sa collection présentée lors de l'événement.

Lina Alali, artiste et écrivaine qatarie, à côté de son tableau «AlUla» (Photo AN/Bachir Saleh).

Al-Ali est également artiste et écrivain, plus particulièrement dans le domaine de la littérature pour enfants. Il a publié 10 livres, dont «The Secret of the Golden Compass» (Le secret de la boussole d'or) et «Yarrow Bean» (Fève d'achillée).

Rania Abou Alhassan, artiste visuelle de nationalité koweïtienne, a présenté sa collection de thawb lors de l'événement. Ses créations comprenaient des fragments de vêtements traditionnels Khaliji ainsi que la collection «Zai» et cinq peintures représentant différents lieux en Arabie saoudite.

«La collection a été inspirée par la collection thawb. Il s'agit du thawb et de la dichdacha de base pour toute personne portant la tenue Khaliji, mais en les personnalisant pour les Saoudiens, parce que vous avez une si belle culture ici et un si beau sens de la mode», a déclaré Abou Alhassan, qui a une formation en design et en art, et qui travaille dans ce domaine depuis plus de vingt-cinq ans

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".