Stars saoudiennes et créateurs arabes volent la vedette au Festival de Cannes

La mannequin saoudienne Amira al-Zouhair, l'actrice et réalisatrice française Maïwenn, l'acteur américain Johnny Depp et l'acteur français Pierre Richard posant à leur arrivée, lors de la cérémonie d'ouverture et projection du film Jeanne du Barry (Instagram/AFP)
La mannequin saoudienne Amira al-Zouhair, l'actrice et réalisatrice française Maïwenn, l'acteur américain Johnny Depp et l'acteur français Pierre Richard posant à leur arrivée, lors de la cérémonie d'ouverture et projection du film Jeanne du Barry (Instagram/AFP)
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Publié le Mercredi 17 mai 2023

Stars saoudiennes et créateurs arabes volent la vedette au Festival de Cannes

  • La mannequin saoudienne Amira al-Zouhair portait une robe à corsage et épaules dénudées avec une jupe bouffante lors de la montée des marches à Cannes
  • Catherine Zeta-Jones et sa fille Carys portaient toutes deux une robe conçue par le couturier libanais Elie Saab

DUBAÏ: La mannequin saoudienne Amira al-Zouhair est apparue à l'ouverture du Festival de Cannes dans une robe rose créée pour elle par le designer libanais Rami Kadi.

Amira al-Zouhair, née à Paris d'une mère française et d'un père saoudien, portait une robe à corsage et épaules dénudées avec une jupe bouffante, lors de la 76e édition du prestigieux festival.

La mannequin a assisté à la projection du film d'ouverture Jeanne du Barry, dans lequel Johnny Depp tient son premier grand rôle depuis son procès en diffamation très médiatisé.

Le film bénéficie du soutien du Red Sea International Film Festival (RSIFF) d'Arabie saoudite.

«Cérémonie d'ouverture du 76e Festival de Cannes avec le film Jeanne du Barry, première coproduction internationale saoudienne du Red Sea International Film Festival avec la France!» a écrit la mannequin à ses 46 000 abonnés sur Instagram. «Tellement fière d'être témoin de ce moment spécial en tant que femme française et saoudienne!»

Johnny Depp était de retour en pleine forme mardi, signant des autographes et prenant des photos avec des fans avant la première de son film. Des fans présents sur place ont hissé des pancartes indiquant «Félicitations, Johnny» et «Nous sommes désolés» avec un cœur.

Le festival n’a pas failli à sa réputation de glamour, avec un défilé de stars sur le tapis rouge, dont Mads Mikkelsen, une Helen Mirren aux cheveux bleus, et John C. Reilly.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Michael Douglas, accompagné de sa femme, Catherine Zeta-Jones, et de leur fille, n'a cessé de signer des autographes en pénétrant dans le Grand Théâtre Lumière, où l'acteur, âgé de 78 ans, a reçu une Palme d'or honorifique.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Catherine Zeta-Jones et sa fille Carys portaient toutes deux une robe conçue par le couturier libanais Elie Saab. La mère avait opté pour une robe rouge avec un décolleté plongeant et une longue cape, tandis que Carys portait une robe blanche transparente de la collection printemps/été 2023 du créateur.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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La mannequin brésilienne Alessandra Ambrosio a également assisté à la cérémonie d'ouverture vêtue d'une robe vintage Elie Saab, avec une capuche, de la collection haute couture 2005.

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Honayda Serafi portait une robe moulante rose. (Getty Images)

La créatrice saoudienne Honayda Serafi acclamée par les célébrités a fait tourner les têtes sur le tapis rouge dans sa robe rose moulante dotée d’une capuche. Elle a accessoirisé son look avec des bijoux de la marque de luxe suisse Chopard.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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L'actrice et chanteuse saoudienne Aseel Omran a séduit les fans avec une robe Dior bordeaux scintillante, tandis que la présentatrice de télévision saoudienne Eleen Suliman a opté pour une robe vert clair fendue, avec des manches volumineuses, de la marque Sara Mrad basée à Beyrouth.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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L'actrice libanaise Razane Jammal a également assisté à la cérémonie d'ouverture. Elle portait une robe Dior blanche avec un mouvement sophistiqué au niveau du décolleté.

La chanteuse et actrice libanaise Maya Diab a clos le tapis rouge dans son ensemble noir du couturier libanais Jean-Louis Sabaji. La robe dos nu, avec un décolleté audacieux, comportait une fente haute qui révélait les bas transparents émaillés de la star.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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L'actrice égyptienne Mona Zaki a séduit ses fans, vêtue d'une volumineuse robe multicolore de Zouhair Mourad.

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Mona Zaki portait une robe signée Zouhair Mourad. (Getty Images)

L'actrice indienne Esha Gupta portait une robe signée Nicolas Jebran. «La superbe @egupta à Cannes ce soir, dans une robe sensationnelle de la collection blanche», a écrit le créateur sur Instagram.

La star de Dubai Bling de Netflix, Farhana Bodi, a revêtu une robe en plumes de couleur citron créée pour elle, qui comportait un gros nœud dans le dos et une traîne de trois mètres, de la marque omanaise Atelier Zuhra.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".