Cannes: De The Weeknd à Ken Loach, glamour et grands noms jusqu'à la fin du Festival

La superstar de la musique canadienne The Weeknd et l'actrice Lily-Rose Depp (Photo, Instagram).
La superstar de la musique canadienne The Weeknd et l'actrice Lily-Rose Depp (Photo, Instagram).
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Publié le Lundi 22 mai 2023

Cannes: De The Weeknd à Ken Loach, glamour et grands noms jusqu'à la fin du Festival

  • The Weeknd et l'actrice Lily-Rose Depp, fille de Johnny Depp et Vanessa Paradis, sont annoncés sur le tapis rouge
  • Ils tiennent les rôles principaux de «The Idol», une série très attendue du réalisateur d'«Euphoria»

CANNES: La course à la Palme d'or reste très ouverte à Cannes, où le Festival entre dans sa deuxième semaine avec une série de réalisateurs prestigieux au programme, dont les déjà palmés Wim Wenders, Nanni Moretti et Ken Loach.

Le glamour ne sera pas en reste : lundi, la superstar de la musique canadienne The Weeknd et l'actrice Lily-Rose Depp, fille de Johnny Depp et Vanessa Paradis, sont annoncés sur le tapis rouge. Ils tiennent les rôles principaux de "The Idol", une série très attendue du réalisateur d'"Euphoria", Sam Levinson, dont les deux premiers épisodes seront montrés en avant-première mondiale sur la Croisette.

Côté compétition, le jury, qui a déjà pu voir 11 des 21 films en lice, s'apprête à découvrir "Club Zero", de l'Autrichienne Jessica Hausner et "Les feuilles mortes" du Finlandais Aki Kaurismaki.

Les jeux restent très ouverts, aucun film n'ayant fait l'unanimité parmi les critiques pour succéder à "Sans Filtre", la comédie grinçante sur le capitalisme livrée l'an dernier par le Suédois Ruben Östlund.

Ce dernier est le président du jury de cette 76e édition, accompagné notamment de l'actrice Brie Larson ("Captain Marvel"), de l'écrivain Atiq Rahimi ou de l'acteur américain Paul Dano.

Parmi les longs-métrages qui ont le plus marqué les esprits, "The Zone of Interest", du cinéaste britannique Jonathan Glazer, est le plus glaçant: il a plongé les festivaliers dans la "banalité du mal" en retraçant la vie quotidienne aux apparences tranquilles du commandant du camp d'extermination d'Auschwitz, Rudolph Höss, et de sa famille.

Le Chinois Wang Bing avec "Jeunesse (Le Printemps)", sa fresque monumentale de 3H32 aux côtés des travailleurs migrants dans les usines en Chine, a également été saluée pour son ambition.

Un prix pour Sandra Hüller ? 

Dans un tout autre genre, bien plus léger, l'Américain Todd Haynes est l'un des chouchous de la critique internationale avec "May December", jeu de miroirs trouble sur les faux-semblants entre deux superstars, Julianne Moore et Natalie Portman.

Côté prix d'interprétation, l'Allemande Sandra Hüller a par deux fois impressionné Cannes: en femme de Rudolph Höss dans "The Zone of Interest" et en veuve accusée d'avoir tué son mari dans "Anatomie d'une chute", le film de l'une des réalisatrices françaises en compétition (Justine Triet).

Un seul film a fait l'unanimité contre lui: "Black Flies", de Jean-Stéphane Sauvaire, un thriller au plus près des ambulanciers de New York, interprété par Tye Sheridan et Sean Penn, mais considéré comme lourd et plein de clichés par de nombreux critiques.

Après une première ligne droite marquée par la présentation hors compétition de films-événements, dont le retour de Harrison Ford dans le dernier "Indiana Jones" et le nouvel opus de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio et Robert De Niro, dix films vont encore tenter leur chance pour la Palme.

Parmi eux, trois réalisateurs déjà récompensés : l'Allemand Wim Wenders, l'Italien Nanni Moretti et le roi britannique de la chronique sociale Ken Loach, qui tentera même d'être le premier à décrocher une troisième Palme historique, après "Le Vent se lève" (2006) et "Moi, Daniel Blake" (2016).

Le retour de la réalisatrice française Catherine Breillat est également très attendu, tout comme le casting de stars du dernier Wes Anderson, qui promet de faire crépiter les flashs sur le tapis avec Jason Schwartzman, Tilda Swinton ou encore Margot Robbie.

Le palmarès est attendu samedi soir.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".