Cannes: L'essor du cinéma en Arabie saoudite, selon la directrice de Film AlUla

La directrice générale de Film AlUla, Charlene Deleon-Jones, a parlé des initiatives de l'entreprise pour créer un écosystème cinématographique durable, lors d'une rencontre avec Variety Fireside (Photo fournie).
La directrice générale de Film AlUla, Charlene Deleon-Jones, a parlé des initiatives de l'entreprise pour créer un écosystème cinématographique durable, lors d'une rencontre avec Variety Fireside (Photo fournie).
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Publié le Mardi 23 mai 2023

Cannes: L'essor du cinéma en Arabie saoudite, selon la directrice de Film AlUla

  • AlUla attire aussi bien les créateurs locaux que les productions hollywoodiennes à gros budget
  • Film AlUla a mis en place une équipe de spécialistes pour aider dans toutes les étapes de préproduction

CANNES: Dans une paisible zone désertique, parsemée de formations rocheuses géantes encadrant une ville antique, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO est devenu la dernière destination cinématographique briguée par les cinéastes internationaux.

AlUla, en Arabie saoudite, a attiré aussi bien les créateurs locaux que les productions hollywoodiennes à gros budget. Lors du 76e Festival de Cannes, la directrice générale de Film AlUla, Charlene Deleon-Jones, a parlé des initiatives de l'entreprise pour créer un écosystème cinématographique durable lors d'une rencontre avec Variety Fireside.

«Nous avons assisté à des changements importants, faisant d’un lieu qui n’était pas nécessairement destiné au cinéma un site prêt à accueillir des tournages du monde entier. Non seulement des films nationaux, mais des films internationaux», a-t-elle affirmé.

Film AlUla a investi dans l'infrastructure cinématographique locale – les installations comprennent actuellement 150 villas indépendantes, prêtes à accueillir différentes équipes, qui devraient passer à 300 d'ici au mois d’octobre, et deux studios d’enregistrement à la pointe de la technologie, qui devraient être opérationnels en octobre.

Charlene Deleon-Jones a déclaré: «On nous a donné des terrains autour des studios à perte de vue. Ce qui est parfait tant pour les tournages que pour le développement.

«Lorsqu’un gouvernement est impliqué dans l'ouverture de sites, toute entreprise  peut devenir incroyablement bureaucratique et compliquée. Alors, comment faire pour être sûr de respecter les consignes et de ne pas gaspiller les fonds gouvernementaux, tout en simplifiant autant que possible la procédure pour quiconque souhaite tourner un film avec nous ?»

Afin de rendre le processus aussi simple que possible, Film AlUla a mis en place une équipe de spécialistes pour aider dans toutes les étapes de préproduction – prospection des lieux de tournage et fourniture des images en fonction des scénarios et des storyboards – ainsi que dans toutes les formalités administratives – visas et documents divers.

La superproduction à venir, Kandahar, avec Gerard Butler, tournée principalement à AlUla, est la première production hollywoodienne à avoir été entièrement tournée en Arabie saoudite.

Film AlUla organise une projection publique, réservée aux acteurs et aux membres de l'équipe basés en Arabie saoudite, notamment ceux qui ont contribué à la production en assurant des services de transport et de restauration.

AlUla servira bientôt de toile de fond à diverses productions locales et internationales, notamment des films de l'industrie cinématographique américaine, bollywoodienne et coréenne.

Charlene Deleon-Jones précise: «Le défi est d'obtenir ce juste équilibre entre assurer un terrain fertile pour les productions nationales et régionales et être également disponible pour les productions internationales.

«Nous avons une connexion très forte dans notre collaboration avec la Red Sea Film Foundation et le Red Sea International Film Festival. Et je pense que ce qui est vraiment fantastique dans le travail qu'ils font, c'est qu'il est très ouvert. Ils cherchent également à encourager les talents locaux aussi bien du Moyen-Orient que d’Afrique.

«Du point de vue de la créativité, nous avons accueilli des cinéastes du Moyen-Orient et d'Afrique lors de différentes rencontres, et c’est là un secteur dans lequel nous avons l'intention de continuer à investir du temps et de l'énergie», a-t-elle ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".