Dans les Yvelines, JoeyStarr tente de donner le goût de la lecture à des collégiens

Le rappeur et acteur français Didier Morville alias Joey Starr rencontre des élèves pour discuter de son livre "Le petit Didier" à l'école Jean Zay, à Verneuil-sur-Seine, en périphérie de Paris, le 23 mai 2023 (Photo, AFP)
Le rappeur et acteur français Didier Morville alias Joey Starr rencontre des élèves pour discuter de son livre "Le petit Didier" à l'école Jean Zay, à Verneuil-sur-Seine, en périphérie de Paris, le 23 mai 2023 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 23 mai 2023

Dans les Yvelines, JoeyStarr tente de donner le goût de la lecture à des collégiens

  • D’abord impressionnés par l’artiste, que beaucoup ont découvert par leurs parents, les collégiens ont rapidement été conquis par sa verve et son franc-parler
  • Pour les enseignants, qui ont travaillé en amont avec les collégiens sur le texte de JoeyStarr, cet échange est une opportunité d'intéresser les élèves à la littérature

VERNEUIL-SUR-SEINE, FRANCE: Un peu intimidés mais bien préparés, plus de 300 élèves de 4ème et 3ème du collège Jean-Zay à Verneuil-sur-Seine (Yvelines) ont interrogé mardi JoeyStarr à propos de son roman autobiographique "Le Petit Didier", paru en 2021.

Organisée par l’association "Lecture pour Tous", cette rencontre avait pour objectif de donner aux collégiens l'envie de lire et de les détacher de leurs écrans de téléphone ou d'ordinateur.

Bonnet sur la tête et baskets dorées aux pieds, le célèbre rappeur et acteur s’est prêté au jeu, répondant à des dizaines de questions allant de sa relation tumultueuse avec son père à sa définition de l’amitié en passant par les raisons qui l'ont poussé à sniffer de la colle à rustine dans sa jeunesse (réponse: "Nous nous occupions comme nous le pouvions").

"Ils ont l’impression de tout savoir avec ce petit objet", a réagi JoeyStarr après la rencontre en montrant du doigt son smartphone.

"Si on arrive à les captiver avec un bouquin, quel qu’il soit, c’est évidemment une victoire", a poursuivi l'ancien du groupe NTM, confiant avoir lui-même découvert sur le tard le plaisir de la lecture grâce à "une fille dont (il) étai(t) amoureux".

D’abord impressionnés par l’artiste, que beaucoup ont découvert par leurs parents, les collégiens ont rapidement été conquis par sa verve et son franc-parler.

"C’était un peu stressant de rencontrer quelqu’un d'aussi célèbre", témoigne Clara, une élève de 3ème. "Mais en le rencontrant et en l'écoutant, on a mieux compris pourquoi il avait écrit ce livre".

Pour les enseignants, qui ont travaillé en amont avec les collégiens sur le texte de JoeyStarr, cet échange est une opportunité d'intéresser les élèves à la littérature, une mission qui "demande de plus en plus d’efforts" à l'heure des réseaux sociaux, reconnaît Laurent Bruneau, professeur de français au collège Jean-Zay, situé dans une zone péri-urbaine.

"Mais il suffit que les élèves tombent sur un livre qui leur plaît pour que ce soit un déclencheur", précise-t-il.

Les 17 et 18 juin, "Lecture pour Tous" organisera au pied de la Tour Eiffel le festival "Des livres, des artistes", qui réunira une soixantaine de célébrités, dont Julie Gayet, Patrick Chesnais et Elie Semoun, venues évoquer leur rapport à la littérature et lire des extraits d'ouvrages.

Cet événement est soutenu par l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANCLI), un phénomène qui touche 7% des 18-65 ans en France, soit 2,5 millions de personnes, selon l’Insee.

"Cela permet de mettre en lumière un problème invisible, car la plupart des personnes qui y sont confrontées le cachent", a expliqué à l'AFP le directeur de l'ANCLI, Hervé Fernandez.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".