Le développement de l'infrastructure du transport aérien est essentiel pour atteindre les objectifs de la Vision 2030, selon un rapport

La stratégie nationale de l'Arabie saoudite en matière de tourisme vise à attirer 100 millions de visiteurs d'ici 2030 et à porter la contribution du secteur du tourisme au produit intérieur brut à plus de 10% (Photo, Reuters).
La stratégie nationale de l'Arabie saoudite en matière de tourisme vise à attirer 100 millions de visiteurs d'ici 2030 et à porter la contribution du secteur du tourisme au produit intérieur brut à plus de 10% (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 28 mai 2023

Le développement de l'infrastructure du transport aérien est essentiel pour atteindre les objectifs de la Vision 2030, selon un rapport

  • L’Arabie saoudite a le potentiel de devenir une passerelle reliant l'Asie-Pacifique à l'Europe et à l'Amérique, selon un expert
  • Andres Guzman, chercheur au centre Roi Abdallah, a spécifié que le taux d'occupation des vols de l'Arabie saoudite s'est considérablement amélioré,

RIYAD: Le lancement des plans stratégiques de l’Arabie saoudite pour devenir un centre mondial du tourisme et de la logistique a donné un nouvel élan au transport aérien en pleine progression, qui peut être renforcée en investissant dans des technologies innovantes, a indiqué un rapport publié par le centre Roi Abdallah des études et recherches pétrolières.

S'adressant à Arab News, Abderrahmane Alwosheel, associé de recherche au centre Roi Abdellah, basé à Riyad et co-auteur du rapport, a déclaré qu'en raison de sa position géopolitique stratégique, le Royaume d’Arabie saoudite a tout le potentiel pour devenir une porte ouverte reliant l'Asie-Pacifique à l'Europe et à l'Amérique, ce qui l'aidera également à atteindre ses objectifs touristiques tels qu'ils sont envisagés dans la Vision 2030.

«L'Arabie saoudite peut se concentrer sur plusieurs domaines afin de renforcer son industrie aéronautique en améliorant les infrastructures, en augmentant la connectivité, en investissant dans l'innovation et la technologie, en développant une main-d'œuvre qualifiée et en promouvant le tourisme», a expliqué Alwosheel.

Le chercheur a signalé qu'à la suite de la décision d'autoriser les visas touristiques, l’Arabie saoudite a fait des progrès incroyables dans le secteur du tourisme.

Le rapport du centre Roi Abdallah des études et recherches pétrolières a indiqué que les progrès du secteur saoudien de l'aviation sont essentiels pour atteindre les objectifs définis dans la Vision 2030. La stratégie nationale de tourisme de l'Arabie saoudite vise à attirer 100 millions de visiteurs d'ici 2030 et à porter la contribution du secteur du tourisme au produit intérieur brut à plus de 10%.

D'autre part, la stratégie logistique nationale de l'Arabie saoudite, lancée par le prince héritier, Mohammed ben Salmane, en 2021, vise à positionner le pays comme un centre logistique mondial reliant trois continents et à améliorer les services de transport. La stratégie vise également à améliorer les capacités du secteur du fret aérien en Arabie saoudite en doublant sa capacité pour atteindre plus de 4,5 millions de tonnes d'ici 2030.

Alwosheel a précisé que l'amélioration des transports intérieurs pourrait également jouer un rôle crucial dans le développement du secteur du tourisme en Arabie saoudite, qui progresse déjà régulièrement par rapport à ses voisins de la région.

«Contrairement aux pays voisins, tels que le Qatar, le Bahreïn et les Émirats arabes unis, où les besoins en matière de transport intérieur sont plus limités, en Arabie saoudite, le transport intérieur peut jouer un rôle essentiel dans le soutien de la croissance en promouvant et en développant le tourisme intérieur, en particulier le développement de l'infrastructure et des services d'aviation», a-t-il ajouté.

Le chercheur a souligné que les alliances stratégiques et les coentreprises comprenant notamment des transporteurs aériens, des constructeurs, des aéroports et des agences gouvernementales, pourraient permettre à l'industrie aéronautique de tirer parti des atouts et des compétences de chacun pour atteindre les objectifs de l’Arabie saoudite.

Durabilité et défis

Le rapport souligne l'importance de la durabilité dans le processus global de développement du secteur de l'aviation en Arabie saoudite. Le groupe de réflexion a révélé que les circonstances inattendues causées par la pandémie de la Covid-19, telles que la chute de la demande, la perturbation de l'industrie du transport aérien et les pertes financières qui en ont résulté, ont servi de signal d'alarme pour promouvoir des voies durables.

Alwosheel a fait remarquer que le facteur coût est l'un des principaux défis que l'industrie de l'aviation devrait relever tout en généralisant l'utilisation de carburant d'aviation durable (CAD).

«Le CAD est plus cher que les carburants fossiles traditionnels, ce qui peut représenter une charge financière pour les compagnies aériennes. Toutefois, avec l'augmentation de la demande et de la production, la maturité technologique, la disponibilité et la diversité des matières premières, le coût du CAD devrait diminuer», a estimé Alwosheel.

Selon l'Association internationale du transport aérien, la production de CAD ne devrait répondre qu'à 2% des besoins du secteur d'ici à 2025.

Le CAD est produit en petites quantités à partir de matières premières telles que les huiles de cuisson et les déchets animaux et coûtent deux à cinq fois plus cher que les carburéacteurs traditionnels.

Alwosheel a ajouté que le CAD deviendra plus compétitif si les gouvernements, les clients et les fournisseurs du CAD et d'aéroports collaborent et trouvent des moyens de promouvoir les progrès technologiques dans la production du carburant. Il a également souligné que l'intégration des usines de production du CAD dans les industries pétrolières et gazières existantes pourrait contribuer à réduire les coûts d'investissement.

«La production du CAD doit s'aligner sur les conditions de la région car la production de biocarburants pourrait être limitée. Cependant, l'intégration avec les industries pétrochimiques existantes peut aider à réduire les coûts d'investissement dans le développement d'installations dédiées à la production du CAD en envisageant des voies de cotraitement», a expliqué le chercheur.

Selon lui, l'adoption du CAD se heurte à un autre problème: les normes de certification strictes qui garantissent que le produit est durable et ne nuit pas à l'environnement.

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«En continuant à investir dans la recherche et le développement, en augmentant les installations de production et de disponibilité, et en développant un système de certification robuste, l'industrie aéronautique peut adopter avec succès le CAD.»

Abderrahmane Alwosheel, chercheur associé au centre Roi Abdallah des études et recherches pétrolières 

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«La mise au point d'un système de certification universellement reconnu peut s'avérer difficile. Par conséquent, en continuant à investir dans la recherche et le développement, en augmentant les installations de production et de disponibilité, et en développant un système de certification robuste, l'industrie aéronautique peut adopter avec succès le CAD», a suggéré Alwosheel.

Le taux d'occupation des vols

Le taux d'occupation des vols est «le pourcentage de sièges disponibles occupés par des passagers, indépendamment de la désignation du nombre de sièges par la compagnie aérienne ou de la configuration de la cabine».

Selon le rapport du centre Roi Abdallah des études et recherches pétrolières, le taux d'occupation des vols permet d'évaluer la rentabilité des compagnies aériennes car il indique qu'une compagnie aérienne a vendu la plupart de ses sièges disponibles, ce qui lui permet de répartir ses coûts sur le nombre total de passagers transportés.

Andres Guzman, chercheur au centre Roi Abdallah, a spécifié que le taux d'occupation des vols de l'Arabie saoudite s'est considérablement amélioré, soulignant la croissance du pays dans le secteur de l'aviation.

«En fait, l'abaissement du taux d'occupation des vols dilue les bénéfices que les constructeurs d'avions ont réalisés ces dernières années en améliorant le rendement énergétique grâce à l'utilisation de moteurs de nouvelle technologie lorsque les performances du secteur de l'aviation sont exprimées en termes de nombre de passagers au lieu du nombre de sièges disponibles», a éclairci Guzman.

Selon le chercheur, rendre le secteur de l'aviation durable exige des efforts concertés de la part de toutes les parties prenantes, notamment les transporteurs aériens, les constructeurs d'avions, les consommateurs, les aéroports et les gouvernements.

Guzman a noté qu'en dépit des défis financiers, le renouvellement de la flotte d'avions a considérablement amélioré les performances du secteur de l'aviation, car les nouveaux appareils sont plus économes en carburant, offrent une meilleure sécurité et réduisent les coûts d'entretien.

«Le développement durable étant devenu une préoccupation mondiale, les gouvernements et les financiers pourraient favoriser une transition en douceur des programmes de renouvellement de la flotte en offrant des incitations financières conformes à la législation sur la réduction des émissions», a-t-il soutenu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Middle East Energy 2026: la France mise sur des réseaux électriques plus intelligents et résilients dans le Golfe

 La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
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  • Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures
  • À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035

DUBAÏ : La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. À travers un pavillon dédié de Business France, 13 entreprises françaises présenteront leurs technologies et leur expertise dans des domaines allant de la protection des réseaux à l’intégration des énergies renouvelables.

Cette participation intervient alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accélèrent la transformation de leurs systèmes électriques. L’augmentation de la demande en électricité, le développement rapide des énergies renouvelables et la numérisation des économies régionales placent désormais les réseaux électriques au cœur des stratégies énergétiques.

Pour la France, cette évolution ouvre un espace important pour ses entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, l’automatisation, la cybersécurité des systèmes industriels, le stockage et l’alimentation électrique critique.

Des investissements massifs dans les infrastructures électriques

Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques et de ses réseaux intelligents.

À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035. L’objectif est de recourir davantage aux technologies numériques, à l’automatisation et à l’analyse des données afin d'améliorer la fiabilité et l’efficacité du réseau et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Le mouvement dépasse les frontières des Émirats. Dans l’ensemble du CCG, les interconnexions électriques et la flexibilité des réseaux deviennent des priorités à mesure que les capacités de production évoluent.

Parmi les projets structurants figure notamment l’interconnexion directe entre Oman et le réseau électrique du CCG, portée par la GCC Interconnection Authority. Le projet prévoit environ 530 kilomètres de lignes de transport à 400 kV, afin de renforcer les échanges d’électricité entre Oman et le réseau régional et d’accroître la résilience du système électrique.

Le réseau, nouveau pilier de la transition énergétique

La transformation du secteur énergétique du Golfe ne se limite plus à la construction de nouvelles capacités de production. Elle concerne désormais l’ensemble de l’infrastructure permettant de transporter, distribuer, contrôler et sécuriser l’électricité.

Cette évolution est particulièrement importante avec l’essor du solaire et d’autres sources renouvelables, dont la production peut être variable. Les réseaux doivent ainsi devenir plus flexibles et capables de gérer des flux d’électricité plus complexes.

À l’échelle mondiale, les besoins d’investissement sont considérables. Selon le rapport Electricity 2026 de l’Agence internationale de l’énergie, les investissements annuels dans les réseaux électriques devront augmenter d’environ 50 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau actuel d’environ 400 milliards de dollars, pour suivre la croissance de la demande mondiale.

La résilience des infrastructures, leur capacité à intégrer les énergies renouvelables et leur numérisation deviennent ainsi des enjeux stratégiques, aussi bien pour les économies développées que pour les marchés du Golfe.

Un partenariat franco-émirati qui s’élargit

La présence française à Middle East Energy s'inscrit également dans le renforcement des relations économiques entre Paris et Abou Dhabi.

Les Émirats arabes unis constituent le premier client de la France dans le Golfe. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2025, contre 8,5 milliards en 2024 et 7,4 milliards en 2023.

La coopération bilatérale s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique, les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

En février 2025, Masdar, TotalEnergies et 2PointZero ont notamment signé un accord-cadre visant à favoriser le développement de l’accès aux énergies propres dans les marchés émergents, dans le cadre du UAE-France High-Level Business Council.

Cette coopération s’appuie également sur le Partenariat stratégique global dans le domaine de l’énergie, établi entre la France et les Émirats en 2022.

Treize entreprises françaises au rendez-vous

Le pavillon français réunira 13 entreprises couvrant plusieurs segments de la chaîne de valeur électrique.

Dans le domaine de la protection et de la résilience des réseaux, CITEL-2CP, France Paratonnerres, INDELEC, OBSTA et SERGI Transformer Protector présenteront notamment des solutions de protection contre les surtensions et la foudre, de prévention des explosions et incendies de transformateurs, ainsi que des technologies destinées aux infrastructures critiques.

Sur le volet de la mesure, de la supervision et de l’automatisation, Chauvin Arnoux Middle East / Chauvin Arnoux Energy, AOIP et Straton Automation proposeront des solutions de surveillance des réseaux électriques, de test et mesure, d’étalonnage et d’automatisation industrielle.

Michaud Export, Transalpes Composite et SOC EXPL General Produits Industriels mettront pour leur part en avant leur expertise dans les réseaux de distribution basse tension, les supports de réseaux et les solutions industrielles isolantes.

Enfin, EnerSys, Infosec UPS System et Terracotta présenteront des solutions liées à l’alimentation électrique critique, notamment les batteries, les chargeurs, les systèmes d’alimentation sans interruption et les équipements électriques.

Au-delà de la diversité des technologies présentées, cette présence française illustre une volonté de se positionner sur l’ensemble de la transformation des réseaux électriques du Golfe.

Alors que les pays de la région cherchent à concilier croissance de la demande, déploiement des renouvelables et sécurité énergétique, la prochaine étape de leur transition pourrait bien se jouer moins dans la seule capacité de produire davantage d’électricité que dans celle de disposer de réseaux capables de la transporter, de la gérer et de la sécuriser plus intelligemment.


La carte Visa marque le retour de la Syrie dans le système financier mondial: Al-Sharaa utilise sa carte pour acheter un café

« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
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  • Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme après 47 ans
  • « Prêts à reconstruire la nation », déclare Ahmad Al-Sharaa

RIYAD: « En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? »

D’un simple geste sur un terminal de paiement à Damas, le président Ahmad Al-Sharaa a marqué le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme et le retour de ce pays arabe au sein du système financier mondial.

Dans une vidéo diffusée tôt jeudi matin, Al-Sharaa a utilisé une carte Visa pour payer un café alors qu’il était assis aux côtés de Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de la République arabe syrienne.

Raslan a publié la vidéo sur X, en déclarant : « Assister à ce moment aux côtés de Son Excellence le président Ahmad Al-Sharaa, et voir le premier paiement par carte Visa s'effectuer au cœur de Damas le lendemain du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, est pour moi un sentiment difficile à exprimer avec des mots. »


Lundi, les États-Unis ont franchi une étape historique en retirant la Syrie de cette liste après 47 ans, libérant ainsi ce pays arabe des graves conséquences économiques liées à cette désignation.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La mesure prise aujourd’hui contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Les rebelles menés par Al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, qui dirigeait la Syrie depuis longtemps, en décembre 2024, au terme d’une guerre civile dévastatrice qui a duré 13 ans.

Al-Sharaa a salué cette décision en déclarant : « La Syrie se débarrasse d’une tache sombre et tourne la page sur un chapitre douloureux de son passé pour s’engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du renouveau. »


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
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  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.