Le secteur du tourisme turc fonde ses espoirs sur l'afflux de touristes saoudiens

L'ambassadeur d'Ankara à Riyad, Fatih Ulusoy, s'adressant à Arab News. (Photo AN de Rachid Hassan)
L'ambassadeur d'Ankara à Riyad, Fatih Ulusoy, s'adressant à Arab News. (Photo AN de Rachid Hassan)
L'ambassade de Turquie à Riyad a célébré dimanche la Journée mondiale du petit-déjeuner. (Photo AN de Rachid Hassan)
L'ambassade de Turquie à Riyad a célébré dimanche la Journée mondiale du petit-déjeuner. (Photo AN de Rachid Hassan)
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Publié le Lundi 05 juin 2023

Le secteur du tourisme turc fonde ses espoirs sur l'afflux de touristes saoudiens

  • «La Turquie est la patrie de nos frères et sœurs saoudiens. Nous nous réjouissons de renforcer nos liens touristiques, commerciaux et économiques», a déclaré l'ambassadeur d'Ankara à Riyad
  • Le pays prévoit d’accueillir plus d'un million de visiteurs saoudiens cette année, a précisé Fatih Ulusoy

RIYAD: La Turquie s'attend à une augmentation du nombre de touristes saoudiens à la suite de visites diplomatiques de haut niveau entre les deux pays, a indiqué à Arab News l'ambassadeur d'Ankara à Riyad.

Avec les mesures diplomatiques prises par Ankara l'année dernière dans le cadre de la normalisation des relations avec l'Arabie saoudite, la Turquie prévoit d’accueillir plus d'un million de visiteurs saoudiens cette année, a précisé Fatih Ulusoy.

«Nous nous concentrons beaucoup sur le tourisme. L'année dernière, après les visites de haut niveau entre la Turquie et l'Arabie saoudite, après que le président Recep Tayyip Erdogan s'est rendu dans le Royaume en avril, et que le prince héritier Mohammed ben Salmane s'est rendu à Ankara en juin, près de 500 000 touristes saoudiens ont visité la Turquie au second semestre, jusqu'à la fin de l'année», a-t-il ajouté.

«Pour cette année, notre objectif pour les touristes saoudiens visitant la Turquie est d'au moins un million. Nous espérons voir la Turquie devenir la destination préférée des touristes saoudiens.»

L'ambassade de Turquie à Riyad a célébré dimanche la Journée mondiale du petit-déjeuner. «Nous faisons la promotion des délices culinaires turcs et du petit-déjeuner turc, tout en nous concentrant sur le tourisme», a affirmé Ulusoy à Arab News.

«La Turquie est la patrie de nos frères et sœurs saoudiens. Nous nous réjouissons de renforcer nos liens touristiques, commerciaux et économiques, dans la mesure où de nombreuses délégations de nos deux pays se rencontrent», a-t-il ajouté. «Un grand nombre de délégations saoudiennes se rendent en Turquie. Nous sommes très heureux de dynamiser les relations entre nos deux pays. Nous espérons atteindre nos objectifs avec nos frères saoudiens.»

L'ambassadeur a affirmé que «le 3 juin, après les dernières élections, le président Erdogan a pris ses fonctions lors d'une grande cérémonie à laquelle ont assisté des dirigeants du monde entier. D’importantes personnalités y ont assisté».

Ulusoy a indiqué que le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, était présent dans la capitale turque, Ankara, pour assister à la cérémonie. «Nous sommes très heureux de cette participation», a déclaré l'ambassadeur. «Nous sommes impatients d'atteindre de nouveaux sommets dans nos relations avec l'Arabie saoudite.»

Les touristes saoudiens se rendent dans diverses régions de la Turquie, Istanbul étant la destination la plus appréciée, a soutenu Ulusoy.

La région de la mer Noire de la Turquie est également appréciée par les touristes saoudiens, en raison de son climat doux à travers montagnes et forêts. Au sud, les stations balnéaires bordant la mer Méditerranée sont également l’une des destinations favorites des Saoudiens.

Bursa, proche d'Istanbul et riche en histoire, offre aux touristes l'accès à une variété de thermes, a affirmé Ulusoy. Les six bains thermaux situés à l'ouest de la ville et dans le village de Cekirge sont réputés dans toute la région pour leurs bienfaits pour la santé.

«Cette année, nous faisons également la promotion de la Cappadoce, une région du centre de la Turquie. C'est une destination très prisée par les touristes du monde entier. Sa nature est très particulière. Nous avons des boutiques hôtels à l'intérieur des grottes», a affirmé Ulusoy.

«Nous espérons voir nos frères et sœurs saoudiens en Cappadoce. Nous espérons accueillir nos frères et sœurs saoudiens dans toutes ces régions.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews,com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.