Le ministre italien des AE envisage de renforcer les partenariats avec les pays du Golfe

Antonio Tajani, qui est également vice-Premier ministre d’Italie, devrait rencontrer dimanche le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU), le cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, à Abu Dhabi (Photo, WAM).
Antonio Tajani, qui est également vice-Premier ministre d’Italie, devrait rencontrer dimanche le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU), le cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, à Abu Dhabi (Photo, WAM).
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Publié le Vendredi 16 juin 2023

Le ministre italien des AE envisage de renforcer les partenariats avec les pays du Golfe

  • Le ministre italien a affirmé que sa visite constitue «un pas de plus vers une coopération plus forte, plus fructueuse et mutuellement bénéfique» entre l’Italie et les EAU
  • Il a salué la participation du ministre émirati de l’économie, Abdallah ben Touq al-Marri, à l’événement Investopia Europe organisé le 19 mai à Milan, une initiative lancée par le gouvernement des EAU en 2021

ROME: Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, estime qu’il est «largement possible» pour son pays de renforcer ses partenariats avec toutes les nations du Golfe.

M. Tajani, qui est également vice-Premier ministre, devrait rencontrer dimanche le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU), le cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, à Abu Dhabi.

Il a déclaré à Arab News que sa visite constituait «un pas de plus vers une coopération plus forte, plus fructueuse et mutuellement bénéfique» entre l’Italie et les EAU.

Il a rappelé que les EAU étaient le premier pays du Golfe avec lequel l’Italie avait travaillé pour établir «un cadre stratégique de partenariat», ajoutant qu’en tant que premier partenaire commercial de son pays dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, les EAU constituaient «un acteur central au sein de la zone méditerranéenne élargie».

Le ministre a noté que les deux nations étaient «fermement engagées à promouvoir une approche globale du phénomène migratoire, conscientes que la lutte contre les flux irréguliers et la traite des êtres humains exige un effort concerté de la part de tous les pays concernés».

«Par ailleurs, nous sommes en contact permanent avec les dirigeants des EAU concernant les principaux dossiers régionaux, à commencer par la Libye et la Tunisie, deux pays qui traversent des phases particulièrement complexes et où nous comptons jouer un rôle de premier plan dans l’identification de solutions durables à long terme», a-t-il poursuivi. 

Sur le plan économique, M. Tajani a précisé que le gouvernement italien entendait renforcer la coopération bilatérale en vertu d’un accord conclu avec les EAU en mars dernier.

Il a précisé qu’en 2022, la valeur du commerce bilatéral entre l’Italie et les EAU s’élevait à environ 8 milliards d’euros, et les exportations italiennes ont augmenté à une vitesse record.

Le secteur de la joaillerie reste le secteur le plus important, suivi par celui des machines pour l’industrie, des équipements électriques, des produits agroalimentaires, et des voitures. La présence des entrepreneurs italiens aux EAU est également solide.

«Quelque 600 entreprises y opèrent dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des transports. Nous souhaitons saisir de nombreuses nouvelles opportunités de collaboration, notamment dans les domaines de l’innovation, de l’espace et de la durabilité environnementale», a indiqué M. Tajani.

Il a ensuite salué la participation du ministre émirati de l’économie, Abdallah ben Touq al-Marri, à l’événement Investopia Europe organisé le 19 mai à Milan, une initiative lancée par le gouvernement des EAU en 2021.

«Cette initiative représentait une occasion très importante pour les entreprises italiennes de s’ouvrir à de nouvelles propositions d’investissement et de conclure des accords avec les principaux chefs de file du secteur aux EAU», a-t-il expliqué.

«Ma visite à Abu Dhabi et ma rencontre avec le cheikh Abdallah ben Zayed ben Sultan al-Nahyane constituent un pas de plus vers une coopération plus forte, plus fructueuse et mutuellement bénéfique.»

«Notre engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité est très apprécié dans la région. Nous sommes un interlocuteur crédible et, même par rapport à nos autres partenaires européens, nous nous sentons spéciaux, car nous recevons souvent des demandes pour une présence italienne accrue dans la région», a-t-il ajouté.

Le gouvernement de la Première ministre italienne Giorgia Meloni a récemment relancé les relations avec tous les pays du Golfe.

«La Première ministre Meloni a tenu une conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien, nous avons reçu l’émir du Qatar à Rome et nous consolidons nos relations avec les EAU, notre principal partenaire commercial dans la région MENA», a affirmé M. Tajani.

«Il est largement possible de renforcer davantage nos partenariats avec tous les pays de la région, dans les domaines économique, culturel, scientifique et technologique, ainsi que dans le secteur des énergies renouvelables et de la transition verte», a-t-il souligné.

Ces objectifs, a-t-il noté, peuvent être réalisés «en approfondissant notre amitié et notre compréhension mutuelle avec ces pays, ce qui implique également le renforcement progressif des contacts entre nos peuples et nos sociétés civiles».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.