Voir Elon Musk à Paris, le «rêve» devenu réalité de fans français de la tech

Elon Musk au salon des startups technologiques et de l'innovation Vivatech au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, le 16 juin 2023 (Photo, AFP).
Elon Musk au salon des startups technologiques et de l'innovation Vivatech au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, le 16 juin 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 17 juin 2023

Voir Elon Musk à Paris, le «rêve» devenu réalité de fans français de la tech

  • «Elon Musk, c'est LA personne la plus innovante dans le monde! C'est pour nous une source d'inspiration»
  • C'est un silence quasi religieux qui s'est imposé, signe de son emprise sur une audience

PARIS: "We love you Elon!": 3.600 fans français de la "tech", pour l'essentiel aspirants entrepreneurs ou dirigeants de start-up, ont réalisé vendredi leur "rêve" de voir à Paris l'excentrique patron de Tesla et SpaceX, lors d'une conférence qui a fait salle comble.

Au Dôme de Paris, salle de spectacle habituée à accueillir les stars de la chanson ou du stand-up, le public a multiplié les ovations debout et crié "We love you Elon!" pour la vedette des nouvelles technologies, ainsi que pour sa mère assise au premier rang, sans même attendre d'y être invité par Maurice Lévy, cofondateur de VivaTech et maître de cérémonie du moment le plus attendu de cette édition 2023.

Selfies à distance en pagaille, "stories" sur les réseaux sociaux... Les fans les plus fervents du milliardaire américain ont préféré immortaliser leur présence à quelques mètres du propriétaire de Twitter plutôt que d'écouter sa conversation avec le président du conseil de surveillance de Publicis.

"Bonjour Paris", "Zut alors !", "Je ne suis pas le diable": à chacune de ses plaisanteries, pas de danse esquissé sur scène ou mot prononcé en français, les applaudissements n'ont cessé de fuser, entre rires joyeux et ambiance techno.

Et quand le ton est devenu plus sérieux, notamment face aux question sans concession de Christel Heydemann, directrice générale d'Orange, c'est un silence quasi religieux qui s'est imposé, signe de son emprise sur une audience composée pour la majorité de jeunes actifs ou d'étudiants.

"Elon Musk, c'est LA personne la plus innovante dans le monde! C'est pour nous une source d'inspiration, quelqu'un qui n'a pas de limites et qui croit en ses rêves et en ses projets. C'est un rêve pour nous d'être là aujourd'hui", confie à l'AFP Tassadit Quivy, 36 ans, cofondatrice de la start-up YOO Soft, basée à Montpellier.

"Je trouve qu'il a un parcours admirable, c'est quand même une personnalité atypique. Je trouve ça hyper intéressant. C'est une fois dans une vie!", renchérit Julie Esperon, étudiante de 21 ans, qui a dû attendre deux heures dans la file d'attente pour pouvoir décrocher une place dans la salle.

«Rendez-vous à ne pas manquer»

Avec leurs bouquets de fleurs, cartes de visite ou même pancartes géantes, les entrepreneurs ont joué des coudes pour faire partie des heureux élus à pouvoir lui poser une question, parfois dans la cacophonie la plus complète.

"Elon, ça se rate pas ! On ne parle pas d'un mec lambda, c'est quelqu'un qui fait bouger les lignes", s'exclame Montasser Jabrane, fondateur de la start-up Handycatch.

Elon Musk veut doter un premier humain d'implants cérébraux dès 2023

Elon Musk a annoncé vendredi vouloir doter "cette année" un premier être humain d'implants neuronaux de sa société Neuralink, qui vient d'obtenir l'autorisation pour réaliser des tests sur des humains aux États-Unis.

"Nous espérons que, plus tard cette année, nous ferons notre première implantation d'une puce chez l'humain, pour quelqu'un qui a une forme de tétraplégie", a détaillé le milliardaire, interrogé par un enfant et son père à la fin d'une séance de questions-réponses devant 3.600 personnes au Dôme de Paris.

"Je veux rassurer tous ceux qui peuvent être effrayés par Neuralink. Cela sera un processus assez lent", a-t-il ajouté.

Neuralink, start-up créée par Elon Musk, a reçu fin mai l'accord des autorités sanitaires américaines pour tester ses implants cérébraux sur des humains. En logeant des puces dans les cerveaux humains, l'objectif du multimilliardaire est de faire communiquer directement cerveau et ordinateurs.

Le but à moyen terme est d'aider des personnes paralysées, atteintes de lésions de la moelle épinière ou souffrant de maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson.

A long terme, l'objectif serait de créer une relation symbiotique entre l'homme et l'intelligence artificielle, ce qui pourrait brouiller les frontières entre la pensée humaine et l'informatique.

"Nous, personnes en situation de handicap, n'avons pas de modèles [de réussite]. Donc, nos modèles, ce sont des personnes comme Steve Jobs ou Elon (Musk), qui envoie des fusées dans l'espace", ajoute-t-il. "On aimerait pouvoir lui montrer aussi que l'innovation française peut être utilisée partout à l'étranger".

Si les avis positifs sont légion, certains comme Ilyes Benhamed, étudiant à l'école d'ingénieur Efrei Paris, reconnaissent toutefois le caractère controversé de certaines de ses décisions au sein de Twitter ou de prises de position politiques.

"Quand on donne ses opinions, on ne peut pas satisfaire tout le monde. Sur Twitter, il a réadmis des personnes très controversées, chose pour laquelle je ne suis pas forcement pour, même s'il fait des choses pour l'écologie avec Tesla", raconte-t-il.

"On a chacun nos qualités, chacun nos défauts", tient à tempérer Tassadit Quivy. "Elon Musk fait des choses qui sont incroyables, j'espère qu'il va continuer. Je rêve de pouvoir lui présenter un jour ma solution et pourquoi pas un jour avoir une collaboration...".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".