L'Italie restitue à l'Irak une tablette cunéiforme vieille de 2 800 ans

Le ministre irakien de la Culture, Ahmed Fakak al-Badrani (C), et le directeur du Conseil irakien des antiquités et du patrimoine, Laith Majid Hussein (D), présentent une tablette de pierre vieille de 2 800 ans lors d'une conférence de presse à Bagdad, après sa remise par les autorités italiennes au président irakien lors de sa récente visite à Bologne. (AFP)
Le ministre irakien de la Culture, Ahmed Fakak al-Badrani (C), et le directeur du Conseil irakien des antiquités et du patrimoine, Laith Majid Hussein (D), présentent une tablette de pierre vieille de 2 800 ans lors d'une conférence de presse à Bagdad, après sa remise par les autorités italiennes au président irakien lors de sa récente visite à Bologne. (AFP)
Le président irakien Abdul Latif Rashid a reçu d'Italie un objet irakien appartenant à la civilisation assyrienne. Lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre irakien de la culture, Ahmed Fakak Al-Badrani, le président irakien a déclaré que l'artefact avait été reçu lors de sa récente visite au musée civil médiéval de Bologne, en Italie. (AP)
Le président irakien Abdul Latif Rashid a reçu d'Italie un objet irakien appartenant à la civilisation assyrienne. Lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre irakien de la culture, Ahmed Fakak Al-Badrani, le président irakien a déclaré que l'artefact avait été reçu lors de sa récente visite au musée civil médiéval de Bologne, en Italie. (AP)
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Publié le Dimanche 18 juin 2023

L'Italie restitue à l'Irak une tablette cunéiforme vieille de 2 800 ans

  • La tablette porte les insignes de Shalmaneser III, roi assyrien qui régna sur la région de Nimrod (nord) de 858 à 823 avant J.-C
  • Les circonstances de son arrivée en Italie restent obscures, mais les autorités italiennes ont restitué la pièce au président irakien Abdel Latif Rachid lors d'une visite à Bologne le 14 juin

BAGDAD : L'Irak a dévoilé dimanche une tablette cunéiforme en pierre vieille de 2 800 ans restituée par l'Italie, au moment où Bagdad oeuvre à récupérer à l'étranger les antiquités pillées sur son territoire qui regorge de sites archéologiques.

La tablette porte les insignes de Shalmaneser III, roi assyrien qui régna sur la région de Nimrod (nord) de 858 à 823 avant J.-C.

Les circonstances de son arrivée en Italie restent obscures, mais les autorités italiennes ont restitué la pièce au président irakien Abdel Latif Rachid lors d'une visite à Bologne le 14 juin.

"Je souhaite remercier les responsables italiens pour leurs efforts et leur coopération qui ont permis de ramener cette pièce", s'est félicité dimanche M. Rachid lors d'une cérémonie organisée dans un palais présidentiel de Bagdad pour transmettre la tablette au Musée national.

La tablette "porte les titres du roi Shalmaneser III et ceux de son père Assurnasirpal II et son grand-père. Tout comme elle rappelle la construction d'une ziggurat", imposant édifice à degrés dans la région de Nimrod, a indiqué à l'AFP le directeur du Conseil irakien des Antiquités et du Patrimoine, Laith Majid Hussein.

"Elle est arrivée dans les années 1980 en Italie", où elle a été saisie par les carabinieri, a-t-il précisé.

Le ministre irakien de la Culture Ahmed Fakak al-Badrani a reconnu que les circonstances dans lesquelles cette tablette avait été découverte restaient obscures. "Peut-être lors de fouilles archéologiques ou durant les travaux du barrage de Mossoul", a-t-il indiqué.

Il a souligné l'importance de cette pièce dont "le texte cunéiforme est intégral".

L'Irak est le berceau des civilisations de Sumer, d'Akkad, de Babylone et d'Assyrie, auxquelles l'humanité doit l'écriture et les premières villes.

Le pays souffre depuis des décennies du pillage de ses antiquités, favorisé par le chaos installé par l'invasion américaine de 2003, puis la montée en puissance du groupe Etat islamique (EI) en 2014.

"Nous allons continuer à oeuvrer pour récupérer de l'étranger toutes les pièces archéologiques de l'histoire irakienne", a promis le président irakien. "Nous souhaitons faire du Musée national irakien l'un des meilleurs musées au monde et nous y travaillerons".

En mai, le procureur de New York Alvin Bragg avait restitué à l'Irak deux sculptures antiques: un éléphant mésopotamien en calcaire et un taureau sumérien en albâtre originaires de la ville archéologique d'Uruk.

Les figurines, volées durant la guerre du Golfe, sont arrivées clandestinement à New York à la fin des années 1990, selon un communiqué du parquet. Le taureau faisait partie de la collection privée de Shelby White, milliardaire de 85 ans, administratrice et donatrice du Met.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".