Les maladies tueuses avant le Covid: 7 sur 10 étaient des affections non transmissibles

Un chauffeur de Taxi Stockholm recueille des kits de test PCR dans une station pour les livrer aux personnes qui soupçonnent avoir Covid-19. (AFP)
Un chauffeur de Taxi Stockholm recueille des kits de test PCR dans une station pour les livrer aux personnes qui soupçonnent avoir Covid-19. (AFP)
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Publié le Mercredi 09 décembre 2020

Les maladies tueuses avant le Covid: 7 sur 10 étaient des affections non transmissibles

  • C'est presque deux fois plus qu'en 2000 quand seulement 4 maladies non transmissibles se trouvaient dans le classement des 10 plus mortelles, souligne un rapport de l'agence onusienne couvrant la période 2000-2019
  • Pour 2020, la pandémie de Covid-19, qui a démarré en Chine il y a un an et a depuis fait plus de 1,5 million de morts recensés officiellement et des centaines de millions de malades, pourrait venir bouleverser le classement

GENEVE : L'Organisation mondiale de la santé a fait mercredi une incursion dans le monde d'avant la pandémie, révélant que 7 sur dix des maladies qui tuaient le plus de gens en 2019 étaient des affections non transmissibles et en premier lieu les maladies cardiaques.

C'est presque deux fois plus qu'en 2000 quand seulement 4 maladies non transmissibles se trouvaient dans le classement des 10 plus mortelles, souligne un rapport de l'agence onusienne couvrant la période 2000-2019.

Pour 2020, la pandémie de Covid-19, qui a démarré en Chine il y a un an et a depuis fait plus de 1,5 million de morts recensés officiellement et des centaines de millions de malades, pourrait venir bouleverser le classement.

Mais, le bilan en vies humaines pâlit encore en comparaison de l'hécatombe de près de 9 millions de personnes mortes d'une maladie cardiaque l'année dernière.

Elles étaient 7 millions en 2000, et «les maladies cardiaques représentent désormais 16% de toutes les causes de mortalité», souligne l'OMS, ajoutant que si la situation s'améliore en Europe au sens large (15% de décès en moins sur la période, la région du Pacifique occidental a enregistré à elle seule plus de la moitié des 2 millions de morts supplémentaires.

Soins primaires

Le fait que les maladies non transmissibles figurent de manière aussi proéminente sur la liste «met clairement en lumière la nécessité d'intensifier les efforts de prévention et de traitement des maladies cardio-vasculaires, des cancers, des diabètes et des maladies respiratoiresBonne chroniques», explique l'OMS.

Ces chiffres, «soulignent l'urgence de drastiquement améliorer le système de soins primaires de manière équitable et holistique», a souligné le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

«Un solide système de soins primaires est d'évidence la fondation sur laquelle tout repose, de la lutte contre les maladies non transmissibles à la gestion d'une pandémie», a-t-il insisté.

Au total, 55,4 millions de personnes sont mortes en 2019, dont 55% liées à l'une des 10 maladies qui ont été les plus meurtrières l'année dernière.

Juste derrière les maladies cardio-vasculaires on trouve dans l'ordre décroissant les accidents vasculaires cérébraux, les bronchopneumopathies chroniques obstructives (maladie des poumons entraînant des difficultés à respirer), les infections pulmonaires et les maladies néonatales.

Viennent ensuite, les cancers des poumons, Alzheimer et autres formes de démence, la diarrhée, les diabètes et enfin les maladies rénales.

Plus pas forcément mieux

Les statistiques présentées mercredi montrent que les gens vivent plus longtemps en 2019 qu'en 2000 - 73 ans en moyenne contre 67 - mais pas forcément en meilleure santé.

Pour les diabétiques dont le nombre a explosé depuis 2000 (+70%), le problème est moins un traitement - l'insuline a été découverte il y a près d'un siècle - mais seulement la moitié des gens qui en ont besoin y ont accès, a souligné Bente Mikkelsen, chargée des maladies non transmissibles à l'OMS.

Pour elle un des moyens les plus efficaces pour protéger les gens contre cette maladie: les taxes sur le tabac et les boissons sucrées par exemple.

«Il est aussi très important d'augmenter les budgets santé», a-t-elle souligné.

«Seule une portion des gains en espérance de vie ces vingt dernières années est due à une vie plus saine», a souligné Bochen Cao, qui fait partie de la division de l'OMS chargée de collecter et analyser les données.

Le sida a chuté de la 8ème à la dix-neuvième place dans le classement global. Il reste la quatrième cause de mortalité sur le continent africain même si le nombre de morts a chuté de plus de 1 million en 2000 à 435 000 vingt ans plus tard.

La tuberculose a connu le même sort (désormais au treizième rang) grâce à une baisse de 30% du nombre de morts provoquées par la maladie qui affecte en général les poumons.

De manière générale les maladies transmissibles jouent un rôle plus important dans les pays pauvres, représentant six des 10 maladies les plus mortelles: paludisme (sixième rang), la tuberculose (huitième rang) et le sida au neuvième.

 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.