Le journalisme et l’intelligence artificielle iront de pair à l’avenir, selon Elaph

En adoptant l’IA dans sa stratégie, la vision d’Elaph est d’enrichir l’expérience des utilisateurs en matière d’information grâce à un contenu personnalisé, attrayant et approfondi.
En adoptant l’IA dans sa stratégie, la vision d’Elaph est d’enrichir l’expérience des utilisateurs en matière d’information grâce à un contenu personnalisé, attrayant et approfondi.
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Publié le Vendredi 23 juin 2023

Le journalisme et l’intelligence artificielle iront de pair à l’avenir, selon Elaph

  • Advancia comprendra également un chatbot de type ChatGPT conçu pour fournir aux utilisateurs des données pertinentes, les dernières mises à jour et une compréhension plus approfondie d’événements spécifiques
  • Bien qu’Elaph soit peut-être la première publication arabe à investir massivement dans l’IA, d’autres médias mondiaux comme le New York Times et le Financial Times ont déjà investi dans la technologie

LONDRES: Le principal site d’information arabe Elaph incite le secteur des médias à mettre fin à ses appréhensions en matière d’intelligence artificielle au moment où il se prépare à lancer un nouveau service basé sur l’intelligence artificielle.
Caledonia Edmond, responsable des partenariats au sein du site Elaph basé à Londres, déclare à Arab News que l’intelligence artificielle et le journalisme iront de pair à l’avenir.

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Caledonia Edmond, responsable des partenariats chez Elaph. (Photo fournie)


«Je pense que la relation entre l’intelligence artificielle et le journalisme sera en quelque sorte symbiotique», soutient la responsable.
Elle affirme que l’IA allait «révolutionner» à la fois la façon dont les journalistes font leur travail, ainsi que la relation entre l’information et le public. «Cela aidera les journalistes à découvrir ce qui se passe réellement et représentera un bon complément au journalisme», ajoute-t-elle.
En mai, Elaph a annoncé un investissement majeur dans l’IA, ce qui en fait la première publication arabe à le faire, selon la société.
En adoptant l’IA dans sa stratégie, la vision d’Elaph est d’enrichir l’expérience des utilisateurs en matière d’information grâce à un contenu personnalisé, attrayant et approfondi.
«Nous l’utiliserons pour diverses raisons», précise-t-elle. «Nous voulons plutôt avoir une expérience immersive.»

Médias et technologies numériques
Advancia est une coentreprise entre Elaph et Virtual Minds, une société spécialisée dans les médias et les technologies numériques. Caledonia Edmond explique que la publication n'est pas uniquement partenaire au sein de l’entreprise mais aussi la «preuve de concept».
Les fonctionnalités d’Advancia incluent des services d’information personnalisables, des présentateurs de nouvelles numériques de type humain basés sur l’IA et des contrôles de crédibilité des actualités, qui visent à permettre aux organes de presse de fournir un contenu personnalisé, accessible et crédible à leur public.
Advancia comprendra également un chatbot de type ChatGPT conçu pour fournir aux utilisateurs des données pertinentes, les dernières mises à jour et une compréhension plus approfondie d’événements spécifiques, poursuit la responsable.
Par exemple, le chatbot permettra aux utilisateurs de poser des questions afin d’en savoir plus sur des événements actuels et multiformes comme le conflit en Ukraine ou les troubles en Syrie.

«Personne n’a de l’expérience»
Le bot sera également capable de traduire l’audio en temps réel de l’anglais vers l’arabe et vice versa. Cette fonctionnalité a été particulièrement longue à développer, nécessitant une quantité importante de recherches, mais les résultats sont gratifiants, poursuit-elle.
«L’intelligence artificielle a fait face à un obstacle avec la traduction de l’anglais vers l’arabe», souligne-t-elle. Mais de nouvelles innovations comme rendre la voix de l’IA plus naturelle et plus humaine ont abouti à des tests internes positifs, indiquant que la technologie est à peu près «là où elle devrait être», dit-elle.
Bien qu’Elaph soit peut-être la première publication arabe à investir massivement dans l’IA, d’autres médias mondiaux comme le New York Times et le Financial Times ont déjà investi dans la technologie.
Elaph espère apprendre des autres médias et non les copier, déclare Othman al-Omair, fondateur et rédacteur en chef d’Elaph.
Pourtant, «personne n’a de l’expérience» puisque tout le monde «a commencé en même temps», indique-t-il.

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Othman al-Omair, fondateur et rédacteur en chef d’Elaph.


Elaph puise dans cette inspiration et la développe davantage. «Nous voulons aller un peu plus loin», soutient Caledonia Edmond. «Nous voulons avoir une expérience IA plus adaptée à chaque individu qui lit ou regarde le contenu.»
Malgré l’adoption croissante de l’IA, des inquiétudes apparaissent, en particulier dans les médias où l’IA peut générer de fausses informations et images plus facilement que les humains.
M. Al-Omair demeure toutefois confiant.
Il dit: «Certes, il y a le mauvais côté de l’IA, c’est-à-dire les fausses informations et les fausses images, mais à l’avenir, les gens s’y habitueront et trouveront la bonne façon de s’en servir.»

«Ce domaine a été négligé par les médias»
L’adoption de l’IA par Elaph fait partie d’une stratégie plus large qui consiste à attirer un public plus jeune. Caledonia Edmond s’attend à ce que le public plus jeune et féru de technologie se tourne d’abord vers les nouvelles offres. Le reste des lecteurs l’adoptera sur une période plus longue.
Le journal prévoit également d’intensifier sa stratégie sur les réseaux sociaux et «d’attirer l’attention des jeunes», ajoute-t-elle.
«Nous allons tendre la main aux jeunes sur les réseaux sociaux et les inciter à créer du contenu, puis à le présenter», dit-elle.
Elaph vise non seulement à cibler un public plus jeune mais également à couvrir une plus grande zone géographique.
Le média prévoit de publier dans d’autres langues comme l’hébreu et le kurde,  en plus de s’adresser aux «minorités comme les Amazighs (Berbères) au Maroc», explique M. Al-Omair.
«Ce domaine a été négligé par les médias», insiste-t-il.
La technologie d’intelligence artificielle d’Elaph est en développement depuis longtemps et le moment est «enfin» venu, dit M. Al-Omair.
Caledonia Edmond affirme que, mis à part les inquiétudes concernant les dangers de cette technologie, l’IA servirait d’allié puissant pour les journalistes, leur permettant d’analyser rapidement de grands ensembles de données, d’identifier les inexactitudes et de vérifier les faits, ce qui, à son tour, conduira à des informations plus précises qui renforceront l’intégrité journalistique.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".