En juillet, le festival de Baalbeck, au Liban, célèbre la diversité culturelle

Une photo prise le 2 juillet 2023 montre des personnes se rassemblant près des ruines romaines du temple de Jupiter avant un spectacle de l'ensemble musical soufi syrien Al-Kindi lors du festival international de Baalbeck, dans la ville libanaise éponyme. (AFP).
Une photo prise le 2 juillet 2023 montre des personnes se rassemblant près des ruines romaines du temple de Jupiter avant un spectacle de l'ensemble musical soufi syrien Al-Kindi lors du festival international de Baalbeck, dans la ville libanaise éponyme. (AFP).
Des derviches tourbillonnent pendant que l'ensemble musical soufi syrien Al-Kindi se produit au festival international de Baalbeck, dans la ville libanaise éponyme de la vallée orientale de la Bekaa, le 2 juillet 2023. (AFP).
Des derviches tourbillonnent pendant que l'ensemble musical soufi syrien Al-Kindi se produit au festival international de Baalbeck, dans la ville libanaise éponyme de la vallée orientale de la Bekaa, le 2 juillet 2023. (AFP).
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Publié le Mercredi 05 juillet 2023

En juillet, le festival de Baalbeck, au Liban, célèbre la diversité culturelle

  • Le coup d'envoi des festivités a été donné le 1er juillet avec une performance du danseur italien Roberto Bolle, dans les vestiges du temple antique
  • Le festival de Baalbeck témoigne de la vitalité de la scène culturelle libanaise, prête à briser les frontières et à aller de l'avant, comme un signe de force et de résilience dans la crise que traverse le pays

BEYROUTH: Le festival de Baalbeck s'est lancé dans une nouvelle édition grandiose, du 1er au 16 juillet. Cet événement culturel captivant, véritable témoignage de l'esprit indomptable de la nation libanaise, promet des spectacles célébrant l’art ainsi que la culture libanaise et internationale. 

Depuis sa création en 1956, le festival de Baalbeck est le lieu de rendez-vous des artistes du Liban et d'ailleurs, venus se produire dans le cadre majestueux du Temple de Bacchus. Cette année, la programmation s'annonce éclectique et offre un véritable festin pour les sens.

Des performances de danse aux mélodies soufies envoûtantes accompagnées des tournoiements des derviches, le festival transcende les frontières pour unir différentes formes artistiques dans une harmonie parfaite.

Un coup d’envoi captivant

Le festival de Baalbeck est resté fidèle à sa vocation de phare de la culture, malgré les restrictions imposées par la pandémie de Covid-19 et les nouvelles réalités économiques du Liban. Les éditions 2020 et 2021 du festival diffusées en ligne ont atteint un chiffre record de 17 millions de téléspectateurs.

Cette année, le coup d'envoi des festivités a été donné le 1er juillet avec une performance du danseur italien Roberto Bolle, dans les vestiges du temple antique. Une collaboration fascinante entre les mouvements humains et les éléments environnants, orchestrée en partenariat avec l'ambassade d'Italie et l'Institut culturel italien.

La deuxième soirée du festival a célébré le 40e anniversaire du groupe Al-Kindi, accompagné des Derviches tourneurs de Damas.

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L'ensemble musical soufi syrien Al-Kindi se produit lors du festival international de Baalbeck, dans la ville libanaise éponyme de la vallée orientale de la Bekaa, le 2 juillet 2023. (AFP). 

Le festival a réussi à créer un cadre unique pour des spectacles innovants de talents locaux, régionaux et internationaux acclamés, et aspire à nourrir un environnement artistique dynamique ancré dans l'échange interculturel. Le 7 juillet, une soirée exceptionnelle se profile. La passion flamenco espagnole fusionnera en effet avec l'énergie contagieuse de la dabkeh libanaise. Et le 16 juillet, le festival se conclura avec le concert Voodoo Cello de la chanteuse française Imany, qui présentera ses compositions inspirées de la soul, du folk et du blues.

Entre ces deux représentations internationales, un concert du célèbre chanteur libanais Melhem Zein aura lieu le 14 juillet. Le chanteur originaire de Baalbeck sera accompagné par l'orchestre libanais dirigé par le maestro André Hajj.

Il semble que la scène culturelle libanaise soit prête à briser les frontières et à aller de l'avant, contre vents et marées, comme un signe de force et de résilience dans la crise que traverse le pays. La magie de Baalbeck cet été est à ne pas manquer!


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".