Wimbledon: Jabeur bat la tenante du titre Rybakina et rejoint Sabalenka en demi-finales

La tunisienne Ons Jabeur célèbre sa victoire sur la kazakhe Elena Rybakina lors de leur match de tennis des quarts de finale du simple dames, lors de la dixième journée des Championnats de Wimbledon 2023. (AFP)
La tunisienne Ons Jabeur célèbre sa victoire sur la kazakhe Elena Rybakina lors de leur match de tennis des quarts de finale du simple dames, lors de la dixième journée des Championnats de Wimbledon 2023. (AFP)
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Publié le Mercredi 12 juillet 2023

Wimbledon: Jabeur bat la tenante du titre Rybakina et rejoint Sabalenka en demi-finales

  • «Si je pouvais échanger ce match avec celui de l'an dernier...», a commenté Jabeur, 28 ans, qui avait perdu cette finale 2022 après avoir remporté le premier set
  • Elle tentera jeudi face à la Bélarusse Aryna Sabalenka (2e) de se qualifier de nouveau pour la finale sur le gazon londonien

WIMBLEDON : Ons Jabeur (6e mondiale) a pris sa revanche de la dernière finale de Wimbledon sur la Kazakhe Elena Rybakina (3e), que la Tunisienne a battu 6-7 (5/7), 6-4, 6-1 en quarts de finale du Grand Chelem londonien, mercredi.

"Si je pouvais échanger ce match avec celui de l'an dernier...", a commenté Jabeur, 28 ans, qui avait perdu cette finale 2022 après avoir remporté le premier set.

"Je suis très heureuse de cette performance. Le match a été émotionnellement très chargé, surtout parce qu'elle sert vraiment très bien. C'est frustrant quand on joue en retour, mais je suis contente d'avoir tout fait: crier, me mettre en colère, me calmer, me reconcentrer. J'espère réussir à maîtriser mes émotions comme ça dans les prochains matches", a-t-elle ajouté.

Elle tentera jeudi face à la Bélarusse Aryna Sabalenka (2e) de se qualifier de nouveau pour la finale sur le gazon londonien. Si elle y parvient, elle deviendrait la première joueuse à enchaîner deux finales à Wimbledon depuis Serena Williams (2018-2019).

Mais si elle a joué deux finales de Grand Chelem (Wimbledon et US Open 2022), la Tunisienne n'a pas encore été sacrée.

Première joueuse du monde arabe à avoir atteint les quarts d'un Majeur (Australie 2020), et à Wimbledon (2021), elle pourrait devenir la deuxième femme du continent africain à avoir joué trois finales de Grand Chelem après la Sud-africaine Amanda Coezter.

Mercredi contre Rybakina, sa première tâche a été de dompter le service de la grande Kazakhe (1,84m).

Celle-ci débutait ce quart avec le record de 342 aces depuis le début de saison, dont 26 à Wimbledon en quatre matches.

Depuis la perte du tout premier set du tournoi, Rybakina n'avait plus jamais été breakée et n'avait eu à défendre que sept balles de break.

Jabeur a fracassé ces statistiques en lui prenant cinq fois son service et en s'offrant au total neuf balles de break.

Dans le premier set, la Kazakhe a breaké pour prendre l'avantage 3-1, mais a immédiatement concédé sa mise en jeu sans remporter le moindre point.

Très peu de points ont d'ailleurs été joués durant les onze premiers jeux: six d'entre eux ont été remportés blanc (y compris un break pour Rybakina et un pour Jabeur) et dans les cinq autres, cinq points seulement ont été joués.

Menée 6-5 après avoir été breakée pour la deuxième fois du set, Rybakina a sauvé une balle de set avant d'égaliser à 6-6 pour emmener la manche au jeu décisif.

Là, elle s'est détachée 6 points à 3 et a empoché la manche sur sa troisième balle de set.

"Le premier set aurait dû tourner en ma faveur ! a lancé Jabeur. Mais j'ai un peu douté, j'ai hurlé contre mon coach en lui disant +tu m'a dit de jouer comme ça et regarde !+ Mais j'ai cru en ce plan de jeu et j'ai continué à l'appliquer", a commenté Jabeur qui, face à la puissance de Rybakina, a notamment opposé son toucher de balle démoniaque.

Dans la deuxième manche, un seul break a été réussi, dans l'ultime jeu par Jabeur qui a ainsi égalisé à un set partout.

Comme lors de la finale 2022, le duel entre les deux joueuses se déciderait en trois sets.

L'an dernier, Jabeur avait remporté le premier avant de perdre les deux suivants. Cette année, c'est le contraire qui s'est produit.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".